Hier, la Ville de Marmande a rendu hommage à toutes celles et tous ceux qui ont combattu et donné leur vie pour la liberté, à l’occasion du 107ᵉ anniversaire de l’Armistice du 11 novembre 1918.
Aux côtés des associations d’anciens combattants, des autorités locales et de nombreux habitants, la cérémonie s’est déroulée dans un moment de recueillement et d’unité au Monument aux Morts de Marmande.
Cet hommage solennel a rappelé à la fois la signature de l’Armistice de 1918, marquant la fin de la Première Guerre mondiale, et la Journée nationale de commémoration de la Victoire et de la Paix.
Des gerbes ont été déposées en mémoire de tous les « Morts pour la France ».
Discours du Maire de Marmande
Mesdames, Messieurs,
Nous sommes réunis aujourd’hui, comme chaque 11 novembre, pour commémorer l’armistice de 1918. Il y a plus d’un siècle, le tumulte des combats s’est tu, marquant la fin d’un conflit qui a endeuillé des familles, brisé des vies et marqué à jamais notre histoire collective. La France sortait exsangue de ce conflit inhumain avec des hommes et une jeunesse décimées et des femmes épuisées d’avoir 4 ans durant tenu « l’arrière », dans les usines comme aux champs.
Nous sommes ici pour honorer la mémoire de celles et ceux qui sont tombés, pour mesurer le coût humain et pour rappeler à quel point la paix est fragile et précieuse. Le coût humain de ces années de guerre ne se compte pas seulement en nombres et en dates. Il se lit dans les visages privés d’un père, d’une mère, d’un frère, d’une sœur ; dans les histoires interrompues d’une jeunesse sacrifiée sur les champs de bataille ; dans les corps et les âmes meurtris par les violences subies.
Chaque nom inscrit sur nos monuments est une vie qui s’est arrêtée, un avenir qui ne s’est pas réalisé. Nous sommes ici pour dire leurs noms, pour garder leur souvenir vivant, parce que la mémoire est un devoir envers eux et envers nous-mêmes. Le devoir de ne pas oublier que cette première guerre mondiale ne fût pas la dernière, la Der des Der, comme espéré. Les décennies qui ont suivi ont vu de nouveaux conflits éclore : une Seconde Guerre mondiale d’une ampleur encore plus dévastatrice et l’horreur d’un génocide, des guerres coloniales, des combats qui ont continué de ravager des peuples et des territoires. Et aujourd’hui, alors que le monde connaît des tensions renouvelées, des guerres et des foyers de guerre qui couvent et un réarmement constaté ici et ailleurs, nous devons rester lucides : la paix ne s’impose pas par la seule accumulation d’armes. La paix se construit, se cultive, se protège par le dialogue, la justice et la solidarité. Soyons convaincus que la guerre est et restera toujours un recul et un échec pour l’Humanité. Elle est l’échec de la diplomatie, l’échec de la solidarité humaine, l’échec des projets que nous pourrions mener ensemble pour améliorer les conditions de vie de nos
concitoyens et des peuples du monde. La guerre pulvérise les espoirs, détruit les infrastructures, fracture les sociétés et laisse des cicatrices qui traversent les générations. Affirmer que la guerre est un échec, ce n’est pas perdre la lucidité face aux risques ; c’est réaffirmer notre volonté de chercher d’autres voies. Cet engagement pour la paix exige de nous, responsables publics comme citoyens, de soutenir l’éducation, de promouvoir la culture du dialogue, de renforcer les institutions internationales qui œuvrent à la prévention des conflits, et d’exiger la transparence et la responsabilité dans les choix qui mènent à l’armement. Le devoir de mémoire doit se traduire par un enseignement de l’histoire qui ne s’en tienne pas aux dates, mais qui interroge les causes, les conséquences et les chemins possibles vers la réconciliation. Pensons aux familles endeuillées, aux survivants marqués à vie, aux enfants qui n’ont pas connu leurs parents. Pensons aussi aux témoins d’aujourd’hui : ceux qui, dans des régions lointaines ou proches, vivent dans la peur, l’exil, la privation. Notre devoir est universel : honorer les morts en protégeant les vivants, honorer le sacrifice en œuvrant pour que de tels sacrifices ne se reproduisent plus.
En ce jour de commémoration, renouvelons notre serment de garder la mémoire vive et d’en faire une force pour la paix. Que ce devoir de mémoire guide nos actes, nos décisions et notre engagement citoyen. Que nous soyons toujours attentifs aux signes annonciateurs des conflits et déterminés à agir par la prévention, la coopération et la solidarité internationale. En bref, que nous travaillons inlassablement à la fraternité entre les peuples. Alors le sacrifice de ces femmes et ces hommes, souvent jeunes, dont les noms sont inscrits sur notre monument aux morts n’aura pas été vain et nous pourrons reprendre la devise gravée sur le monument derrière moi : « A nous le souvenir, à eux l’immortalité »
Vive Marmande
Vive la République
Et Vive la France
Situer
Localiser
Lorsque la carte est sélectionnée au clavier, vous pouvez utiliser les touches + et − du clavier pour effectuer un zoom avant ou arrière, ainsi que les touches haut, bas, droite et gauche du clavier pour déplacer la carte.