<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><Publication xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" ID="F23220" type="Fiche d'information conditionnée" xsi:noNamespaceSchemaLocation="../Schemas/3.5/Publication.xsd" spUrl="https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F23220" profilsPro="tout"><dc:title>Crédit-bail immobilier</dc:title><dc:creator>Direction de l'information légale et administrative</dc:creator><dc:subject>Financement</dc:subject><dc:description>Le contrat de crédit-bail immobilier permet aux entreprises de louer un bien immobilier et, dans un second temps, d'en devenir propriétaire.</dc:description><dc:publisher>Direction de l'information légale et administrative</dc:publisher><dc:contributor>Entreprendre Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)</dc:contributor><dc:date>modified 2024-03-12</dc:date><dc:type>Fiche pratique</dc:type><dc:format>text/xml</dc:format><dc:identifier>F23220</dc:identifier><dc:source>https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006197083, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006191649, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006185109</dc:source><dc:language>Fr</dc:language><dc:relation>isPartOf N22284</dc:relation><dc:coverage>France entière</dc:coverage><dc:rights>https://www.service-public.gouv.fr/a-propos/mentions-legales</dc:rights><SurTitre>Fiche pratique</SurTitre><Audience>Professionnels</Audience><Canal>www.service-public.fr</Canal><FilDAriane><Niveau ID="Professionnels">Accueil professionnels</Niveau><Niveau ID="N31928">Financement</Niveau><Niveau ID="N22284">Modes de financement</Niveau><Niveau ID="F23220" type="Fiche d'information conditionnée">Crédit-bail immobilier</Niveau></FilDAriane><Theme ID="N31928"><Titre>Financement</Titre></Theme><DossierPere ID="N22284"><Titre>Modes de financement</Titre><Fiche ID="F24024">Capitaux propres de la société</Fiche><Fiche ID="F35930">Recherche de financements pour créer ou reprendre une entreprise</Fiche><Fiche ID="F33957">Crowdfunding ou financement participatif</Fiche><Fiche ID="F31713">LBO ou Leveraged buy-out (Rachat avec effet de levier)</Fiche><Fiche ID="F22988">Prêt inter-entreprises : règles à respecter</Fiche><Fiche ID="F23220">Crédit-bail immobilier</Fiche><Fiche ID="F37403">Affacturage : céder ses créances pour répondre à un besoin rapide de trésorerie</Fiche><Fiche ID="F38332">Mobilisation de créance professionnelle : répondre à un besoin rapide de trésorerie</Fiche><Fiche ID="F38443">Escompte bancaire : répondre à un besoin rapide de trésorerie</Fiche><Fiche ID="F22316">Répondre à un besoin rapide de trésorerie par le financement bancaire</Fiche><Fiche ID="F35201">Prêt garanti par l'État (PGE) et PGE Résilience</Fiche></DossierPere><Introduction><Texte><Paragraphe>Pour répondre aux besoins des entreprises de disposer de locaux, certains établissements spécialisés proposent la souscription d'un contrat de <MiseEnEvidence>crédit-bail immobilier</MiseEnEvidence>. Ce type de contrat permet aux entreprises de <MiseEnEvidence>louer</MiseEnEvidence> un bien immobilier et, dans un second temps, d'en <MiseEnEvidence>devenir propriétaire</MiseEnEvidence>.</Paragraphe></Texte></Introduction><Texte><Chapitre><Titre><Paragraphe>Crédit-bail immobilier : de quoi s'agit-il ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le contrat de crédit-bail immobilier correspond à la <MiseEnEvidence>mise en location</MiseEnEvidence>, par un établissement spécialisé (le <Expression>crédit-bailleur</Expression>), <MiseEnEvidence>d'un bien immobilier à usage professionnel ou commercial</MiseEnEvidence>, au profit d'une entreprise (le <Expression>crédit-preneur</Expression>). Cette entreprise a la <MiseEnEvidence>possibilité d'acquérir le bien</MiseEnEvidence> au plus tard à l'expiration du bail.</Paragraphe><Paragraphe>Le contrat de crédit-bail immobilier comprend donc <MiseEnEvidence>2 éléments essentiels</MiseEnEvidence> :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Un <MiseEnEvidence>bail </MiseEnEvidence>: l'entreprise loue un bien immobilier (ex : local, bureaux, entrepôt) pour exercer son activité. Elle verse des loyers à l'établissement spécialisé (ex : une banque).</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Une <MiseEnEvidence>promesse unilatérale de vente</MiseEnEvidence> : l'établissement spécialisé s'engage à vendre le bien à l'entreprise à l'issue du bail. De son côté, l'entreprise bénéficie d'une <MiseEnEvidence>option d'achat</MiseEnEvidence>. Autrement dit, elle a la possibilité d'acquérir ou non le bien à un prix fixé à l'avance. Le prix tient compte des loyers déjà versés, on parle de <Expression>valeur résiduelle</Expression>.</Paragraphe></Item></Liste><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Tout professionnel peut être <MiseEnEvidence>crédit-preneur</MiseEnEvidence> (société ou entrepreneur individuel) quels que soient sa forme juridique et son secteur d'activité. En revanche, seule une banque ou une société financière spécialisée peut être <MiseEnEvidence>crédit-bailleur</MiseEnEvidence>. Un <LienExterne URL="https://www.asf-france.com/annuaire-des-adherents/">annuaire des sociétés financières habilitées</LienExterne> est à votre disposition.</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>En général, l'opération se déroule de la manière suivante :</Paragraphe><Liste type="numero"><Item><Paragraphe>Une entreprise choisit un bien immobilier qui correspond à ses besoins et en négocie les conditions d'achat avec son propriétaire (un vendeur).</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>L'entreprise présente son projet à la société financière (<Expression>crédit-bailleur</Expression>) qui est libre d'accepter ou de refuser le dossier. Pour prendre sa décision, le crédit-bailleur se base généralement sur la situation financière de l'entreprise, sa capacité d'endettement et les caractéristiques du bien immobilier.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>En cas d'acceptation, la société financière achète le bien immobilier et le loue à l'entreprise pendant une durée déterminée avec possibilité d'achat en fin de bail.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Ce mécanisme permet à l'entreprise de financer un investissement immobilier <MiseEnEvidence>sans apport initial</MiseEnEvidence>, ni prêt bancaire. De plus, la dette du crédit-bail <MiseEnEvidence>ne figure pas dans le <LienIntra LienID="R63172" type="Définition de glossaire">bilan comptable</LienIntra></MiseEnEvidence> mais uniquement dans les annexes. Ainsi, le crédit-bail n'affecte pas la capacité d'endettement de l'entreprise qui conserve sa capacité à réaliser des emprunts.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Le crédit-bail peut porter sur un bien immobilier <MiseEnEvidence>en construction</MiseEnEvidence>. Dans ce cas, le crédit-preneur conserve la maîtrise d'ouvrage. Il a la possibilité de verser des pré-loyers pendant la construction.</Paragraphe></ANoter></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Quelles sont les obligations à respecter ?</Paragraphe></Titre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Mentions du contrat</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le contrat de crédit-bail immobilier doit comporter <MiseEnEvidence>certaines mentions</MiseEnEvidence>, notamment :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Identité et coordonnées des parties</MiseEnEvidence></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Loyers et durée du bail</MiseEnEvidence> : ils sont librement fixés. Le bailleur peut exiger le versement d'un premier loyer majoré et d'un <LienIntra LienID="R52231" type="Définition de glossaire">dépôt de garantie</LienIntra> qui sera restitué à la fin du bail.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Montant de la levée d'option</MiseEnEvidence> : pour l'achat du bien immobilier</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Conditions de résiliation anticipée</MiseEnEvidence> : le locataire peut lever l'option avant l'expiration du crédit-bail, à charge pour lui de verser une indemnité au crédit-bailleur. Une durée minimale de location (au moins 5 ans, le plus souvent) est prévue dans le contrat.</Paragraphe></Item></Liste></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Obligations réciproques des parties</Paragraphe></Titre><BlocCas affichage="onglet"><Cas><Titre>
Crédit-preneur</Titre><TitreRiche><Paragraphe>Crédit-preneur</Paragraphe></TitreRiche><Paragraphe>Le locataire (<Expression>crédit-preneur</Expression>) a une <MiseEnEvidence>obligation de jouissance paisible</MiseEnEvidence> du bien et s'engage à assurer le <MiseEnEvidence>bon entretien</MiseEnEvidence> de l'immeuble. Jusqu'à la levée de l'option, le crédit-preneur ne peut donc pas vendre ou affecter d'une <LienIntra LienID="R12443" type="Définition de glossaire">hypothèque</LienIntra> le bien loué .</Paragraphe><Paragraphe>Il ne peut pas non plus céder le contrat de crédit-bail ou sous-louer l'immeuble, sans l'autorisation du crédit-bailleur.</Paragraphe><Paragraphe>Le crédit-preneur ne peut pas <MiseEnEvidence>changer la destination exclusive du bien</MiseEnEvidence>, c'est-à-dire, utiliser le bien pour un usage autre que celui initialement prévu. Par exemple, le crédit-preneur ne peut pas utiliser comme local commercial, un immeuble destiné à accueillir des bureaux.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Le crédit-preneur doit également, en tant que locataire, <MiseEnEvidence>assurer les locaux et contracter une assurance responsabilité civile</MiseEnEvidence> pour couvrir les risques susceptibles de porter atteinte aux personnes et aux biens appartenant aux tiers.</Paragraphe></ANoter><Paragraphe>De plus, le crédit-preneur doit <MiseEnEvidence>s'acquitter des loyers</MiseEnEvidence> à l'échéance. Dans le cas contraire, il s'expose à ce que le bailleur mette fin au bail.</Paragraphe></Cas><Cas><Titre>
Crédit-bailleur</Titre><TitreRiche><Paragraphe>Crédit-bailleur</Paragraphe></TitreRiche><Paragraphe>Le crédit-bailleur a d'abord une <MiseEnEvidence>obligation de délivrance</MiseEnEvidence> du bien immobilier loué, sans laquelle le contrat de crédit-bail n'aurait plus lieu d'être.</Paragraphe><Paragraphe>Elle s'accompagne d'une obligation de <LienIntra LienID="R61640" type="Définition de glossaire">garantie d'éviction</LienIntra> à l'égard du locataire (crédit-preneur). Autrement dit, le crédit-bailleur doit <MiseEnEvidence>indemniser le preneur des vices et défauts</MiseEnEvidence> de l'immeuble qui en empêchent l'usage, même s'il ne les avait pas connus lors de la conclusion du contrat de crédit-bail.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Cependant, les parties peuvent <MiseEnEvidence>librement déroger</MiseEnEvidence> dans le contrat à cette obligation de garantie, notamment si le crédit-preneur réalisait lui-même des travaux de construction de l'immeuble donnée en crédit-bail.</Paragraphe></ANoter><Paragraphe>Le crédit-bailleur est tenu à un <MiseEnEvidence>devoir de conseil</MiseEnEvidence> auprès du crédit-preneur. Ainsi, sa responsabilité peut être engagée lorsqu'il a mis en place un montage financier dont il savait parfaitement qu'il aboutirait à un échec total. Cela peut entraîner la mise à sa charge du passif du crédit-preneur.</Paragraphe><Paragraphe>Le crédit bailleur est également tenu à un <MiseEnEvidence>devoir d'information</MiseEnEvidence> auprès du crédit-preneur. Par exemple, il doit l'informer de la nécessité de contracter une assurance, en lui envoyant les documents relatifs à son affiliation à ladite assurance.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Cependant, cette obligation d'information et de conseil disparait si le crédit-preneur est un professionnel expérimenté ayant déjà recouru à plusieurs reprises à des opérations de crédit-bail.</Paragraphe></ANoter><Paragraphe>Par ailleurs, le crédit-bailleur doit allouer au crédit-preneur, lorsque celui-ci effectue des aménagements ou constructions nouvelles, <MiseEnEvidence>une indemnité</MiseEnEvidence> égale :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Soit à l'augmentation de valeur enregistrée par le fonds</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Soit au coût des matériaux majoré du prix de la main-d'œuvre.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Néanmoins, ces dispositions ne s'appliquent pas aux simples améliorations qui ne constituent pas une chose nouvelle et aux simples travaux de rénovation ou de surélévation.</Paragraphe><Paragraphe>Enfin, du fait de sa qualité de propriétaire, le crédit-bailleur est <MiseEnEvidence>responsable des dommages causés à des tiers</MiseEnEvidence> par l'immeuble loué, par suite du défaut d'entretien ou par le vice de sa construction.</Paragraphe></Cas></BlocCas></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Publicité foncière</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Un contrat de crédit-bail immobilier conclu pour une <MiseEnEvidence>durée supérieure à 12 ans</MiseEnEvidence> doit faire l'objet d'une <MiseEnEvidence>publicité</MiseEnEvidence> auprès du service de publicité foncière. La publicité doit être effectuée <MiseEnEvidence>dans les 3 mois</MiseEnEvidence> de la date de l'acte.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R16857" type="Local personnalisé sur SP"><Titre>Service de la publicité foncière et de l'enregistrement</Titre><PivotLocal>hypotheque</PivotLocal><RessourceWeb URL="https://lannuaire.service-public.gouv.fr/navigation/hypotheque"/></OuSAdresser><Attention><Titre>Attention</Titre><Paragraphe>En l'absence de publication, le contrat de crédit bail n'est pas <LienIntra LienID="R51705" type="Définition de glossaire">opposable aux tiers</LienIntra>.</Paragraphe></Attention><Paragraphe>Cette publicité donne lieu au paiement de la <MiseEnEvidence>taxe de publicité foncière</MiseEnEvidence>. Le montant de la taxe est fixé à <Valeur>0,70 %</Valeur> du prix exprimé augmenté des charges imposées au preneur, ou de la <LienInterne LienPublication="F31046" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Professionnels" commentaireLien="Comment est calculée la valeur locative d'un local professionnel ?">valeur locative</LienInterne> réelle des biens loués si cette valeur est supérieure au prix augmenté des charges.</Paragraphe><Paragraphe>Le paiement de la taxe est <MiseEnEvidence>à la charge du crédit-bailleur</MiseEnEvidence> qui est encore propriétaire du bien au moment de la conclusion du crédit-bail.</Paragraphe></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Quelles solutions pour le locataire à la fin du crédit-bail ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>À la fin du crédit-bail, le locataire (<Expression>crédit-preneur</Expression>) a le choix entre <MiseEnEvidence>l'une des 3 alternatives </MiseEnEvidence>:</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Acquérir l'immeuble</MiseEnEvidence> : le locataire lève l'option d'achat</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Restituer le bien au bailleur</MiseEnEvidence> : le locataire ne lève pas l'option d'achat, il est tenu de libérer les locaux</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Poursuivre la location</MiseEnEvidence> : le locataire doit obtenir l'accord du crédit-bailleur.</Paragraphe></Item></Liste></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Le contrat de crédit-bail immobilier peut-il être cédé ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le crédit-preneur peut céder le contrat de crédit-bail immobilier à un tiers (ex : un investisseur immobilier), à condition d'obtenir <MiseEnEvidence>l'accord exprès du crédit-bailleur</MiseEnEvidence>. En cas de refus abusif du crédit-bailleur, le crédit-preneur peut obtenir une autorisation judiciaire.</Paragraphe><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Pour quelles raisons céder le contrat de crédit-bail ?</Paragraphe></Titre><BlocCas affichage="onglet"><Cas><Titre>
Raisons du crédit-preneur</Titre><TitreRiche><Paragraphe>Raisons du crédit-preneur</Paragraphe></TitreRiche><Paragraphe>Le crédit-preneur peut envisager de céder son contrat de crédit bail pour les <MiseEnEvidence>raisons suivantes</MiseEnEvidence> :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Les charges liées au contrat de crédit-bail sont trop lourdes.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>L'immeuble n'a plus d'intérêt pour son exploitation.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Un acheteur fait une proposition financièrement intéressante.</Paragraphe></Item></Liste></Cas><Cas><Titre>
Raisons du crédit-bailleur</Titre><TitreRiche><Paragraphe>Raisons du crédit-bailleur</Paragraphe></TitreRiche><Paragraphe>Le crédit-bailleur peut avoir tout intérêt à accepter la cession du contrat de crédit-bail par le crédit-preneur, lorsque celui-ci rencontre des difficultés financières.</Paragraphe><Paragraphe>Dans ce cas, la cession permet d'assurer la réception des loyers futurs d'un nouveau preneur et ce, sans avoir besoin de verser une indemnité contractuelle de résiliation au crédit-preneur initial.</Paragraphe></Cas></BlocCas></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Quelles sont les conséquences de la cession ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La cession du contrat de crédit-bail immobilier permet au nouveau preneur de bénéficier, pour la durée restante du contrat en cours, de l'ensemble des droits prévus au contrat (jouissance du bien immobilier, <LienIntra LienID="R61640" type="Définition de glossaire">garantie d'éviction</LienIntra>, information et conseil du crédit-bailleur...)</Paragraphe><Paragraphe>Le plus souvent, le contrat de crédit-bail immobilier prévoit que le crédit-preneur reste <MiseEnEvidence>solidaire</MiseEnEvidence> du paiement des loyers par le nouveau preneur (<Expression>le cessionnaire</Expression>). Autrement dit, il s'engage auprès du crédit-bailleur à payer les loyers si son remplaçant ne respecte son obligation de paiement des loyers.</Paragraphe></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Quelles règles fiscales s'appliquent au crédit-bail ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Une opération de crédit-bail immobilier est régie par des <MiseEnEvidence>règles fiscales particulières</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Fiscalité sur les loyers</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Les loyers versés par le locataire (crédit-preneur) sont des <LienInterne LienPublication="F31973" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Professionnels" commentaireLien="Charges déductibles du résultat fiscal d'une entreprise">charges déductibles</LienInterne> du résultat fiscal (revenu imposable).</Paragraphe><Paragraphe>Toutefois, lorsque le prix prévu de la levée d'option est inférieur au prix du terrain, la fraction égale à l'écart <MiseEnEvidence>n'est pas déductible</MiseEnEvidence> fiscalement.</Paragraphe><Exemple><Titre>Exemple</Titre><Paragraphe>Le loyer annuel du contrat de crédit bail est fixé à <Valeur>100 000 €</Valeur>.</Paragraphe><Paragraphe>Le terrain a été acquis <Valeur>50 000 €</Valeur>. Le prix de la levée d'option stipulé dans le contrat est de <Valeur>20 000 €</Valeur>.</Paragraphe><Paragraphe>La somme des loyers non déductibles est égale à : 50 000 - 20 000 = <Valeur>30 000 €</Valeur>.</Paragraphe><Paragraphe>Au final, le <MiseEnEvidence>montant du loyer déductible</MiseEnEvidence> sera de 100 000 - 30 000 = <Valeur>70 000 €</Valeur>.</Paragraphe></Exemple></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Fiscalité de la levée d'option</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La levée de l'option d'achat entraîne l'entrée de l'immeuble dans le patrimoine du locataire (<Expression>crédit-preneur</Expression>). Le bien est alors inscrit à son <LienIntra LienID="R63172" type="Définition de glossaire">bilan </LienIntra><MiseEnEvidence>parmi les éléments de </MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R60673" type="Définition de glossaire">l'actif immobilisé</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>Le locataire, désormais propriétaire de l'immeuble, se retrouve dans la même situation fiscale que s'il avait acheté le bien dès la date de la conclusion du contrat de crédit-bail immobilier. Dès lors, il doit <MiseEnEvidence>réintégrer une fraction des loyers versés</MiseEnEvidence> au <LienInterne LienPublication="F31909" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Professionnels" commentaireLien="Calcul du résultat fiscal d'une entreprise">résultat fiscal</LienInterne> de l'entreprise.</Paragraphe><Paragraphe>Le montant des réintégrations est obtenu grâce au <MiseEnEvidence>calcul suivant</MiseEnEvidence> :</Paragraphe><Paragraphe>Valeur de l'immeuble à la date de conclusion du contrat de crédit-bail immobilier - Montant de la levée d'option - Montant des amortissements que le locataire aurait pratiqués s'il avait été propriétaire du bien dès la date de conclusion du contrat - Montant des loyers non déductibles durant la période de location.</Paragraphe><Exemple><Titre>Exemple</Titre><Paragraphe>Le 1<Exposant>er</Exposant> janvier de l'année N, une entreprise conclut un contrat de crédit-bail immobilier. La valeur de l'immeuble est de <Valeur>200 000 €</Valeur> (soit <Valeur>180 000 €</Valeur> + <Valeur>20 000 €</Valeur> pour le terrain).</Paragraphe><Paragraphe>Le loyer annuel est égal à <Valeur>20 000 €</Valeur>.</Paragraphe><Paragraphe>Le montant de la levée d'option est fixé à <Valeur>10 000 €</Valeur>.</Paragraphe><Paragraphe>Le 31 décembre de l'année <MiseEnEvidence>N+10</MiseEnEvidence>, l'entreprise lève l'option d'achat et compte <LienIntra LienID="R55294" type="Définition de glossaire">amortir</LienIntra> le bien sur <MiseEnEvidence>25 ans</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>Calcul</MiseEnEvidence> : 200 000 – 10 000 – ((180 000 / 25) * 10) – 10 000 = 108 000</Paragraphe><Paragraphe>Au moment de la levée d'option, l'entreprise devra effectuer une <MiseEnEvidence>réintégration fiscale de</MiseEnEvidence> <Valeur>108 000 €</Valeur>.</Paragraphe></Exemple><Paragraphe>Toutefois, l'entreprise (<Expression>crédit-preneur</Expression>) est <MiseEnEvidence>dispensée de la réintégration fiscale</MiseEnEvidence> si elle remplit toutes les conditions suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>L'entreprise est une <LienIntra LienID="R35723" type="Définition de glossaire">PME</LienIntra></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Le bail a été signé entre le 1<Exposant>er</Exposant> janvier 2007 et le 31 décembre 2015</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>La durée du crédit-bail s'étend sur au moins 15 ans</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>L'immeuble est à usage commercial ou industriel et il est situé dans une zone d'aide à finalité régionale (AFR) ou une <LienIntra LienID="R41204" type="Définition de glossaire">zone de revitalisation rurale (ZRR)</LienIntra>.</Paragraphe></Item></Liste></SousChapitre></Chapitre></Texte><VoirAussi important="non"><Fiche ID="F23573" audience="Professionnels"><Titre>Location-gérance d'un fonds de commerce</Titre><Theme ID="N24268"><Titre>Pratiques commerciales</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F31973" audience="Professionnels"><Titre>Charges déductibles du résultat fiscal d'une entreprise</Titre><Theme ID="N24265"><Titre>Fiscalité</Titre></Theme></Fiche></VoirAussi><QuiPeutMAider ID="R64907" type="Place des entreprises"><Titre>PDE - Faire un point sur votre stratégie, adapter votre activité au nouveau contexte</Titre><PivotLocal>https://conseillers-entreprises.service-public.gouv.fr/aide-entreprise/accueil/demande/strategie</PivotLocal><IntroductionSimple><Titre>Le Service Public Conseillers entreprises</Titre><Paragraphe>Vous avez un projet, une difficulté, une question du quotidien ? &lt;br/&gt; Simple et gratuit : vous êtes rappelé(e) dans les 5 jours par LE conseiller qui peut vous aider.</Paragraphe></IntroductionSimple></QuiPeutMAider><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006197083" ID="R40918"><Titre>Code général des impôts : articles 38 quindecies H à 38 quindecies K</Titre></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006191649" ID="R40920"><Titre>Code général des impôts : articles 239 sexies A à 239 sexies D</Titre></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006185109" ID="R23255"><Titre>Code monétaire et financier : articles L313-7 à L313-10</Titre></Reference><PourEnSavoirPlus type="Information pratique" ID="R63060" URL="https://www.asf-france.com/annuaire-des-adherents/" audience="Professionnels"><Titre>Annuaire des sociétés financières agréées (crédit-bail immobilier)</Titre><Source ID="R63061">Association française des sociétés financières</Source></PourEnSavoirPlus><Definition ID="R63172"><Titre>Bilan comptable</Titre><Texte><Paragraphe>Document présentant la situation patrimoniale de l'entreprise à un instant donné (ex : à la clôture de son exercice comptable). Il répertorie ce que l'entreprise possède (l'actif) et ce qu'elle doit (le passif).</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R52231"><Titre>Dépôt de garantie (location immobilière)</Titre><Texte><Paragraphe>Somme d'argent versée au propriétaire par le locataire au moment de la signature du bail. Elle doit être rendue au locataire lorsqu'il quitte le logement, après qu'il a rendu les clés du logement au propriétaire. La somme reversée au locataire peut être diminuée du montant des impayés de loyers ou de charges, de frais liés à des dégradations...</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R12443"><Titre>Hypothèque</Titre><Texte><Paragraphe>Droit sur un bien immobilier accordé à une personne à qui l'on doit de l'argent en garantie du paiement de sa dette</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R61640"><Titre>Garantie d'éviction</Titre><Texte><Paragraphe>Garantie contre les troubles de jouissance émanant d'un tiers ou du vendeur lui-même</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R51705"><Titre>Opposable aux tiers</Titre><Texte><Paragraphe>Le fait pour une décision d’être juridiquement valable à l’égard des tiers après accomplissement des formalités de publicité.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R60673"><Titre>Actif immobilisé</Titre><Texte><Paragraphe>Ensemble des biens qui servent de façon durable à l’activité de l’entreprise (immeuble, terrain, bâtiment, brevet, fonds de commerce, etc.). Ces biens font partie du patrimoine de l'entreprise sur le long terme.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R55294"><Titre>Amortir (amortissement)</Titre><Texte><Paragraphe>Répartir dans la durée le coût du matériel ou du bien immobilier acheté</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R35723"><Titre>PME au sens européen (fiscal)</Titre><Texte><Paragraphe>Entreprise employant moins de 250 salariés, réalisant soit un chiffre d'affaires annuel inférieur à 50 millions d'euros, soit un total de bilan inférieur à 43 millions d'euros. Un dépassement de seuil n'a d'effet qu'après 2 exercices consécutifs.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R41204"><Titre>Zone de revitalisation rurale (ZRR)</Titre><Texte><Paragraphe>Zone regroupant des territoires ruraux qui présentent des difficultés économiques et sociales, notamment une faible densité démographique, un déclin de la population totale (ou active) ou une forte proportion d'emplois agricoles.</Paragraphe></Texte></Definition></Publication>