<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><Publication xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" ID="F1486" type="Fiche d'information conditionnée" xsi:noNamespaceSchemaLocation="../Schemas/3.5/Publication.xsd" dateDerniereModificationImportante="2026-08-13T00:00:00" spUrl="https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1486"><dc:title>Cour d'assises des mineurs</dc:title><dc:creator>Direction de l'information légale et administrative</dc:creator><dc:subject>Justice</dc:subject><dc:description>La cour d'assises des mineurs a pour mission de juger spécifiquement les crimes commis par les mineurs de plus de16 ans.</dc:description><dc:publisher>Direction de l'information légale et administrative</dc:publisher><dc:contributor>Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)</dc:contributor><dc:date>modified 2026-08-13</dc:date><dc:type>Fiche pratique</dc:type><dc:format>text/xml</dc:format><dc:identifier>F1486</dc:identifier><dc:source>https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000039086952/LEGISCTA000039088045/#LEGISCTA000039088045, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000039088323/2021-09-30, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000039088341, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000039086952/LEGISCTA000039087981/2021-10-01/#LEGISCTA000039087981, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000039086952/LEGISCTA000039088381/#LEGISCTA000039088381, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000044569024, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000039088463/2021-09-30, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000039088473</dc:source><dc:language>Fr</dc:language><dc:relation>isPartOf N23248</dc:relation><dc:coverage>France entière</dc:coverage><dc:rights>https://www.service-public.gouv.fr/a-propos/mentions-legales</dc:rights><SurTitre>Fiche pratique</SurTitre><Audience>Particuliers</Audience><Canal>www.service-public.fr</Canal><FilDAriane><Niveau ID="Particuliers">Accueil particuliers</Niveau><Niveau ID="N19807">Justice</Niveau><Niveau ID="N23248">Justice pénale des mineurs</Niveau><Niveau ID="F1486" type="Fiche d'information conditionnée">Cour d'assises des mineurs</Niveau></FilDAriane><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme><SousThemePere ID="N20279">Justice des mineurs</SousThemePere><DossierPere ID="N23248"><Titre>Justice pénale des mineurs</Titre><SousDossier ID="N23248-C8"><Titre>Procédure pénale concernant les mineurs</Titre><Fiche ID="F35895">Déroulement de la procédure contre un mineur soupçonné d’une infraction</Fiche><Fiche ID="F1469">Retenue ou garde à vue d'un mineur</Fiche><Fiche ID="F1826">Limitations de liberté du mineur avant le prononcé d’une sanction pénale</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N23248-BM"><Titre>Juridictions pour mineur</Titre><Fiche ID="F1840">Procédures pénales devant le juge des enfants</Fiche><Fiche ID="F1830">Procédures devant le tribunal pour enfants (TPE)</Fiche><Fiche ID="F1486">Cour d'assises des mineurs</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N23248-NQ"><Titre>Mesures et peines prononcées contre un mineur</Titre><Fiche ID="F1837">Justice pénale des mineurs : mesures et peines encourues</Fiche></SousDossier></DossierPere><Introduction><Texte><Paragraphe>La cour d’assises des mineurs est une juridiction départementale chargée de juger les <MiseEnEvidence>mineurs de 16 ans ou plus, </MiseEnEvidence>qui ont commis un <LienIntra LienID="R49230" type="Définition de glossaire">crime</LienIntra>. Elle est composée de 3 juges professionnels et de 6 jurés. La cour d’assises des mineurs se prononce sur la culpabilité du mineur et sur la sanction qui lui est applicable. Cette décision peut être contestée. Nous vous présentons les informations à connaître.</Paragraphe></Texte></Introduction><Texte><Chapitre><Titre><Paragraphe>Qui peut être jugé devant la cour d’assises des mineurs ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>En principe, seuls les mineurs de 16 ans ou plus qui ont commis un crime, peuvent être jugés devant la cour d’assises des mineurs.</Paragraphe><Paragraphe>Toutefois, cette juridiction est également compétente pour juger un mineur accusé des faits suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Un <LienIntra LienID="R49229" type="Définition de glossaire">délit</LienIntra> ou un crime commis <MiseEnEvidence>avant l'âge de 16 ans</MiseEnEvidence>, s'ils sont <LienIntra LienID="R73075" type="Définition de glossaire">connexes</LienIntra> ou inséparables du crime commis après 16 ans</Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Un délit ou un crime commis <MiseEnEvidence>à partir de 18 ans</MiseEnEvidence> si les faits sont connexes ou inséparables avec un crime commis par le mineur âgé d'au moins 16 ans.</Paragraphe></Item></Liste><Exemple><Titre>Exemple</Titre><Paragraphe>Lorsqu’un mineur commet une série de viols entre ses 14 et ses 17 ans, toutes ces <LienIntra LienID="R52056" type="Définition de glossaire">infractions</LienIntra> pourront être jugées par la cour d’assises des mineurs, car il s’agit de crimes inséparables.</Paragraphe><Paragraphe>Lorsqu’un mineur de 17 ans vole une voiture dans le but de l’utiliser pour commettre un braquage à main armée après sa majorité, la cour d’assises des mineurs est compétente, car ces 2 infractions sont connexes.</Paragraphe></Exemple><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Un <MiseEnEvidence>majeur</MiseEnEvidence> peut être jugé par la cour d'assises des mineurs s'il est le <LienIntra LienID="R56032" type="Définition de glossaire">co-auteur</LienIntra> ou le <LienIntra LienID="R68078" type="Définition de glossaire">complice</LienIntra> d'un délit ou d'un crime commis par un mineur. Ainsi, ils seront jugés lors d'un seul et unique procès. La décision de faire juger le majeur par la cour d'assises des mineurs est prise par le <LienIntra LienID="R65185" type="Définition de glossaire">juge d'instruction</LienIntra> chargé de l'affaire.</Paragraphe></ANoter></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Que se passe-t-il avant le procès devant la cour d’assises des mineurs ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>À la fin de <LienInterne LienPublication="F1456" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers" commentaireLien="Information judiciaire (instruction préparatoire)">l’information judiciaire</LienInterne>, le <LienIntra LienID="R65185" type="Définition de glossaire">juge d’instruction</LienIntra> peut décider de renvoyer <LienIntra LienID="R52098" type="Définition de glossaire">l’accusé</LienIntra> devant la cour d’assises des mineurs. Ce renvoi peut avoir des conséquences sur le maintien des <LienInterne LienPublication="F1826" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers" commentaireLien="Limitations de liberté du mineur avant le prononcé d’une sanction pénale">mesures de sûreté</LienInterne>.</Paragraphe><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Par quelle décision l’accusé est-il renvoyé devant la cour d’assises des mineurs ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Pour renvoyer l’accusé devant la cour d’assises des mineurs, le juge d'instruction rend une <Expression>ordonnance de mise en accusation (OMA).</Expression></Paragraphe><Paragraphe>Cette ordonnance indique notamment l’identité du mineur et la ou les <LienIntra LienID="R52056" type="Définition de glossaire">infractions</LienIntra> dont il est accusé.</Paragraphe><Paragraphe>L’ordonnance de mise en accusation doit être <LienIntra LienID="R14732" type="Définition de glossaire">notifiée</LienIntra> au mineur et à ses <LienIntra LienID="R72832" type="Définition de glossaire">représentants légaux</LienIntra> (ou à un <LienInterne LienPublication="F35064" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers" commentaireLien="Quel adulte peut assister un mineur suspecté dans le cadre d’une procédure pénale ?">adulte approprié</LienInterne>).</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>L’avocat du mineur (ou ses représentants légaux) peut faire appel de <Expression>l’ordonnance de mise en accusation (OMA) </Expression>devant la <LienIntra LienID="R68457" type="Définition de glossaire">chambre de l’instruction</LienIntra>. Le délai pour faire appel est de 10 jours à compter de la notification de l’OMA.</Paragraphe></ASavoir></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Que se passe-t-il pour le mineur entre l’OMA et le procès devant la cour d’assises ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Après que le juge ait rendu <Expression>l’ordonnance de mise en accusation (OMA)</Expression>, les <LienInterne LienPublication="F1826" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers" commentaireLien="Limitations de liberté du mineur avant le prononcé d’une sanction pénale">mesures de sûreté</LienInterne> peuvent continuer de produire leur effet. Ainsi, le mineur reste placé sous <LienIntra LienID="R53632" type="Définition de glossaire">contrôle judiciaire</LienIntra> ou assigné à résidence sous bracelet électronique. S’il est placé en <LienIntra LienID="R52093" type="Définition de glossaire">détention provisoire</LienIntra>, il reste en prison.</Paragraphe><Paragraphe>Le juge d’instruction peut également décider de maintenir la <LienInterne LienPublication="F1837" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers" commentaireLien="Justice pénale des mineurs : mesures et peines encourues">mesure éducative judiciaire provisoire</LienInterne> prise contre le mineur.</Paragraphe><Paragraphe>Toutes ces mesures durent jusqu’au procès devant la cour d’assises des mineurs.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Si le mineur était en détention provisoire <MiseEnEvidence>avant le prononcé de l’OMA</MiseEnEvidence>, il doit être jugé dans un <MiseEnEvidence>délai de 6 mois</MiseEnEvidence> suivant le jour où cette ordonnance est devenue <LienIntra LienID="R69580" type="Définition de glossaire">définitive</LienIntra>. Si le mineur a été placé en détention provisoire <MiseEnEvidence>après l’OMA</MiseEnEvidence>, le délai de 6 mois court à compter du placement du mineur en détention.</Paragraphe><Paragraphe>Sauf exception, le mineur est remis en liberté si ce délai n’est pas respecté.</Paragraphe></ASavoir></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>L’avocat est-il obligatoire devant la cour d’assises des mineurs ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Devant la cour d’assises des mineurs, <LienIntra LienID="R52098" type="Définition de glossaire">l’accusé</LienIntra> (mineur) doit obligatoirement être assisté d’un avocat.</Paragraphe><Paragraphe>Le mineur et/ou ses <LienIntra LienID="R72832" type="Définition de glossaire">représentants légaux</LienIntra> peuvent désigner l’avocat de leur choix.</Paragraphe><Paragraphe>Si le mineur n’a pas choisi d’avocat <MiseEnEvidence>avant l’audience</MiseEnEvidence>, le bâtonnier de l’ordre des avocats doit désigner un <LienInterne LienPublication="F36104" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers" commentaireLien="Comment bénéficier d'un avocat commis d'office ?">avocat commis d’office.</LienInterne></Paragraphe><Paragraphe>S’il n’a pas d’avocat <MiseEnEvidence>lors de l’audience</MiseEnEvidence>, le mineur (ou ses représentants légaux) peut faire une demande d’avocat commis d’office au président de la cour d’assises des mineurs.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>La <LienIntra LienID="R53960" type="Définition de glossaire">partie civile</LienIntra> (mineure) doit, elle aussi, être assistée d’un avocat. Si elle (ou ses représentants légaux) n’a pas choisi d’avocat, le président de la cour d’assises des mineurs en désigne un d’office.</Paragraphe></ANoter><Paragraphe>Les services de l’avocat sont <MiseEnEvidence>payants, </MiseEnEvidence>même lorsqu’il a été commis d’office.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Si le mineur (accusé ou partie civile) ou ses représentants légaux ont de faibles revenus, ils peuvent solliciter <LienInterne LienPublication="F18074" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers" commentaireLien="Aide juridictionnelle lors d’une procédure en France">l'aide juridictionnelle</LienInterne>. Cette demande doit intervenir <MiseEnEvidence><MiseEnEvidence>avant ou au</MiseEnEvidence><MiseEnEvidence> cours de la procédure</MiseEnEvidence></MiseEnEvidence> concernant le mineur.</Paragraphe></ASavoir></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Comment se déroule l’audience devant la cour d’assises ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Devant la cour d’assises des mineurs, l’audience se déroule en plusieurs étapes : le rappel des faits reprochés au mineur, les <LienIntra LienID="R73094" type="Définition de glossaire">débats</LienIntra>, les <LienIntra LienID="R78201" type="Définition de glossaire">plaidoiries</LienIntra>, le <LienIntra LienID="R57606" type="Définition de glossaire">délibéré</LienIntra>, puis le rendu de la décision par la cour d’assises.</Paragraphe><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Comment se déroulent les débats devant la cour d’assises des mineurs ?</Paragraphe></Titre><TitreFlottant><Paragraphe>Personnes entendues au cours des débats</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Le président de la cour dirige les débats. C'est lui qui donne la parole aux différentes personnes du procès.</Paragraphe><Paragraphe>Le président interroge le mineur accusé avant de procéder à <LienInterne LienPublication="F34165" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers" commentaireLien="Audition de témoin lors d'un procès pénal">l'audition des témoins</LienInterne>, des experts et de la victime. La liste des témoins et experts a été établie précédemment à la demande du mineur, du <LienIntra LienID="R1127" type="Définition de glossaire">ministère public</LienIntra> et de la victime.</Paragraphe><Paragraphe>Après que le président ait donné son autorisation, les <LienIntra LienID="R54662" type="Définition de glossaire">assesseurs</LienIntra>, les <LienInterne LienPublication="F1540" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers" commentaireLien="Juré d'assises">jurés</LienInterne> et les avocats peuvent poser des questions à <LienIntra LienID="R52098" type="Définition de glossaire">l’accusé</LienIntra>, aux témoins, aux experts et à la victime. L’accusé et la victime peuvent également poser des questions par l'intermédiaire du président.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Les <MiseEnEvidence>enregistrements sonores ou audiovisuels sont</MiseEnEvidence> <MiseEnEvidence>interdits</MiseEnEvidence>. Le président peut toutefois les autoriser s'il considère que cela a un intérêt pour la suite du procès (par exemple, le mineur avoue finalement avoir commis le crime).</Paragraphe></ANoter><TitreFlottant><Paragraphe>Personnes autorisées à assister aux débats</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>En principe, les <LienIntra LienID="R73094" type="Définition de glossaire">débats</LienIntra> devant la cour d’assises des mineurs ont lieu devant un public restreint. On parle de <Expression>publicité restreinte</Expression>.</Paragraphe><Paragraphe>De manière exceptionnelle, les débats peuvent être publics.</Paragraphe><BlocCas affichage="onglet"><Cas><Titre>
Publicité restreinte</Titre><TitreRiche><Paragraphe>Publicité restreinte</Paragraphe></TitreRiche><Paragraphe>Lorsque la <Expression>publicité restreinte</Expression> s’applique,<MiseEnEvidence> seules</MiseEnEvidence> les personnes suivantes peuvent assister aux débats :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Victime (qu’elle se soit ou non <LienInterne LienPublication="F1454" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers" commentaireLien="Procès pénal : qu'est-ce qu'une partie civile ?">constituée partie civile</LienInterne>)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Témoins de l’affaire</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><LienIntra LienID="R72832" type="Définition de glossaire">Représentants légaux</LienIntra></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Personne à laquelle le mineur était temporairement confié lorsqu’il a commis <LienIntra LienID="R52056" type="Définition de glossaire">l’infraction</LienIntra></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Proches parents du mineur</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><LienInterne LienPublication="F35064" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers" commentaireLien="Quel adulte peut assister un mineur suspecté dans le cadre d’une procédure pénale ?">Adulte approprié</LienInterne></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Représentants des services éducatifs qui suivent le mineur</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Avocat</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Personnels des services désignés pour suivre le mineur.</Paragraphe></Item></Liste><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Dans certaines circonstances, la cour d’assises des mineurs peut décider que les débats doivent avoir lieu <LienIntra LienID="R54663" type="Définition de glossaire">à huis clos</LienIntra>. Ainsi, <MiseEnEvidence>seuls l'accusé, ses représentants légaux, la partie civile et les avocats </MiseEnEvidence>sont autorisés à assister aux débats.</Paragraphe></ANoter><Complement><Titre>En savoir plus sur la décision d’une audience à huis clos</Titre><Paragraphe>La cour d’assises des mineurs peut interdire l’accès à la salle d’audience, si le contenu des débats est dangereux pour <LienIntra LienID="R50177" type="Définition de glossaire">l'ordre public</LienIntra> ou les moeurs.</Paragraphe><Paragraphe>Pour certains crimes (viol, actes de torture accompagnés d’une agression sexuelle, <LienInterne LienPublication="F2532" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers" commentaireLien="Infractions liées à la prostitution : proxénétisme, recours à un prostitué et tourisme sexuel">proxénétisme</LienInterne> aggravé, etc.), le <Expression>huis clos </Expression>est accordé, sans condition, à la <LienInterne LienPublication="F1454" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers" commentaireLien="Procès pénal : qu'est-ce qu'une partie civile ?">partie civile</LienInterne> qui le demande.</Paragraphe><Paragraphe>Dans les autres cas, le <Expression>huis clos</Expression> ne peut être ordonné que si l'une des parties civiles ne s'y oppose pas.</Paragraphe></Complement></Cas><Cas><Titre>
Débats publics</Titre><TitreRiche><Paragraphe>Débats publics</Paragraphe></TitreRiche><Paragraphe>La cour d’assises des mineurs peut décider que les débats seront publics si les 3 conditions suivantes sont réunies :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Le délinquant qui était mineur au moment des faits, est devenu majeur lors de l’ouverture de l’audience</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Le mineur, le <LienIntra LienID="R1127" type="Définition de glossaire">ministère public</LienIntra> ou un autre accusé en fait la demande</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>La personnalité de <LienIntra LienID="R52098" type="Définition de glossaire">l’accusé</LienIntra> (mineur) n’y fait pas obstacle.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>La cour d’assises des mineurs peut accepter ou refuser la demande de publicité des débats.</Paragraphe><Paragraphe>Avant de rendre sa décision, la cour d’assises des mineurs entend le ministère public et les avocats des <LienIntra LienID="R64439" type="Définition de glossaire">parties</LienIntra>. Elle tient également compte des intérêts de la société, de l’accusé et de la victime.</Paragraphe><Attention><Titre>Attention</Titre><Paragraphe>Si l’un des accusés est mineur lors de l’audience, la cour d’assises des mineurs refusera forcément la demande de publicité des débats.</Paragraphe></Attention><Paragraphe>La décision concernant la publicité des débats est argumentée et ne peut pas être contestée.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Dans certaines circonstances, la cour d’assises des mineurs peut décider que les débats doivent avoir lieu à <Expression>huis clos</Expression>. Ainsi, <MiseEnEvidence>seuls l'accusé, ses représentants légaux, la partie civile et les avocats </MiseEnEvidence>sont autorisés à assister aux débats.</Paragraphe></ANoter><Complement><Titre>En savoir plus sur la décision d’une audience à huis clos</Titre><Paragraphe>La cour d’assises des mineurs peut interdire l’accès à la salle d’audience, si le contenu des débats est dangereux pour <LienIntra LienID="R50177" type="Définition de glossaire">l'ordre public</LienIntra> ou les moeurs.</Paragraphe><Paragraphe>Pour certains crimes (viol, actes de torture accompagnés d’une agression sexuelle, <LienInterne LienPublication="F2532" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers" commentaireLien="Infractions liées à la prostitution : proxénétisme, recours à un prostitué et tourisme sexuel">proxénétisme</LienInterne> aggravé, etc.), le <Expression>huis clos </Expression>est accordé, sans condition, à la <LienInterne LienPublication="F1454" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers" commentaireLien="Procès pénal : qu'est-ce qu'une partie civile ?">partie civile</LienInterne> qui le demande.</Paragraphe><Paragraphe>Dans les autres cas, le <Expression>huis clos</Expression> ne peut être ordonné que si l'une des parties civiles ne s'y oppose pas.</Paragraphe></Complement></Cas></BlocCas></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Comment se déroulent les plaidoiries devant la cour d’assises des mineurs ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Les plaidoiries s’ouvrent après la clôture des débats. Elles ont lieu dans l’ordre suivant :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Plaidoirie de la <LienInterne LienPublication="F1454" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers" commentaireLien="Procès pénal : qu'est-ce qu'une partie civile ?">partie civile</LienInterne>, ou de son avocat</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Réquisitions de <LienIntra LienID="R67992" type="Définition de glossaire">l'avocat général</LienIntra> au cours desquelles il propose une peine pour le mineur ou demande son <LienIntra LienID="R2696" type="Définition de glossaire">acquittement</LienIntra></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Plaidoirie de l’avocat du mineur <LienIntra LienID="R52098" type="Définition de glossaire">accusé</LienIntra>.</Paragraphe></Item></Liste><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Après la plaidoirie de son avocat, le mineur accusé a le droit de s’exprimer.</Paragraphe></ASavoir></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Comment se termine l’audience devant la cour d’assises des mineurs ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Directement après la plaidoirie de son avocat, le mineur accusé a le droit de s’exprimer.</Paragraphe><Paragraphe>Puis, le jury se retire pour délibérer sur la culpabilité du mineur et sur la peine qui peut lui être appliquée.</Paragraphe><Paragraphe>Après que le jury se soit mis d’accord sur la culpabilité et sur la peine applicable, la cour d’assises des mineurs rend sa décision.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Même si les <MiseEnEvidence>débats </MiseEnEvidence>ont eu lieu devant un public restreint (ou à <LienIntra LienID="R54663" type="Définition de glossaire">huis clos</LienIntra>), la décision de la cour d’assises des mineurs est <MiseEnEvidence>toujours</MiseEnEvidence> rendue de manière publique, en présence du mineur accusé.</Paragraphe></ASavoir></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Comment sont déterminés la culpabilité du mineur et la peine qui lui est applicable ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>À la fin des plaidoiries, la cour d'assises des mineurs et les <LienInterne LienPublication="F17783" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers" commentaireLien="Quelles sont les indemnités dues aux jurés d'assises ?">jurés</LienInterne> se retirent dans la salle de délibéré pour répondre aux questions sur la culpabilité du mineur et sa possible condamnation.</Paragraphe><Paragraphe>Le délibéré est <MiseEnEvidence>secret</MiseEnEvidence> et comporte <MiseEnEvidence>2 phases</MiseEnEvidence> : la délibération sur la culpabilité, puis la délibération sur la peine.</Paragraphe><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Comment est déterminée la culpabilité du mineur jugé devant la cour d’assises ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Une majorité de <MiseEnEvidence>7 voix</MiseEnEvidence> est nécessaire pour toute décision défavorable au mineur. Le vote se fait par écrit, de manière anonyme.</Paragraphe><Paragraphe>Si le mineur est déclaré non coupable, il est <LienIntra LienID="R2696" type="Définition de glossaire">acquitté</LienIntra>. S'il est déclaré coupable, le vote se poursuit.</Paragraphe><Paragraphe>Le président de la cour pose la question suivante aux <LienIntra LienID="R54662" type="Définition de glossaire">assesseurs</LienIntra> et aux jurés : <Expression>Y a-t-il lieu de prononcer une condamnation pénale ?</Expression></Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Le mineur peut en effet être coupable tout en évitant une condamnation pénale (prison, amende, etc.). Dans ce cas, la cour peut prononcer une <LienInterne LienPublication="F1837" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers" commentaireLien="Justice pénale des mineurs : mesures et peines encourues">mesure éducative.</LienInterne></Paragraphe></ASavoir></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Quelles peines peuvent s’appliquer au mineur jugé devant la cour d’assises ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le mineur peut être condamné à plusieurs <LienInterne LienPublication="F1837" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers" commentaireLien="Justice pénale des mineurs : mesures et peines encourues">peines</LienInterne> en fonction de l’infraction commise et de sa situation personnelle (exemple : prison, amende, <LienIntra LienID="R53874" type="Définition de glossaire">suivi socio-judiciaire</LienIntra>)</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>En parallèle d’une sanction, le mineur peut être condamné à payer des <LienIntra LienID="R12532" type="Définition de glossaire">dommages et intérêts</LienIntra> à la <LienIntra LienID="R53960" type="Définition de glossaire">partie civile</LienIntra>.</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>La décision est prise à la <MiseEnEvidence>majorité absolue</MiseEnEvidence> des votants (au moins 5 voix).</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>La peine maximale de prison <LienIntra LienID="R70985" type="Définition de glossaire">encourue</LienIntra> ne peut être prononcée qu’à une majorité de 6 voix.</Paragraphe></ANoter><Paragraphe>Si la cour décide de condamner le mineur à une peine de prison et/ou à une peine d’amende, elle répond à la question suivante : <Expression>Y a-t-il lieu d'exclure l'accusé du bénéfice de la diminution de peine ?</Expression></Paragraphe><Paragraphe>Cette question porte sur l'application de <MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R53533" type="Définition de glossaire"/><Expression><LienIntra LienID="R53533" type="Définition de glossaire">l'excuse de minorité</LienIntra>.</Expression></MiseEnEvidence><Expression/></Paragraphe><BlocCas affichage="onglet"><Cas><Titre>
Excuse de minorité appliquée</Titre><TitreRiche><Paragraphe>Excuse de minorité appliquée</Paragraphe></TitreRiche><Paragraphe>Si l’excuse de minorité est appliquée, la peine de prison prononcée contre le mineur <MiseEnEvidence>doit être inférieure à la moitié</MiseEnEvidence> de celle que risquent les majeurs.</Paragraphe><Exemple><Titre>Exemple</Titre><Paragraphe>Un mineur est déclaré coupable d’enlèvement et de séquestration. Pour les majeurs, la peine encourue est de 20 ans de <LienIntra LienID="R18488" type="Définition de glossaire">réclusion criminelle</LienIntra>. Le mineur qui bénéficie de l’excuse de minorité ne peut pas être condamné à une peine plus élevée que 10 ans de prison.</Paragraphe></Exemple><Paragraphe>Lorsque <LienIntra LienID="R52056" type="Définition de glossaire">l’infraction</LienIntra> fait encourir la <LienIntra LienID="R70607" type="Définition de glossaire">perpétuité</LienIntra>, le mineur peut uniquement être condamné à une <MiseEnEvidence>peine inférieure à 20 ans de prison</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Quel que soit le montant de l’amende encourue pour les majeurs, le montant de l’amende qui peut être infligée au mineur ne doit pas dépasser <Valeur>7 500 €</Valeur>.</Paragraphe></Cas><Cas><Titre>
Excuse de minorité non appliquée</Titre><TitreRiche><Paragraphe>Excuse de minorité non appliquée</Paragraphe></TitreRiche><Paragraphe><MiseEnEvidence>De manière exceptionnelle</MiseEnEvidence>, la juridiction pour mineurs peut décider de ne pas appliquer l’excuse de minorité. Dans ce cas, elle doit prendre une décision spéciale, différente du verdict.</Paragraphe><Paragraphe>Cette décision doit être <MiseEnEvidence>justifiée</MiseEnEvidence> par les circonstances de l’affaire et la personnalité du mineur.</Paragraphe><Paragraphe>Lorsque l’excuse de minorité ne s’applique pas, le mineur risque <MiseEnEvidence>les mêmes peines que les majeurs</MiseEnEvidence> (sauf la perpétuité). En effet, si l’infraction qu’il a commise fait encourir la <LienIntra LienID="R70607" type="Définition de glossaire">perpétuité</LienIntra>, la peine qui peut être prononcée contre lui est égale à 30 ans de prison.</Paragraphe><Exemple><Titre>Exemple</Titre><Paragraphe>Lorsqu’il est l’auteur d’un assassinat, le mineur encourt une peine de 30 ans de prison alors qu’un majeur peut être condamné à la perpétuité.</Paragraphe></Exemple></Cas></BlocCas></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Est-il possible de contester la décision de la cour d’assises des mineurs ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Il est possible de <LienInterne LienPublication="F1384" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers" commentaireLien="Faire appel d'un jugement civil ou pénal">faire appel</LienInterne> de la décision de la cour d'assises des mineurs.</Paragraphe><Paragraphe>L'appel se fait par déclaration au <LienIntra LienID="R12700" type="Définition de glossaire">greffe</LienIntra> de la cour d'assises qui a rendu la décision. Il doit être fait dans un délai de 10 jours suivant le prononcé de <LienIntra LienID="R70698" type="Définition de glossaire">l'arrêt</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>Lorsqu’un appel est formé, c’est la <MiseEnEvidence>cour d’assises d’appel des mineurs</MiseEnEvidence> qui est compétente. Cette juridiction a le même fonctionnement qu’une cour d’assises des mineurs, sauf sur les 3 points suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Le nombre de jurés est de 9 personnes</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Le nombre de voix nécessaire pour déclarer que le mineur est coupable est porté à 8</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Le nombre de voix nécessaire pour décider d'une peine est porté à 7 (ou à 8 si la peine prononcée est la peine maximale encourue).</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>En principe, la cour d’assises d’appel des mineurs <MiseEnEvidence>rejuge entièrement l’affaire</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Néanmoins, lorsque l'appel est fait par le mineur ou le ministère public,<MiseEnEvidence> la contestation peut être limitée sur la durée de la peine</MiseEnEvidence> et non pas sur la culpabilité. Ainsi, la cour d’assises d’appel des mineurs se prononce <MiseEnEvidence>uniquement </MiseEnEvidence>sur la durée de la peine.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Lorsque l’appel a été formé par <MiseEnEvidence>le mineur</MiseEnEvidence>, la cour d’appel ne peut pas lui infliger une peine plus sévère qu’en <LienIntra LienID="R69557" type="Définition de glossaire">première instance</LienIntra>.</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>Si la cour d’assises d’appel des mineurs n’a pas correctement appliqué la loi ou si une erreur de procédure a été commise, le mineur (ou ses <LienIntra LienID="R72832" type="Définition de glossaire">représentants légaux</LienIntra>) peuvent faire un <LienInterne LienPublication="F1382" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers" commentaireLien="Contester un jugement civil ou pénal : recours en cassation">pourvoi en cassation</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe>Cette contestation doit être faite au greffe de la cour d’assises d’appel des mineurs, dans un délai de 10 <LienIntra LienID="R1008" type="Définition de glossaire">jours francs</LienIntra> suivant le prononcé de la décision.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R11624" type="Local personnalisé sur SP"><Titre>Cour d'appel</Titre><PivotLocal>cour_appel</PivotLocal><RessourceWeb URL="http://www.annuaires.justice.gouv.fr/"/><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></OuSAdresser></Chapitre></Texte><VoirAussi important="non"><Fiche ID="F1837" audience="Particuliers"><Titre>Justice pénale des mineurs : mesures et peines encourues</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F1826" audience="Particuliers"><Titre>Limitations de liberté du mineur avant le prononcé d’une sanction pénale</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F1487" audience="Particuliers"><Titre>Procès devant la cour d'assises ou la cour criminelle</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche></VoirAussi><QuiPeutMAider ID="R14218" type="Local"><Titre>Avocat</Titre><Complement>Pour être assisté devant la cour d’assises des mineurs</Complement><RessourceWeb URL="https://www.cnb.avocat.fr/annuaire-des-avocats-de-france"/><Source ID="R30762">Conseil national des barreaux (CNB)</Source></QuiPeutMAider><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000039086952/LEGISCTA000039088045/#LEGISCTA000039088045" ID="R60592"><Titre>Code de la justice pénale des mineurs : articles L 231-1 à L 231-10</Titre><Complement>Compétence de la cour d’assises des mineurs</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000039088323/2021-09-30" ID="R73111"><Titre>Code de la justice pénale des mineurs : article 434-1</Titre><Complement>Renvoi de l’accusé devant la cour d’assises des mineurs</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000039088341" ID="R73112"><Titre>Code de la justice pénale des mineurs : article L434-9</Titre><Complement>Maintien des mesures de sûreté jusqu’au jugement</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000039086952/LEGISCTA000039087981/2021-10-01/#LEGISCTA000039087981" ID="R60187"><Titre>Code de la justice pénale des mineurs : articles L121-1 à L121-7</Titre><Complement>Peines encourues et excuse de minorité</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000039086952/LEGISCTA000039088381/#LEGISCTA000039088381" ID="R73113"><Titre>Code de la justice pénale des mineurs : article L513-1 à L513-4</Titre><Complement>Publicité des débats</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000044569024" ID="R39709"><Titre>Code de procédure pénale : article 306</Titre><Complement>Huis clos</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000039088463/2021-09-30" ID="R60593"><Titre>Code de la justice pénale des mineurs : article L 522-1</Titre><Complement>Questions sur la culpabilité du mineur et la sanction applicable</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000039088473" ID="R73114"><Titre>Code de la justice pénale des mineurs : article L531-2</Titre><Complement>Appel des décisions de la cour d’assises des mineurs</Complement></Reference><PourEnSavoirPlus type="Information pratique" ID="R41472" URL="https://www.justice.gouv.fr/cjpm-outils-pratiques-fiches-techniques" audience="Particuliers"><Titre>Justice pénale des mineurs</Titre><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></PourEnSavoirPlus><Definition ID="R49230"><Titre>Crime</Titre><Texte><Paragraphe>Infraction la plus grave punissable par une peine de prison (viol, violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, meurtre, assassinat par exemple)</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R49229"><Titre>Délit</Titre><Texte><Paragraphe>Acte interdit par la loi et puni d'une amende et/ou d'une peine d'emprisonnement inférieure à 10 ans</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R73075"><Titre>Infractions connexes</Titre><Texte><Paragraphe>Sont considérées comme connexes les infractions qui sont commises simultanément par un groupe ou par différentes personnes, à des moments et dans des lieux différents, mais selon un plan établi à l’avance, ou lorsque la première infraction vise à rendre possible, à faciliter ou à masquer une autre infraction.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R52056"><Titre>Infraction</Titre><Texte><Paragraphe>Acte interdit par la loi et puni d'une sanction pénale. Il existe 3 types d'infractions classés en fonction de leur gravité : les contraventions, les délits et les crimes</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R56032"><Titre>Co-auteur</Titre><Texte><Paragraphe>Personne qui a participé directement avec une ou plusieurs autres personnes à un crime ou un délit</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R68078"><Titre>Complice</Titre><Texte><Paragraphe>Personne qui aide l'auteur des faits à accomplir l'infraction</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R65185"><Titre>Juge d'instruction</Titre><Texte><Paragraphe>Un juge d'instruction est un magistrat désigné dans le cas d'affaires pénales complexes. Il est chargé de l'instruction des affaires et peut déléguer la réalisation de certains actes (perquisitions, auditions, etc.) à un officier de police judiciaire ou à un autre juge (on parle de «  commission rogatoire »). </Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R52098"><Titre>Accusé</Titre><Texte><Paragraphe>Personne soupçonnée d'avoir commis un crime et qui attend d'être jugée devant la cour criminelle, la cour d'assises ou la cour d’assises des mineurs</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R14732"><Titre>Notification</Titre><Texte><Paragraphe>Formalité par laquelle un acte de procédure ou une décision est porté à la connaissance d’une personne</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R72832"><Titre>Représentant légal (mineur)</Titre><Texte><Paragraphe>Personne qui exerce l’autorité parentale sur le mineur. De manière général, il s’agit des parents de l’enfant. S’ils sont décédés ou qu’ils sont privés de l’exercice de l’autorité parental, un tuteur (exemple : autre membre de la famille) devient le représentant légal du mineur.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R68457"><Titre>Chambre de l'instruction</Titre><Texte><Paragraphe>Juridiction relevant de la cour d'appel dont le rôle est de garantir la bonne marche de la justice pénale</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R53632"><Titre>Contrôle judiciaire</Titre><Texte><Paragraphe>Ensemble d'obligations imposées à une personne mise en cause dans une procédure pénale, dans l'attente de sa comparution devant une juridiction</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R52093"><Titre>Détention provisoire</Titre><Texte><Paragraphe>Emprisonnement d'une personne mise en cause dans une affaire pénale, avant la tenue de son procès</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R69580"><Titre>Décision définitive</Titre><Texte><Paragraphe>Décision qui ne peut plus être contestée devant la cour d'appel, la Cour de cassation ou le Conseil d'État, car les délais pour exercer une voie de recours (appel, opposition, pourvoi en cassation) sont épuisés</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R53960"><Titre>Partie civile</Titre><Texte><Paragraphe>Personne qui demande au juge chargé de la répression d'une infraction la réparation du préjudice que cette infraction lui a causé</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R73094"><Titre>Débats (juridiction pénale)</Titre><Texte><Paragraphe>Moment de l’audience où l’auteur présumé des faits, la victime, les témoins et les experts sont auditionnés par la juridiction pénale</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R78201"><Titre>Plaidoirie</Titre><Texte><Paragraphe>Exposé oral au cours duquel un avocat présente les demandes de son client et donne des arguments dans le but de le défendre</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R57606"><Titre>Délibéré</Titre><Texte><Paragraphe>Temps après l'audience pendant lequel les juges (et les jurés à la cour d'assises) discutent entre eux pour prendre une décision ensemble sur l'affaire</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R1127"><Titre>Parquet (ou ministère public)</Titre><Texte><Paragraphe>Corps de magistrats représentant les intérêts de la société devant les juridictions</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R54662"><Titre>Assesseur</Titre><Texte><Paragraphe>Juge qui assiste le président d'une juridiction</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R54663"><Titre>À huis clos</Titre><Texte><Paragraphe>Sans le public</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R50177"><Titre>Ordre public</Titre><Texte><Paragraphe>Ensemble des règles et principes fondamentaux du droit</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R64439"><Titre>Parties (au procès)</Titre><Texte><Paragraphe>Personne qui est engagée dans un procès civil soit en tant que demandeur, soit en tant que défendeur</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R67992"><Titre>Avocat général</Titre><Texte><Paragraphe>Membre du ministère public. Il représente la société lors d'un procès d'assises.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R2696"><Titre>Acquittement</Titre><Texte><Paragraphe>Décision d'une cour d'assises ou d'une cour criminelle déclarant un accusé non coupable</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R53874"><Titre>Suivi socio-judiciaire</Titre><Texte><Paragraphe>Peine complémentaire ou principale en matière de délit, qui impose à la personne condamnée le respect de différentes mesures telles que l'obligation de répondre aux convocations, de prévenir d'un changement d'adresse, l'interdiction de fréquenter certains lieux ou les injonctions de soins</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R12532"><Titre>Dommages et intérêts</Titre><Texte><Paragraphe>Somme d'argent destinée à réparer le préjudice subi</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R70985"><Titre>Peine encourue</Titre><Texte><Paragraphe>Peine maximale prévue par un texte légal ou réglementaire et qui peut être prononcée par le juge</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R53533"><Titre>Excuse de minorité</Titre><Texte><Paragraphe>Présomption d'atténuation de la responsabilité pénale du mineur en raison de son âge. Ce qui entraîne une réduction de la peine.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R18488"><Titre>Réclusion criminelle</Titre><Texte><Paragraphe>Peine de prison prononcée en cas de crime.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R70607"><Titre>Perpétuité</Titre><Texte><Paragraphe>Peine indéterminée conduisant à l'incarcération d'un détenu soit jusqu'à la fin de sa vie, soit jusqu'à une éventuelle décision des juridictions pénales</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R12700"><Titre>Greffe</Titre><Texte><Paragraphe>Service d'un tribunal composé de fonctionnaires qui assistent les magistrats dans leur mission</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R70698"><Titre>Arrêt</Titre><Texte><Paragraphe>Décision rendue par les juridictions d'appel (exemple : cour d'appel), de cassation ou par la cour d'assises</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R69557"><Titre>Juridictions de première instance</Titre><Texte><Paragraphe>Juridictions qui jugent un litige ou l'auteur d'une infraction pour la 1<Exposant>re</Exposant> fois (exemple : tribunal judiciaire, tribunal correctionnel, conseil des prud'hommes, etc.)</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R1008"><Titre>Jour franc</Titre><Texte><Paragraphe>Jour qui dure de 0h à 24h. Un délai ainsi calculé ne tient pas compte du jour de la décision à l'origine du délai, ni du jour de l'échéance. Si le délai s'achève un samedi ou un dimanche, il est reporté au lundi. Si le délai s'achève un jour férié, il est reporté d'un jour. Ainsi, par exemple, si un délai s'achève un samedi et le lundi suivant est un jour férié, il est reporté au mardi.</Paragraphe></Texte></Definition><QuestionReponse ID="F35064" audience="Particuliers"><Titre>Quel adulte peut assister un mineur suspecté dans le cadre d’une procédure pénale ?</Titre></QuestionReponse></Publication>