<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><Publication xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" ID="F33340" type="Fiche d'information conditionnée" xsi:noNamespaceSchemaLocation="../Schemas/3.4/Publication.xsd" dateDerniereModificationImportante="2025-10-08T00:00:00" spUrl="https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F33340" profilsPro="tout"><dc:title>TVA applicable aux échanges de biens dans l'Union européenne</dc:title><dc:creator>Direction de l'information légale et administrative</dc:creator><dc:subject>Fiscalité</dc:subject><dc:description>L'imposition à la TVA sur les transactions commerciales de biens entre deux pays de l'UE dépend du régime fiscal de l'entreprise et de l’identité du client</dc:description><dc:publisher>Direction de l'information légale et administrative</dc:publisher><dc:contributor>Entreprendre Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)</dc:contributor><dc:date>modified 2025-10-08</dc:date><dc:type>Fiche pratique</dc:type><dc:format>text/xml</dc:format><dc:identifier>F33340</dc:identifier><dc:source>https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000018619382, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000044983608, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000026949956/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000030752160, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006179645, http://bofip.impots.gouv.fr/bofip/1349-PGP, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006179652, http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=CELEX:32006L0112</dc:source><dc:language>Fr</dc:language><dc:relation>isPartOf N13445</dc:relation><dc:coverage>France entière</dc:coverage><dc:rights>https://www.service-public.gouv.fr/a-propos/mentions-legales</dc:rights><SurTitre>Fiche pratique</SurTitre><Audience>Professionnels</Audience><Canal>www.service-public.fr</Canal><FilDAriane><Niveau ID="Professionnels">Accueil professionnels</Niveau><Niveau ID="N24265">Fiscalité</Niveau><Niveau ID="N13445">Taxe sur la valeur ajoutée (TVA)</Niveau><Niveau ID="F33340" type="Fiche d'information conditionnée">TVA applicable aux échanges de biens dans l'Union européenne</Niveau></FilDAriane><Theme ID="N24265"><Titre>Fiscalité</Titre></Theme><SousThemePere ID="N10736">Impôts liés à l'activité de l'entreprise</SousThemePere><DossierPere ID="N13445"><Titre>Taxe sur la valeur ajoutée (TVA)</Titre><SousDossier ID="N13445-1"><Titre>Taux applicables</Titre><Fiche ID="F23567">Taux de TVA dans le secteur de l'hygiène et de la santé</Fiche><Fiche ID="F22399">Taux de TVA sur les produits alimentaires et les boissons</Fiche><Fiche ID="F23568">Taux de TVA pour les travaux de rénovation d'un logement</Fiche><Fiche ID="F37288">Taux de TVA dans le secteur de l'hébergement et de l'hôtellerie</Fiche><Fiche ID="F37605">Taux de TVA dans le secteur des loisirs (culture, sport, etc.)</Fiche><Fiche ID="F37781">Taux de TVA dans les secteurs des arts et de la presse</Fiche><Fiche ID="F37786">Taux de TVA dans le secteur agricole</Fiche><Fiche ID="F37826">Taux de TVA dans le secteur des énergies et des déchets</Fiche><Fiche ID="F32231">Taux de TVA applicables à la formation et à l'enseignement</Fiche><Fiche ID="F31596">Taux de TVA applicables aux services à la personne</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N13445-2"><Titre>Déclaration de la TVA</Titre><Fiche ID="F23566">Déclarer et payer la TVA</Fiche><Fiche ID="F36811">Création et dissolution d'un groupe TVA</Fiche><Fiche ID="F21746">Franchise en base de TVA</Fiche><Fiche ID="F23569">Déduction de la TVA sur les achats professionnels</Fiche><Fiche ID="F31983">Autoliquidation de la TVA en cas de sous-traitance dans le BTP</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N13445-3"><Titre>Commerce international et TVA</Titre><Fiche ID="F33340">TVA applicable aux échanges de biens dans l'Union européenne</Fiche><Fiche ID="F37527">TVA applicable aux échanges de prestations de services dans l'Union européenne</Fiche><Fiche ID="F39275">Formalités douanières concernant la TVA des échanges de biens et services intracommunautaires</Fiche><Fiche ID="F23570">Numéro de TVA intracommunautaire</Fiche><Fiche ID="F31673">Remboursement de la TVA intracommunautaire</Fiche><Fiche ID="F20558">Vente en détaxe aux touristes</Fiche><Fiche ID="F33167">Importations et exportations (hors Union européenne) : règles en matière de TVA</Fiche></SousDossier></DossierPere><SousDossierPere>Commerce international et TVA</SousDossierPere><Introduction><Texte><Paragraphe>L'imposition à la TVA sur les transactions commerciales de biens entre deux pays de <LienIntra LienID="R41270" type="Définition de glossaire">l'Union européenne (UE)</LienIntra> dépend du régime fiscal de l'entreprise et de l'identité de son client (particulier ou professionnel). Nous présentons les règles que l'entreprise doit suivre si elle achète ou si elle vend des biens au sein de <LienIntra LienID="R41270" type="Définition de glossaire">l’UE</LienIntra>.</Paragraphe></Texte></Introduction><ListeSituations affichage="onglet"><Situation><Titre>
Achat de biens</Titre><Texte><Paragraphe>Une opération est qualifiée <MiseEnEvidence><Expression>d’acquisition intracommunautaire (AIC)</Expression></MiseEnEvidence> lorsque toutes les conditions suivantes sont réunies :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Un professionnel établi en France achète un <LienIntra LienID="R73632" type="Définition de glossaire">bien corporel</LienIntra></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Ce bien doit être expédié ou transporté vers la France à partir d’un autre État membre de <LienIntra LienID="R41270" type="Définition de glossaire">l’UE</LienIntra></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Le vendeur est établi dans un autre État membre de l'UE</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Le vendeur est une personne <LienIntra LienID="R73532" type="Définition de glossaire">assujettie à la TVA</LienIntra>.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>L'acquisition intracommunautaire est alors en principe <MiseEnEvidence>soumise à la TVA dans le pays de destination du bien</MiseEnEvidence> et c’est l’acquéreur qui en est <LienIntra LienID="R73533" type="Définition de glossaire">redevable</LienIntra>. Ainsi, lorsqu'un professionnel français achète des biens, la vente est, en général, soumise à la TVA française.</Paragraphe><Paragraphe>Toutefois, les modalités de traitement de la TVA diffèrent selon que l'entreprise française qui achète est soumise à un <MiseEnEvidence>régime réel de TVA</MiseEnEvidence> (c’est le <Expression>régime général</Expression>) ou au <MiseEnEvidence>régime de <LienInterne LienPublication="F21746" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Professionnels">franchise en base de TVA</LienInterne></MiseEnEvidence> (<Expression>régime dérogatoire</Expression>).</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Les achats effectués par des particuliers ne peuvent pas être qualifiés d’acquisitions intracommunautaires.</Paragraphe></ANoter><Chapitre><Titre><Paragraphe>Professionnel soumis à un régime réel de TVA (régime général)</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Lorsqu'une entreprise effectue une acquisition intracommunautaire (AIC), l’opération est soumise à la <MiseEnEvidence>TVA française</MiseEnEvidence> si le bien acheté est <MiseEnEvidence>consommé ou utilisé en France</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Les règles concernant la facturation, la déclaration et le paiement de la TVA varient ensuite selon que le vendeur possède ou non un <MiseEnEvidence>numéro de TVA intracommunautaire français</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre>
Vendeur ayant un numéro de TVA intracommunautaire français</Titre><TitreFlottant><Paragraphe>Facturation TTC et collecte par le vendeur</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Le vendeur doit <MiseEnEvidence>facturer</MiseEnEvidence> la TVA française à l'entreprise française. Il collecte ainsi la taxe pour la reverser à l’administration fiscale française.</Paragraphe><Paragraphe>Si l'entreprise française cliente bénéficie d'un <MiseEnEvidence>droit à la déduction</MiseEnEvidence> de la TVA, elle peut alors <MiseEnEvidence>déduire</MiseEnEvidence> la TVA payée et en obtenir le <MiseEnEvidence>remboursement</MiseEnEvidence> par l'administration fiscale. Cette déduction est effectuée directement lors de sa déclaration de TVA.</Paragraphe><Paragraphe>Pour en savoir plus, vous pouvez consulter notre fiche détaillant la <LienInterne LienPublication="F23569" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Professionnels">déduction de la TVA sur les achats professionnels</LienInterne>.</Paragraphe><TitreFlottant><Paragraphe>Régime réel de TVA obligatoire</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Lorsqu'une entreprise française est soumise au <LienIntra LienID="R73735" type="Définition de glossaire">régime réel simplifié d'imposition à la TVA</LienIntra>, la réalisation d’une <LienInterne LienPublication="R66226" type="Sigle">AIC</LienInterne> entraîne l’obligation de basculer dans le <LienIntra LienID="R62968" type="Définition de glossaire">régime réel normal d'imposition</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>Elle doit alors communiquer à l'administration fiscale sa demande de changement de régime. Cette demande peut s’effectuer via la messagerie de son <MiseEnEvidence>compte professionnel sur le site impots.gouv.fr</MiseEnEvidence> :</Paragraphe><OuSAdresser ID="R2488" sve="non" type="Local personnalisé sur SP"><Titre>Service des impôts des entreprises (SIE)</Titre><PivotLocal>sie</PivotLocal><RessourceWeb URL="https://lannuaire.service-public.gouv.fr/navigation/sie"/></OuSAdresser><TitreFlottant><Paragraphe>Comment compléter sa déclaration de TVA ?</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>L’entreprise qui a réalisé des <LienInterne LienPublication="R66226" type="Sigle">AIC</LienInterne> doit déposer ses déclarations périodiques de chiffre d’affaires en les complétant de la manière suivante :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Sur sa <MiseEnEvidence>déclaration de chiffre d'affaires mensuelle ou trimestrielle</MiseEnEvidence> <LienIntra LienID="R69331" type="Formulaire">n° 3310-CA3</LienIntra>, l’entreprise doit indiquer :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Base <LienInterne LienPublication="R31841" type="Sigle">HT</LienInterne> des marchandises concernées à la <MiseEnEvidence>ligne B2</MiseEnEvidence> «Acquisitions intracommunautaires»</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Base et montant de la TVA aux lignes 08, 09, 9B ou autres selon les taux particuliers de TVA</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Montant de la TVA collectée (TVA brute) sur les <LienInterne LienPublication="R66226" type="Sigle">AIC</LienInterne> à la ligne 17</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Montant de TVA déductible sur les AIC à la ligne 20</Paragraphe></Item></Liste></Item><Item><Paragraphe>Sur sa <MiseEnEvidence>déclaration annuelle </MiseEnEvidence><LienInterne LienPublication="R14665" type="Formulaire" audience="Professionnels">n° 3517-AGR CA12</LienInterne>, l’entreprise doit indiquer :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Base HT des marchandises concernées à la ligne 13 «Acquisitions intracommunautaires»</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Montant de TVA déductible sur les AIC à la ligne 20.</Paragraphe></Item></Liste></Item></Liste><Paragraphe>Une déclaration doit être déposée pour chaque période (annuelle, trimestrielle ou mensuelle selon les cas) au cours de laquelle l'entreprise a réalisé des <LienInterne LienPublication="R66226" type="Sigle">AIC</LienInterne> taxables à la TVA en France.</Paragraphe><TitreFlottant><Paragraphe>Où effectuer ses déclarations de TVA ?</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Les déclarations sont complétées et transmises de manière <MiseEnEvidence>dématérialisée</MiseEnEvidence> (l’envoi de formulaires papiers n’est plus possible) :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Soit par une <MiseEnEvidence>saisie manuelle en ligne</MiseEnEvidence> des formulaires (<MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R73791" type="Définition de glossaire">mode EFI</LienIntra></MiseEnEvidence>). L’entreprise les complète elle-même, en se connectant sur son <MiseEnEvidence>espace professionnel impots.gouv.fr</MiseEnEvidence> :</Paragraphe></Item></Liste><ServiceEnLigne ID="R14668" URL="https://cfspro.impots.gouv.fr/LoginAccess" audience="Professionnels" type="Téléservice"><Titre>Compte fiscal en ligne pour les professionnels (mode EFI)</Titre><Source ID="R30612">Ministère chargé des finances</Source></ServiceEnLigne><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Soit en passant par un <MiseEnEvidence>logiciel</MiseEnEvidence> d’échange spécial (<MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R73877" type="Définition de glossaire">mode EDI)</LienIntra></MiseEnEvidence>. Dans ce cas l’entreprise ou plus généralement son mandataire (par exemple un expert-comptable) saisissent l’ensemble des informations exigées puis les télétransmettent à l’administration.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Ces deux modes de télédéclaration sont davantage détaillés sur la page «<LienInterne LienPublication="F23543" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Professionnels">Comment transmettre les déclarations fiscales professionnelles : EDI ou EFI ? </LienInterne>»</Paragraphe><Paragraphe>Pour effectuer ses déclarations, l’entreprise doit au préalable effectuer une <MiseEnEvidence>demande de numéro de TVA intracommunautaire</MiseEnEvidence> à son SIE via sa messagerie sur cet espace professionnel impots.gouv.fr.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R2488" sve="non" type="Local personnalisé sur SP"><Titre>Service des impôts des entreprises (SIE)</Titre><PivotLocal>sie</PivotLocal><RessourceWeb URL="https://lannuaire.service-public.gouv.fr/navigation/sie"/></OuSAdresser><Paragraphe>Pour en savoir plus sur l’immatriculation à la TVA, vous pouvez consulter notre page «<LienInterne LienPublication="F23570" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Professionnels">Numéro de TVA intracommunautaire</LienInterne>».</Paragraphe></Cas><Cas><Titre>
Vendeur n’ayant pas de numéro de TVA intracommunautaire français</Titre><TitreFlottant><Paragraphe>Facturation HT et autoliquidation de la TVA</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Le fait que le vendeur ne possède pas de numéro de TVA intracommunautaire français l’oblige à <MiseEnEvidence>facturer au client établi en France un montant <LienInterne LienPublication="R31841" type="Sigle">HT</LienInterne></MiseEnEvidence>. La TVA ne sera donc pas collectée par le vendeur, mais <MiseEnEvidence>autoliquidée par l’entreprise cliente</MiseEnEvidence>. La facture doit comporter la <MiseEnEvidence>mention</MiseEnEvidence> « autoliquidation ».</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>L’autoliquidation signifie que l’acheteur établi en France <MiseEnEvidence>collecte</MiseEnEvidence> la TVA française pour le compte de l'administration fiscale et la lui <MiseEnEvidence>reverse</MiseEnEvidence>. S’il bénéficie d'un droit à déduction, il peut <MiseEnEvidence>déduire</MiseEnEvidence> lors de sa déclaration de TVA le montant de TVA auto-liquidé.</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>Pour en savoir plus, vous pouvez consulter notre fiche détaillant la <LienInterne LienPublication="F23569" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Professionnels">déduction de la TVA sur les achats professionnels</LienInterne>.</Paragraphe><TitreFlottant><Paragraphe>Régime réel de TVA obligatoire</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Lorsqu'une entreprise française est soumise au <LienIntra LienID="R73735" type="Définition de glossaire">régime réel simplifié d'imposition à la TVA</LienIntra>, la réalisation d’une <LienInterne LienPublication="R66226" type="Sigle">AIC</LienInterne> entraîne l’obligation de basculer dans le <LienIntra LienID="R62968" type="Définition de glossaire">régime réel normal d'imposition des bénéfices</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>Elle doit alors communiquer à l'administration fiscale sa demande de changement de régime. Cette demande peut s’effectuer via la messagerie de son compte professionnel sur le site impots.gouv.fr :</Paragraphe><OuSAdresser ID="R2488" sve="non" type="Local personnalisé sur SP"><Titre>Service des impôts des entreprises (SIE)</Titre><PivotLocal>sie</PivotLocal><RessourceWeb URL="https://lannuaire.service-public.gouv.fr/navigation/sie"/></OuSAdresser><TitreFlottant><Paragraphe>Comment compléter sa déclaration ?</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>L’entreprise qui a réalisé des AIC doit déposer ses déclarations périodiques de chiffre d’affaires en les complétant de la manière suivante :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Sur sa <MiseEnEvidence>déclaration de chiffre d'affaires mensuelle ou trimestrielle</MiseEnEvidence> <LienIntra LienID="R69331" type="Formulaire">n° 3310-CA3</LienIntra>, l’entreprise doit indiquer :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Base <LienInterne LienPublication="R31841" type="Sigle">HT</LienInterne> des marchandises acquises à la <MiseEnEvidence>ligne B2</MiseEnEvidence> «Acquisitions intracommunautaires»</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Base et le montant de la TVA aux lignes 08, 09, 9B ou autres selon les taux particuliers de TVA</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Montant de la TVA collectée (TVA brute) sur les AIC à la ligne 17</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Montant de TVA déductible sur les <LienInterne LienPublication="R66226" type="Sigle">AIC</LienInterne> à la ligne 20</Paragraphe></Item></Liste></Item><Item><Paragraphe>Sur sa <MiseEnEvidence>déclaration annuelle </MiseEnEvidence><LienInterne LienPublication="R14665" type="Formulaire" audience="Professionnels">n° 3517-AGR CA12</LienInterne>, l’entreprise doit indiquer :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Base <LienInterne LienPublication="R31841" type="Sigle">HT</LienInterne> des marchandises concernées à la ligne 13 «Acquisitions intracommunautaires»</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Montant de TVA déductible sur les AIC à la ligne 20.</Paragraphe></Item></Liste></Item></Liste><Paragraphe>Une déclaration doit être déposée pour chaque période (annuelle, trimestrielle ou mensuelle selon les cas) au cours de laquelle l'entreprise a réalisé des <LienInterne LienPublication="R66226" type="Sigle">AIC</LienInterne> taxables à la TVA en France.</Paragraphe><TitreFlottant><Paragraphe>Où effectuer ses déclarations de TVA ?</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Les déclarations sont complétées et transmises de manière <MiseEnEvidence>dématérialisée</MiseEnEvidence> (l’envoi de formulaires papiers n’est plus possible) :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Soit par une <MiseEnEvidence>saisie manuelle en ligne</MiseEnEvidence> des formulaires (<MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R73791" type="Définition de glossaire">mode EFI</LienIntra></MiseEnEvidence>). L’entreprise les complète elle-même, en se connectant sur son <MiseEnEvidence>espace professionnel impots.gouv.fr</MiseEnEvidence> :</Paragraphe></Item></Liste><ServiceEnLigne ID="R14668" URL="https://cfspro.impots.gouv.fr/LoginAccess" audience="Professionnels" type="Téléservice"><Titre>Compte fiscal en ligne pour les professionnels (mode EFI)</Titre><Source ID="R30612">Ministère chargé des finances</Source></ServiceEnLigne><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Soit en passant par un <MiseEnEvidence>logiciel</MiseEnEvidence> d’échange spécial (<MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R73877" type="Définition de glossaire">mode EDI)</LienIntra></MiseEnEvidence>. Dans ce cas l’entreprise ou plus généralement son mandataire (par exemple un expert-comptable) saisissent l’ensemble des informations exigées puis les télétransmettent à l’administration.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Ces deux modes de télédéclaration sont davantage détaillés sur la page «<LienInterne LienPublication="F23543" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Professionnels">Comment transmettre les déclarations fiscales professionnelles : EDI ou EFI ? </LienInterne>»</Paragraphe><Paragraphe>Pour effectuer ses déclarations, l’entreprise doit au préalable effectuer une <MiseEnEvidence>demande de numéro de TVA intracommunautaire</MiseEnEvidence> à son SIE via sa messagerie sur cet espace professionnel impots.gouv.fr.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R2488" sve="non" type="Local personnalisé sur SP"><Titre>Service des impôts des entreprises (SIE)</Titre><PivotLocal>sie</PivotLocal><RessourceWeb URL="https://lannuaire.service-public.gouv.fr/navigation/sie"/></OuSAdresser><Paragraphe>Pour en savoir plus sur l’immatriculation à la TVA, vous pouvez consulter notre page «<LienInterne LienPublication="F23570" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Professionnels">Numéro de TVA intracommunautaire</LienInterne> ».</Paragraphe></Cas></BlocCas><Lien><Titre>Référence : Code général des impôts : article 286 ter</Titre><LienExterne type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000026949956/"/></Lien></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Professionnel en franchise en base de TVA (régime dérogatoire)</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Si l'entreprise française bénéficie du régime de la <LienInterne LienPublication="F21746" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Professionnels">franchise en base de TVA</LienInterne>, elle est <LienIntra LienID="R73532" type="Définition de glossaire">assujettie</LienIntra> à la TVA française mais elle n'en est en principe <MiseEnEvidence>pas <LienIntra LienID="R73533" type="Définition de glossaire">redevable</LienIntra></MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Elle est traitée <MiseEnEvidence>comme un particulier</MiseEnEvidence> et la seule TVA qu’elle paie est celle facturée par son fournisseur. On dit alors qu’elle n’est <MiseEnEvidence>pas soumise à la TVA</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Toutefois, lorsque le total des <LienInterne LienPublication="R66226" type="Sigle">AIC</LienInterne> qu’elle réalise <MiseEnEvidence>dépasse un certain seuil</MiseEnEvidence>, cette entreprise peut devenir <MiseEnEvidence>redevable</MiseEnEvidence> de cette taxe.</Paragraphe><Paragraphe>Elle doit alors respecter les mêmes obligations et formalités qu’une entreprise soumise à un <MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R74034" type="Définition de glossaire">régime réel normal de TVA</LienIntra></MiseEnEvidence>. Il s’agit par exemple de l’obligation de collecter, de déclarer ou de payer la TVA à l’administration fiscale.</Paragraphe><Paragraphe>Dans cette situation, les modalités de paiement de cette TVA varient selon que le vendeur dispose ou non <MiseEnEvidence>d’un numéro de TVA intracommunautaire français</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Le vendeur dispose d'un numéro de TVA intracommunautaire français</Paragraphe></Titre><Paragraphe>En fonction du montant global des acquisitions de l'entreprise sur une <LienIntra LienID="R52114" type="Définition de glossaire">année civile</LienIntra>, les règles en matière de TVA sont différentes.</Paragraphe><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre>
Montant annuel hors taxe inférieur à 10 000 €</Titre><TitreFlottant><Paragraphe>Facturation TTC et absence de droit à déduction</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>L'acquisition est soumise à la <MiseEnEvidence>TVA du pays du vendeur</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Lorsque le montant des <LienInterne LienPublication="R66226" type="Sigle">AIC</LienInterne> effectuées au cours d’une <LienIntra LienID="R52114" type="Définition de glossaire">année civile</LienIntra> est inférieur à <Valeur>10 000 €</Valeur> <LienInterne LienPublication="R31841" type="Sigle">HT</LienInterne>, c’est alors le vendeur qui collecte la <MiseEnEvidence>TVA de son pays</MiseEnEvidence> à l’occasion de la vente. L’entreprise cliente qui paie cette TVA reçoit donc une facture <MiseEnEvidence><LienInterne LienPublication="R24408" type="Sigle">TTC</LienInterne></MiseEnEvidence> .</Paragraphe><Paragraphe>L'entreprise française étant soumise au régime de la franchise en base de TVA, elle n'a <MiseEnEvidence>pas le droit de déduire</MiseEnEvidence> la TVA sur ses achats. Elle ne peut donc <MiseEnEvidence>pas obtenir le remboursement</MiseEnEvidence> de la TVA qu'elle a payée sur ses AIC.</Paragraphe><TitreFlottant><Paragraphe>Biens non comptés dans ce seuil de TVA</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Certains biens sont exclus du régime dérogatoire et ne sont pas comptés dans ce seuil de <Valeur>10 000 €</Valeur>. Il s’agit des biens suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Moyens de transport neufs (c'est-à-dire les véhicules de moins de six mois ou de moins de 6000 km)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Produits soumis à <LienIntra LienID="R59356" type="Définition de glossaire">accises</LienIntra> (alcools, huiles minérales, tabacs...).</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>L'acquisition intracommunautaire de ces biens suit donc le régime général : l’opération est <MiseEnEvidence>soumise à la TVA dans le pays de destination du bien</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><TitreFlottant><Paragraphe>Absence de formalités pour l’acquéreur</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Une entreprise bénéficiant du régime de la franchise en base de TVA qui réalise une <LienInterne LienPublication="R66226" type="Sigle">AIC</LienInterne> n’a pas besoin de posséder un numéro de TVA intracommunautaire lorsque le cumul de ses AIC ne dépasse pas <Valeur>10 000 €</Valeur>. Dans cette situation, elle n’ pas non plus d’obligation de déposer une déclaration de TVA.</Paragraphe><TitreFlottant><Paragraphe>Option possible pour le régime réel de TVA</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>L’entreprise soumise au régime de la franchise en base de TVA peut cependant <MiseEnEvidence>opter</MiseEnEvidence> pour le <MiseEnEvidence>régime réel de TVA</MiseEnEvidence> et ainsi obtenir un <MiseEnEvidence>droit à déduction</MiseEnEvidence> de TVA.</Paragraphe><Paragraphe>Les règles concernant les professionnels en franchise en base de TVA ne s'appliqueront plus à l'entreprise. Ce sont les règles concernant les professionnels soumis au <MiseEnEvidence>régime réel </MiseEnEvidence>d'imposition qui seront applicables. Ces règles consistent par exemple à <MiseEnEvidence>déclarer</MiseEnEvidence> périodiquement le montant des AIC et le montant de la TVA due sur ces acquisitions (déclaration de chiffre d'affaires mensuelle ou trimestrielle <LienIntra LienID="R69331" type="Formulaire">n° 3310-CA3</LienIntra>).</Paragraphe><Complement><Titre>En savoir plus sur l’option pour le régime réel</Titre><Paragraphe>L’option pour le régime réel de TVA (ou régime général) vaut <MiseEnEvidence>pour le restant de l’année ainsi que les 2 années suivantes</MiseEnEvidence>. Par exemple, une option exercée le 4 mai 2025 continuera de produire ses effets jusqu’à la fin de l’année 2027.</Paragraphe><Paragraphe>Elle prend effet le premier jour du mois au cours duquel elle est déclarée.</Paragraphe><Paragraphe>L’option se renouvelle <MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R59136" type="Définition de glossaire">tacitement</LienIntra></MiseEnEvidence>. L’entreprise ayant opté pour ce régime réel ne peut donc y renoncer qu’en adressant un <MiseEnEvidence>écrit</MiseEnEvidence> au SIE compétent. Cette demande dite de « <LienIntra LienID="R73360" type="Définition de glossaire">dénonciation</LienIntra> » doit être effectuée au plus tard le 31 octobre de l’année précédant celle du renouvellement tacite. Par exemple en cas d’option prise le 4 mai 2025, le demande de dénonciation doit être formulée par écrit au plus tard le 31 octobre 2027.</Paragraphe><Paragraphe>Cependant, si l’entreprise a réalisé des <LienInterne LienPublication="R66226" type="Sigle">AIC</LienInterne> pour un montant supérieur à <Valeur>10 000 €</Valeur> l’année où l’option est dénoncée, le régime restera applicable toute l’année suivante.</Paragraphe></Complement><Paragraphe>L’entreprise doit demander cette option via sa messagerie sur son compte professionnel impots.gouv.fr.</Paragraphe><ServiceEnLigne ID="R14668" URL="https://cfspro.impots.gouv.fr/LoginAccess" audience="Professionnels" type="Téléservice"><Titre>Compte fiscal en ligne pour les professionnels (mode EFI)</Titre><Source ID="R30612">Ministère chargé des finances</Source></ServiceEnLigne><Paragraphe>Pour en savoir plus, vous pouvez consulter notre fiche détaillant la <LienInterne LienPublication="F23569" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Professionnels">déduction de la TVA sur les achats professionnels</LienInterne>.</Paragraphe><Lien><Titre>Référence : Code général des impôts : article 256 bis</Titre><LienExterne type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000044983608"/></Lien></Cas><Cas><Titre>
Montant annuel hors taxe supérieur à 10 000 €</Titre><TitreFlottant><Paragraphe>Facturation HT et auto-liquidation de la TVA</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>L'acquisition est soumise à la <MiseEnEvidence>TVA française</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Du fait du dépassement du seuil de <Valeur>10 000 €</Valeur>, l’entreprise cliente perd le bénéfice du régime dérogatoire pour ses AIC qui basculent alors dans le <MiseEnEvidence>régime général</MiseEnEvidence> : le vendeur facture donc en <LienInterne LienPublication="R31841" type="Sigle">HT</LienInterne> (il ne collecte pas la TVA) et cette TVA est directement payée (<MiseEnEvidence>auto-liquidée</MiseEnEvidence>) par l’entreprise française cliente au SIE.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Le dépassement du seuil de <Valeur>10 000 €</Valeur> HT au cours d’une année entraîne non seulement l’application du régime général de TVA aux <LienInterne LienPublication="R66226" type="Sigle">AIC</LienInterne> jusqu’à la fin de cette année mais également <MiseEnEvidence>pour toutes les AIC réalisées l’année suivante</MiseEnEvidence>.</Paragraphe></ANoter><Exemple><Titre>Exemple</Titre><Paragraphe>Les <LienIntra LienID="R62985" type="Définition de glossaire">AIC</LienIntra> effectuées par une entreprise française bénéficiant de la franchise de TVA n'ont pas dépassé <Valeur>10 000 €</Valeur> en N-1.</Paragraphe><Paragraphe>Au cours du 1<Exposant>er</Exposant> trimestre de l'année N, elle réalise 8 000 € d'achats qui ont bénéficié du régime dérogatoire (franchise de TVA). Si elle effectue un nouvel achat (AIC) de 2 700 € au cours du 3<Exposant>e</Exposant> trimestre de cette même année, ce dernier achat sera entièrement taxable selon le régime général puisqu'il aura entraîné le cumul des AIC au-dessus du seuil de <Valeur>10 000 €</Valeur>.</Paragraphe><Paragraphe>Dans cette situation, <MiseEnEvidence>toutes les AIC ultérieures réalisées au cours des années N ou même N+1 seront soumises au régime réel de TVA</MiseEnEvidence>.</Paragraphe></Exemple><TitreFlottant><Paragraphe>Absence de droit à déduction</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Malgré le passage de ses <LienInterne LienPublication="R66226" type="Sigle">AIC</LienInterne> dans le régime général de TVA, l’entreprise reste soumise au régime de la franchise en base de TVA, et elle <MiseEnEvidence>ne bénéficie donc pas du droit de déduction</MiseEnEvidence> de la TVA sur ses achats professionnels. Autrement dit, elle ne peut pas obtenir le remboursement de la TVA qu'elle a payée sur ses AIC.</Paragraphe><Paragraphe>Pour en savoir plus, vous pouvez consulter notre fiche détaillant la <LienInterne LienPublication="F23569" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Professionnels">déduction de la TVA sur les achats professionnels</LienInterne>.</Paragraphe><Attention><Titre>Attention</Titre><Paragraphe>La communication du numéro de TVA à un fournisseur dans le cadre d'une acquisition intracommunautaire entraîne la <MiseEnEvidence>perte du régime</MiseEnEvidence> de franchise en base de TVA.</Paragraphe></Attention><TitreFlottant><Paragraphe>Option possible pour le régime réel de TVA</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>L’entreprise soumise au régime de la franchise en base de TVA peut cependant <MiseEnEvidence>opter</MiseEnEvidence> pour le <MiseEnEvidence>régime réel de TVA</MiseEnEvidence> et ainsi obtenir un <MiseEnEvidence>droit à déduction</MiseEnEvidence> de TVA.</Paragraphe><Paragraphe>Les règles concernant les professionnels en franchise en base de TVA ne s'appliqueront plus à l'entreprise. Ce sont les règles concernant les professionnels soumis au <MiseEnEvidence>régime réel</MiseEnEvidence> d'imposition qui seront applicables. Ces règles consistent par exemple à <MiseEnEvidence>déclarer</MiseEnEvidence> périodiquement le montant des AIC et le montant de la TVA due sur ces acquisitions (déclaration de chiffre d'affaires mensuelle ou trimestrielle <LienIntra LienID="R69331" type="Formulaire">n° 3310-CA3</LienIntra>).</Paragraphe><Complement><Titre>En savoir plus sur l’option pour le régime réel</Titre><Paragraphe>L’option pour le régime réel de TVA (ou régime général) vaut <MiseEnEvidence>pour le restant de l’année ainsi que les 2 années suivantes</MiseEnEvidence>. Par exemple, une option exercée le 4 mai 2025 continuera de produire ses effets jusqu’à la fin de l’année 2027.</Paragraphe><Paragraphe>Elle prend effet le premier jour du mois au cours duquel elle est déclarée.</Paragraphe><Paragraphe>L’option se renouvelle <MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R59136" type="Définition de glossaire">tacitement</LienIntra></MiseEnEvidence>. L’entreprise ayant opté pour ce régime réel ne peut donc y renoncer qu’en adressant un <MiseEnEvidence>écrit</MiseEnEvidence> au SIE compétent. Cette demande dite de « <LienIntra LienID="R73360" type="Définition de glossaire">dénonciation</LienIntra> » doit être effectuée au plus tard le 31 octobre de l’année précédant celle du renouvellement tacite. Par exemple en cas d’option prise le 4 mai 2025, le demande de dénonciation doit être formulée par écrit au plus tard le 31 octobre 2027.</Paragraphe><Paragraphe>Cependant, si l’entreprise a réalisé des <LienInterne LienPublication="R66226" type="Sigle">AIC</LienInterne> pour un montant supérieur à <Valeur>10 000 €</Valeur> l’année où l’option est dénoncée, le régime restera applicable toute l’année suivante.</Paragraphe><Paragraphe>L’entreprise doit demander cette option via sa messagerie sur son compte professionnel impots.gouv.fr.</Paragraphe><ServiceEnLigne ID="R14668" URL="https://cfspro.impots.gouv.fr/LoginAccess" audience="Professionnels" type="Téléservice"><Titre>Compte fiscal en ligne pour les professionnels (mode EFI)</Titre><Source ID="R30612">Ministère chargé des finances</Source></ServiceEnLigne></Complement><TitreFlottant><Paragraphe>Obligation de déclarer la TVA</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Lorsque les <LienInterne LienPublication="R66226" type="Sigle">AIC</LienInterne> dépassent le seuil de <Valeur>10 000 €</Valeur>, l’entreprise cliente soumise à la franchise en base de TVA est tout de même obligée de déposer une déclaration de TVA (déclaration de chiffre d'affaires mensuelle ou trimestrielle <LienIntra LienID="R69331" type="Formulaire">n° 3310-CA3</LienIntra>).</Paragraphe><Paragraphe>Cette obligation de déclarer la TVA s’applique à compter de la <MiseEnEvidence>première AIC franchissant le seuil</MiseEnEvidence>, ainsi que pour <MiseEnEvidence>toutes celles réalisées jusqu’à la fin de l’année suivante</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Une déclaration doit être déposée <MiseEnEvidence>pour chaque période</MiseEnEvidence> au cours de laquelle l'entreprise a réalisé des <LienInterne LienPublication="R66226" type="Sigle">AIC</LienInterne> taxables à la TVA en France.</Paragraphe><TitreFlottant><Paragraphe>Comment compléter sa déclaration ?</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Sur sa <MiseEnEvidence>déclaration de chiffre d'affaires mensuelle ou trimestrielle</MiseEnEvidence> <LienIntra LienID="R69331" type="Formulaire">n° 3310-CA3</LienIntra>, l’entreprise doit indiquer les éléments suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Base hors taxes (HT) des marchandises concernées à la <MiseEnEvidence>ligne B2</MiseEnEvidence> «Acquisitions intracommunautaires»</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Base et montant de la TVA aux lignes 08, 09, 9B ou autres selon les taux particuliers de TVA</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Montant de la TVA collectée (TVA brute) sur les AIC à la ligne 17</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Montant de TVA déductible sur les AIC à la ligne 20.</Paragraphe></Item></Liste><TitreFlottant><Paragraphe>Où effectuer ses déclarations de TVA ?</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Les déclarations sont complétées et transmises de manière <MiseEnEvidence>dématérialisée</MiseEnEvidence> (l’envoi de formulaires papiers n’est plus possible) :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Soit par une <MiseEnEvidence>saisie manuelle en ligne</MiseEnEvidence> des formulaires (<MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R73791" type="Définition de glossaire">mode EFI</LienIntra></MiseEnEvidence>). L’entreprise les complète elle-même, en se connectant sur son <MiseEnEvidence>espace professionnel impots.gouv.fr</MiseEnEvidence> :</Paragraphe></Item></Liste><ServiceEnLigne ID="R14668" URL="https://cfspro.impots.gouv.fr/LoginAccess" audience="Professionnels" type="Téléservice"><Titre>Compte fiscal en ligne pour les professionnels (mode EFI)</Titre><Source ID="R30612">Ministère chargé des finances</Source></ServiceEnLigne><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Soit en passant par un <MiseEnEvidence>logiciel</MiseEnEvidence> d’échange spécial (<MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R73877" type="Définition de glossaire">mode EDI)</LienIntra></MiseEnEvidence>. Dans ce cas l’entreprise ou plus généralement son mandataire (par exemple un expert-comptable) saisissent l’ensemble des informations exigées puis les télétransmettent à l’administration.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Ces deux modes de télédéclaration sont davantage détaillés sur la page «<LienInterne LienPublication="F23543" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Professionnels">Comment transmettre les déclarations fiscales professionnelles : EDI ou EFI ? </LienInterne>»</Paragraphe><Paragraphe>Pour effectuer ses déclarations, l’entreprise doit effectuer une <MiseEnEvidence>demande de numéro de TVA intracommunautaire</MiseEnEvidence> au SIE via sa messagerie sur son espace professionnel impots.gouv.fr.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R2488" sve="non" type="Local personnalisé sur SP"><Titre>Service des impôts des entreprises (SIE)</Titre><PivotLocal>sie</PivotLocal><RessourceWeb URL="https://lannuaire.service-public.gouv.fr/navigation/sie"/></OuSAdresser><Paragraphe>Lors de cette demande, l'entreprise <MiseEnEvidence>doit toutefois préciser</MiseEnEvidence> qu'elle souhaite <MiseEnEvidence>conserver le bénéfice du régime dérogatoire</MiseEnEvidence> en matière d'acquisitions intracommunautaires.</Paragraphe><Paragraphe>Pour en savoir plus sur l’immatriculation à la TVA, vous pouvez consulter notre page «<LienInterne LienPublication="F33340" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Professionnels">numéro de TVA intracommunautaire</LienInterne> ».</Paragraphe></Cas></BlocCas><Lien><Titre>Référence : Code général des impôts : article 286 ter</Titre><LienExterne type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000026949956/"/></Lien><Lien><Titre>Référence : Code général des impôts : article 260 CA</Titre><LienExterne type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000030752160"/></Lien></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Le vendeur européen dispose d'un numéro de TVA intracommunautaire étranger</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Si l'entreprise française bénéficie du régime de la <LienInterne LienPublication="F21746" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Professionnels">franchise en base de TVA</LienInterne> et effectue des <LienInterne LienPublication="R66226" type="Sigle">AIC</LienInterne> auprès d’un vendeur situé dans un <MiseEnEvidence>autre État membre</MiseEnEvidence> de l’<LienInterne LienPublication="R24621" type="Sigle">UE</LienInterne> disposant d’un numéro de TVA intracommunautaire <MiseEnEvidence>étranger</MiseEnEvidence>, alors les règles de facturation de la TVA dépendent du <MiseEnEvidence>montant total annuel de ces <LienInterne LienPublication="R66226" type="Sigle">AIC</LienInterne></MiseEnEvidence>.</Paragraphe><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre>
Montant annuel inférieur à 10 000 €</Titre><TitreFlottant><Paragraphe>Facturation TTC et absence de droit à déduction</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Lorsque le montant des <LienInterne LienPublication="R66226" type="Sigle">AIC</LienInterne> effectuées au cours d’une <LienIntra LienID="R52114" type="Définition de glossaire">année civile</LienIntra> est inférieur à <Valeur>10 000 €</Valeur> <LienInterne LienPublication="R31841" type="Sigle">HT</LienInterne>, c’est alors le vendeur qui collecte la <MiseEnEvidence>TVA de son pays</MiseEnEvidence> à l’occasion de la vente. L’entreprise cliente qui paie cette TVA reçoit donc une facture <MiseEnEvidence><LienInterne LienPublication="R24408" type="Sigle">TTC</LienInterne></MiseEnEvidence> .</Paragraphe><Paragraphe>L'entreprise française étant soumise au régime de la franchise en base de TVA, elle n'a <MiseEnEvidence>pas le droit de déduire</MiseEnEvidence> la TVA sur ses achats. Elle ne peut donc <MiseEnEvidence>pas obtenir le remboursement</MiseEnEvidence> de la TVA qu'elle a payée sur ses AIC.</Paragraphe><Lien><Titre>Référence : Code général des impôts : article 256 bis</Titre><LienExterne type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000044983608"/></Lien><TitreFlottant><Paragraphe>Biens non comptés dans ce seuil de TVA</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Certains biens sont exclus du régime dérogatoire et ne sont pas comptés dans ce seuil de <Valeur>10 000 €</Valeur>. Il s’agit des biens suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Moyens de transport neufs (c'est-à-dire les véhicules de moins de 6 mois ou de moins de 6 000 km)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Produits soumis à <LienIntra LienID="R59356" type="Définition de glossaire">accises</LienIntra> (alcools, huiles minérales, tabacs...).</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>L'acquisition intracommunautaire de ces biens suit donc le régime général : l’opération est <MiseEnEvidence>soumise à la TVA dans le pays de destination du bien</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Lien><Titre>Référence : Code général des impôts : article 256 bis</Titre><LienExterne type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000044983608"/></Lien><TitreFlottant><Paragraphe>Absence de formalités pour l’acquéreur</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Une entreprise bénéficiant du régime de la franchise en base de TVA qui réalise une <LienInterne LienPublication="R66226" type="Sigle">AIC</LienInterne> n’a pas besoin de posséder un <MiseEnEvidence>numéro de TVA intracommunautaire</MiseEnEvidence> lorsque le cumul de ses AIC ne dépasse pas <Valeur>10 000 €</Valeur>. Dans cette situation, elle n’a pas non plus d’obligation de déposer une déclaration de TVA.</Paragraphe><TitreFlottant><Paragraphe>Option possible pour le régime réel de TVA</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>L’entreprise soumise au régime de la franchise en base de TVA peut cependant <MiseEnEvidence>opter</MiseEnEvidence> pour le <MiseEnEvidence>régime réel de TVA</MiseEnEvidence> et ainsi obtenir un <MiseEnEvidence>droit à déduction</MiseEnEvidence> de TVA.</Paragraphe><Paragraphe>Les règles concernant les professionnels en franchise en base de TVA ne s'appliqueront plus à l'entreprise. Ce sont les règles concernant les professionnels soumis au <MiseEnEvidence>régime réel</MiseEnEvidence> d'imposition qui seront applicables. Ces règles consistent par exemple à <MiseEnEvidence>déclarer</MiseEnEvidence> périodiquement le montant des AIC et le montant de la TVA due sur ces acquisitions (déclaration de chiffre d'affaires mensuelle ou trimestrielle <LienIntra LienID="R69331" type="Formulaire">n° 3310-CA3</LienIntra>).</Paragraphe><Complement><Titre>En savoir plus sur l’option pour le régime réel</Titre><Paragraphe>L’option pour le régime réel de TVA (ou régime général) vaut <MiseEnEvidence>pour le restant de l’année ainsi que les 2 années suivantes</MiseEnEvidence>. Par exemple, une option exercée le 4 mai 2025 continuera de produires ses effects jusqu’à la fin de l’année 2027.</Paragraphe><Paragraphe>Elle prend effet le premier jour du mois au cours duquel elle est déclarée.</Paragraphe><Paragraphe>L’option se renouvelle <MiseEnEvidence>tacitement</MiseEnEvidence>. L’entreprise ayant opté pour ce régime réel ne peut donc y renoncer qu’en adressant un <MiseEnEvidence>écrit</MiseEnEvidence> au SIE compétent. Cette demande dite de « <LienIntra LienID="R73360" type="Définition de glossaire">dénonciation</LienIntra> » doit être effectuée au plus tard le 31 octobre de l’année précédant celle du renouvellement tacite. Par exemple en cas d’option prise le 4 mai 2025, le demande de dénonciation doit être formulée par écrit au plus tard le 31 octobre 2027.</Paragraphe><Paragraphe>Cependant, si l’entreprise a réalisé des <LienInterne LienPublication="R66226" type="Sigle">AIC</LienInterne> pour un montant supérieur à <Valeur>10 000 €</Valeur> l’année où l’option est dénoncée, le régime restera applicable toute l’année suivante.</Paragraphe></Complement><Paragraphe>L’entreprise doit demander cette option via sa messagerie sur son compte professionnel impots.gouv.fr.</Paragraphe><ServiceEnLigne ID="R14668" URL="https://cfspro.impots.gouv.fr/LoginAccess" audience="Professionnels" type="Téléservice"><Titre>Compte fiscal en ligne pour les professionnels (mode EFI)</Titre><Source ID="R30612">Ministère chargé des finances</Source></ServiceEnLigne><Paragraphe>Pour en savoir plus, vous pouvez consulter notre fiche détaillant la <LienInterne LienPublication="F23569" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Professionnels">déduction de la TVA sur les achats professionnels</LienInterne>.</Paragraphe></Cas><Cas><Titre>
Montant annuel supérieur à 10 000 €</Titre><TitreFlottant><Paragraphe>Facturation HT et autoliquidation de la TVA</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>L'acquisition est soumise à la <MiseEnEvidence>TVA française</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Du fait du dépassement du seuil de <Valeur>10 000 €</Valeur>, l’entreprise cliente perd le bénéfice du régime dérogatoire pour ses AIC qui basculent alors dans le <MiseEnEvidence>régime général de TVA</MiseEnEvidence> : le vendeur facture donc en <LienInterne LienPublication="R31841" type="Sigle">HT</LienInterne> (il ne collecte pas la TVA) et cette TVA est directement payée (<MiseEnEvidence>autoliquidée</MiseEnEvidence>) par l’entreprise cliente au SIE.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Le dépassement du seuil de <Valeur>10 000 €</Valeur> HT au cours d’une année entraîne non seulement l’application du régime général de TVA aux AIC jusqu’à la fin de cette année mais également <MiseEnEvidence>pour toutes les AIC réalisées l’année suivante</MiseEnEvidence>.</Paragraphe></ANoter><Exemple><Titre>Exemple</Titre><Paragraphe>Les <LienIntra LienID="R62985" type="Définition de glossaire">AIC</LienIntra> effectuées par une entreprise française bénéficiant de la franchise de TVA n'ont pas dépassé <Valeur>10 000 €</Valeur> en N-1.</Paragraphe><Paragraphe>Au cours du 1<Exposant>er</Exposant> trimestre de l'année N, elle réalise 8 000 € d'achats qui ont bénéficié du régime dérogatoire (franchise de TVA). Si elle effectue un nouvel achat (AIC) de 2 700 € au cours du 3<Exposant>e</Exposant> trimestre de cette même année, ce dernier achat sera entièrement taxable selon le régime général puisqu'il aura entraîné le cumul des AIC au-dessus du seuil de <Valeur>10 000 €</Valeur>.</Paragraphe><Paragraphe>Dans cette situation, <MiseEnEvidence>toutes les AIC ultérieures réalisées au cours des années N ou même N+1 seront soumises au régime réel de TVA</MiseEnEvidence>.</Paragraphe></Exemple><TitreFlottant><Paragraphe>Absence de droit à déduction</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Malgré le passage de ses AIC dans le régime général de TVA, l’entreprise reste soumise au régime de la franchise en base de TVA, et elle <MiseEnEvidence>ne bénéficie donc pas du droit de déduction</MiseEnEvidence> de la TVA sur ses achats professionnels. Autrement dit, elle ne peut pas obtenir le remboursement de la TVA qu'elle a payée sur ses AIC. Pour obtenir le droit à déduction, elle doit <MiseEnEvidence>opter pour un régime réel de TVA</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Attention><Titre>Attention</Titre><Paragraphe>La communication du numéro de TVA à un fournisseur dans le cadre d'une acquisition intracommunautaire entraîne la <MiseEnEvidence>perte du régime</MiseEnEvidence> de franchise en base de TVA.</Paragraphe></Attention><TitreFlottant><Paragraphe>Option possible pour le régime réel de TVA</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>L’entreprise soumise au régime de la franchise en base de TVA peut cependant <MiseEnEvidence>opter</MiseEnEvidence> pour le <MiseEnEvidence>régime réel de TVA</MiseEnEvidence> et ainsi obtenir un <MiseEnEvidence>droit à déduction</MiseEnEvidence> de TVA.</Paragraphe><Paragraphe>Les règles concernant les professionnels en franchise en base de TVA ne s'appliqueront plus à l'entreprise. Ce sont les règles concernant les professionnels soumis au <MiseEnEvidence>régime réel </MiseEnEvidence>d'imposition qui seront applicables. Ces règles consistent par exemple à <MiseEnEvidence>déclarer</MiseEnEvidence> périodiquement le montant des AIC et le montant de la TVA due sur ces acquisitions (déclaration de chiffre d'affaires mensuelle ou trimestrielle <LienIntra LienID="R69331" type="Formulaire">n° 3310-CA3</LienIntra>).</Paragraphe><Complement><Titre>En savoir plus sur l’option pour le régime réel</Titre><Paragraphe>L’option pour le régime réel de TVA (ou régime général) vaut <MiseEnEvidence>pour le restant de l’année ainsi que les 2 années suivantes</MiseEnEvidence>. Par exemple, une option exercée le 4 mai 2025 continuera de produires ses effects jusqu’à la fin de l’année 2027.</Paragraphe><Paragraphe>Elle prend effet le premier jour du mois au cours duquel elle est déclarée.</Paragraphe><Paragraphe>L’option se renouvelle <MiseEnEvidence>tacitement</MiseEnEvidence>. L’entreprise ayant opté pour ce régime réel ne peut donc y renoncer qu’en adressant un <MiseEnEvidence>écrit</MiseEnEvidence> au SIE compétent. Cette demande dite de « <LienIntra LienID="R73360" type="Définition de glossaire">dénonciation</LienIntra> » doit être effectuée au plus tard le 31 octobre de l’année précédant celle du renouvellement tacite. Par exemple en cas d’option prise le 4 mai 2025, le demande de dénonciation doit être formulée par écrit au plus tard le 31 octobre 2027.</Paragraphe><Paragraphe>Cependant, si l’entreprise a réalisé des <LienInterne LienPublication="R66226" type="Sigle">AIC</LienInterne> pour un montant supérieur à <Valeur>10 000 €</Valeur> l’année où l’option est dénoncée, le régime restera applicable toute l’année suivante.</Paragraphe><Paragraphe>L’entreprise doit demander cette option via sa messagerie sur son compte professionnel impots.gouv.fr.</Paragraphe><ServiceEnLigne ID="R14668" URL="https://cfspro.impots.gouv.fr/LoginAccess" audience="Professionnels" type="Téléservice"><Titre>Compte fiscal en ligne pour les professionnels (mode EFI)</Titre><Source ID="R30612">Ministère chargé des finances</Source></ServiceEnLigne></Complement><TitreFlottant><Paragraphe>Obligation de déclarer la TVA</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Lorsque les <LienInterne LienPublication="R66226" type="Sigle">AIC</LienInterne> dépassent le seuil de <Valeur>10 000 €</Valeur>, l’entreprise cliente soumise à la franchise en base de TVA est tout de même obligée de déposer une déclaration de TVA (déclaration de chiffre d'affaires mensuelle ou trimestrielle <LienIntra LienID="R69331" type="Formulaire">n° 3310-CA3</LienIntra>).</Paragraphe><Paragraphe>Cette obligation de déclarer la TVA s’applique à compter de la <MiseEnEvidence>première AIC franchissant le seuil</MiseEnEvidence>, <MiseEnEvidence>ainsi que pour toutes celles réalisées jusqu’à la fin de l’année suivante.</MiseEnEvidence></Paragraphe><Paragraphe>Une déclaration doit être déposée <MiseEnEvidence>pour chaque période</MiseEnEvidence> au cours de laquelle l'entreprise a réalisé des <LienInterne LienPublication="R66226" type="Sigle">AIC</LienInterne> taxables à la TVA en France.</Paragraphe><TitreFlottant><Paragraphe>Comment compléter sa déclaration ?</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Sur sa <MiseEnEvidence>déclaration de chiffre d'affaires mensuelle ou trimestrielle</MiseEnEvidence> <LienIntra LienID="R69331" type="Formulaire">n° 3310-CA3</LienIntra>, l’entreprise doit indiquer les éléments suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Base <LienInterne LienPublication="R31841" type="Sigle">HT</LienInterne> des marchandises concernées à la <MiseEnEvidence>ligne B2</MiseEnEvidence> «Acquisitions intracommunautaires»</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Base et montant de la TVA aux lignes 08, 09, 9B ou autres selon les taux particuliers de TVA</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Montant de la TVA collectée (TVA brute) sur les AIC à la ligne 17</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Montant de TVA déductible sur les AIC à la ligne 20.</Paragraphe></Item></Liste><TitreFlottant><Paragraphe>Où effectuer ses déclarations de TVA ?</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Les déclarations sont complétées et transmises de manière <MiseEnEvidence>dématérialisée</MiseEnEvidence> (l’envoi de formulaires papiers n’est plus possible) :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Soit par une <MiseEnEvidence>saisie manuelle en ligne</MiseEnEvidence> des formulaires (<MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R73791" type="Définition de glossaire">mode EFI</LienIntra></MiseEnEvidence>). L’entreprise les complète elle-même, en se connectant sur son <MiseEnEvidence>espace professionnel impots.gouv.fr</MiseEnEvidence> :</Paragraphe></Item></Liste><ServiceEnLigne ID="R14668" URL="https://cfspro.impots.gouv.fr/LoginAccess" audience="Professionnels" type="Téléservice"><Titre>Compte fiscal en ligne pour les professionnels (mode EFI)</Titre><Source ID="R30612">Ministère chargé des finances</Source></ServiceEnLigne><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Soit en passant par un <MiseEnEvidence>logiciel</MiseEnEvidence> d’échange spécial (<MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R73877" type="Définition de glossaire">mode EDI)</LienIntra></MiseEnEvidence>. Dans ce cas l’entreprise ou plus généralement son mandataire (par exemple un expert-comptable) saisissent l’ensemble des informations exigées puis les télétransmettent à l’administration.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Ces deux modes de télédéclaration sont davantage détaillés sur la page «<LienInterne LienPublication="F23543" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Professionnels">Comment transmettre les déclarations fiscales professionnelles : EDI ou EFI ? </LienInterne>»</Paragraphe><Paragraphe>Pour effectuer ses déclarations, l’entreprise doit effectuer une <MiseEnEvidence>demande de numéro de TVA intracommunautaire</MiseEnEvidence> à son SIE via sa messagerie sur cet espace professionnel impots.gouv.fr.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R2488" sve="non" type="Local personnalisé sur SP"><Titre>Service des impôts des entreprises (SIE)</Titre><PivotLocal>sie</PivotLocal><RessourceWeb URL="https://lannuaire.service-public.gouv.fr/navigation/sie"/></OuSAdresser><Paragraphe>Lors de cette demande, l'entreprise <MiseEnEvidence>doit toutefois préciser</MiseEnEvidence> qu'elle souhaite <MiseEnEvidence>conserver</MiseEnEvidence> le bénéfice du régime dérogatoire en matière d'acquisitions intracommunautaires.</Paragraphe><Paragraphe>Pour en savoir plus sur l’immatriculation à la TVA, vous pouvez consulter notre page «<LienInterne LienPublication="F33340" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Professionnels">numéro de TVA intracommunautaire</LienInterne> ».</Paragraphe></Cas></BlocCas></SousChapitre></Chapitre></Texte></Situation><Situation><Titre>
Ventes de biens</Titre><Texte><Paragraphe>Les ventes de biens d’un État membre de <LienIntra LienID="R41270" type="Définition de glossaire">l’UE</LienIntra> à destination d’un autre État membre peuvent être soumis à l’un des deux régimes suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Régime de la livraison intracommunautaire</MiseEnEvidence></Paragraphe><Paragraphe>Ce régime s’applique lorsque cet échange est effectué par un <LienIntra LienID="R73532" type="Définition de glossaire">assujetti</LienIntra> (c’est-à-dire une entreprise soumise au régime réel de TVA ou même en <LienInterne LienPublication="F21746" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Professionnels">franchise en base de TVA</LienInterne>), au profit d’un acquéreur <LienIntra LienID="R73533" type="Définition de glossaire">redevable</LienIntra> de la TVA. L’acquéreur redevable est en général une entreprise non soumise à la franchise en base de TVA dans son pays, (car ce régime prévoit une exonération de la taxe).</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Régime de la vente à distance intracommunautaire</MiseEnEvidence></Paragraphe><Paragraphe>Ce régime s’applique lorsque l’acquéreur est non redevable de la TVA (donc un particulier ou une personne bénéficiant d’un régime dérogatoire, comme par exemple la <LienInterne LienPublication="F21746" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Professionnels">franchise en base de TVA</LienInterne>), peu importe que le vendeur soit assujetti ou non à la TVA.</Paragraphe></Item></Liste><Chapitre><Titre><Paragraphe>L'acheteur est une entreprise soumise à un régime réel de TVA</Paragraphe></Titre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Qu'est-ce qu'une livraison intracommunautaire ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Une livraison intracommunautaire désigne une <MiseEnEvidence>vente</MiseEnEvidence> effectuée par un <LienIntra LienID="R73532" type="Définition de glossaire">assujetti</LienIntra> à la TVA en France, à destination d’une personne d’un autre État membre de l’<LienInterne LienPublication="R24621" type="Sigle">UE</LienInterne> <MiseEnEvidence>ne bénéficiant pas d’un régime dérogatoire</MiseEnEvidence> à la TVA.</Paragraphe><Paragraphe>Cette livraison peut être <MiseEnEvidence>exonérée de TVA</MiseEnEvidence> lorsque certaines conditions sont réunies.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>L’exonération de TVA</MiseEnEvidence> a notamment comme conséquences pour le vendeur un <MiseEnEvidence>allègement des formalités </MiseEnEvidence>liées à l’opération (TVA non facturée et donc non collectée, absence de reversement à l’administration fiscale...)</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Quelles sont les conditions d’exonération d’une livraison intracommunautaire ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Ces ventes sont <MiseEnEvidence>exonérées</MiseEnEvidence> de TVA si elles respectent toutes les conditions suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>La livraison est effectuée à titre <MiseEnEvidence>onéreux</MiseEnEvidence>.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Le vendeur est un <MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R73532" type="Définition de glossaire">assujetti</LienIntra></MiseEnEvidence> à la TVA et agit en cette qualité.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>L’acquéreur est un assujetti à la TVA ou une personne morale non assujettie, <MiseEnEvidence>qui ne bénéficie pas dans son État membre d’un régime dérogatoire</MiseEnEvidence> (comme par exemple celui de la <LienInterne LienPublication="F21746" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Professionnels">franchise en base de TVA</LienInterne>).</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>L’acquéreur doit avoir un numéro de TVA intracommunautaire dans un État membre <MiseEnEvidence>autre que celui de départ de l’expédition ou du transport</MiseEnEvidence> des biens et doit l’avoir communiqué au vendeur; ce dernier doit vérifier l’existence et la validité du numéro communiqué. Cette vérification peut être effectuée sur le portail <LienInterne LienPublication="R14669" type="Téléservice" audience="Professionnels">VIES</LienInterne>.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Le vendeur doit avoir déposé à l’administration des douanes un <MiseEnEvidence>état récapitulatif</MiseEnEvidence> relatif aux livraisons intracommunautaires.</Paragraphe><Paragraphe>Pour en savoir plus sur ce document, vous pouvez consulter notre page <LienInterne LienPublication="F39275" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Professionnels">« Formalités douanières concernant la TVA des échanges de biens et services intracommunautaires »</LienInterne></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Le bien est<MiseEnEvidence> expédié ou transporté hors de France</MiseEnEvidence> (par le vendeur, par l’acquéreur ou pour leur compte) vers un autre État membre de l’<LienInterne LienPublication="R24621" type="Sigle">UE</LienInterne>; Toutefois, le vendeur doit pouvoir <MiseEnEvidence>prouver</MiseEnEvidence> la réalité de cette expédition ou transport même si ce n’est pas lui qui s’en est chargé.</Paragraphe><Paragraphe>Cette preuve peut être apportée de différentes manières, notamment par correspondance commerciale, bon de livraison, facture du transporteur...</Paragraphe></Item></Liste><Complement><Titre>En savoir plus sur la preuve de l’expédition ou du transport</Titre><Paragraphe>Les règles varient en fonction de la personne ayant effectué cette expédition ou ce transport (soit le vendeur ou un tiers pour son compte, soit l’acquéreur).</Paragraphe><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre>
Lorsque le bien est expédié ou transporté par le vendeur (ou par un tiers pour son compte)</Titre><Paragraphe>La réalité de la sortie du territoire vers un État membre est prouvée si le vendeur dispose de <MiseEnEvidence>deux éléments de preuve</MiseEnEvidence> parmi ceux concernant l'expédition ou le transport des biens. Il peut par exemple s’agir des documents suivants : une <LienIntra LienID="R73732" type="Définition de glossaire">lettre de voiture CMR</LienIntra> signée, une facture de fret aérien, une facture de transporteur...</Paragraphe><Paragraphe>Lorsque le vendeur ne dispose que <MiseEnEvidence>d’un seul</MiseEnEvidence> de ces éléments de preuve, il peut éventuellement le <MiseEnEvidence>compléter</MiseEnEvidence> par un second document parmi les suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Police d’assurance concernant l'expédition ou le transport des biens</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Tout document bancaire prouvant le paiement de l'expédition ou du transport des biens</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Tout document officiel délivré par une autorité publique (par exemple un notaire) confirmant l’arrivée des biens dans l’état de destination</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Récépissé d’entreposage des biens dans l’État membre de destination.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Les deux éléments de preuve doivent avoir été délivrés par des entreprises ou personnes différentes et indépendantes l’une à l’égard de l’autre ainsi qu’à l’égard des parties (vendeur et acquéreur). Ces documents ne doivent pas être contradictoires.</Paragraphe></Cas><Cas><Titre>
Lorsque le bien est transporté ou expédié par l’acquéreur</Titre><Paragraphe>La réalité de la sortie du territoire vers un État membre est prouvée si le vendeur est en possession de <MiseEnEvidence>deux éléments de preuve</MiseEnEvidence> ainsi que d’une <MiseEnEvidence>déclaration écrite de l’acquéreur </MiseEnEvidence>attestant qu’il a effectué lui-même, pour son compte, le transport ou l’expédition.</Paragraphe><TitreFlottant><Paragraphe>Exigence d’une déclaration écrite de l’acquéreur</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Cette déclaration doit mentionner tous les éléments suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Date d’émission</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Nom et adreses de l’acquéreur</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Quantité et nature des biens</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Date et lieu d’arrivée des biens</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>En cas de livraison de moyens de transport : le numéro d’identification de ce bien</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Identification de la personne qui accepte les biens au nom de l’acquéreur.</Paragraphe></Item></Liste><TitreFlottant><Paragraphe>Obligation de détenir deux éléments de preuve</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Le vendeur doit également <MiseEnEvidence>détenir deux éléments de preuve</MiseEnEvidence> parmi ceux relatifs à l'expédition ou au transport des biens. IIl peut par exemple s’agir des documents suivants : une <LienIntra LienID="R73732" type="Définition de glossaire">lettre de voiture CMR</LienIntra> signée, une facture de fret aérien, une facture de transporteur...</Paragraphe><Paragraphe>Lorsque le vendeur ne dispose que d’un seul de ces éléments de preuve, il peut éventuellement le <MiseEnEvidence>compléter</MiseEnEvidence> par un second document parmi les suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Police d’assurance concernant l'expédition ou le transport des biens</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Tout document bancaire prouvant le paiement de l'expédition ou du transport des biens</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Tout document officiel délivré par une autorité publique (par exemple un notaire) confirmant l’arrivée des biens dans l’état de destination</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Récépissé d’entreposage des biens dans l’État membre de destination.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Les deux éléments de preuve doivent avoir été délivrés par des entreprises ou personnes différentes et <MiseEnEvidence>indépendantes</MiseEnEvidence> l’une à l’égard de l’autre ainsi qu’à l’égard des parties (vendeur et acquéreur). Ces documents ne doivent pas être contradictoires.</Paragraphe></Cas></BlocCas></Complement><Lien><Titre>Référence : Code général des impôts : article 262 ter</Titre><LienExterne type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000041467600/"/></Lien><Lien><Titre>Référence : Code général des impôts : article 289 B</Titre><LienExterne type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000048826837"/></Lien><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Les livraisons de certains biens, lorsqu’ils sont <MiseEnEvidence>revendus</MiseEnEvidence> après avoir été initialement achetés à une personne non redevable de la TVA ou non autorisée à la facturer, <MiseEnEvidence>ne bénéficient pas de l’exonération</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Les biens concernés sont les suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Biens d'occasion</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Oeuvres d'art</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Objets de collection ou d'antiquité.</Paragraphe></Item></Liste></ANoter><Lien><Titre>Référence : Code général des impôts : article 297 A</Titre><LienExterne type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000048835065/2025-01-01"/></Lien></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Quelles sont les règles concernant la facturation d’une livraison exonérée ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Dans le cadre d’une livraison intracommunautaire exonérée, la facture est émise <LienInterne LienPublication="R31841" type="Sigle">HT</LienInterne>. Dans cette situation, l’entreprise française qui vend ne collecte aucune TVA et ne doit donc rien reverser à l’administration fiscale.</Paragraphe><Paragraphe>Une telle livraison doit par ailleurs comporter, en plus des <LienInterne LienPublication="F31808" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Professionnels">mentions obligatoires</LienInterne> habituelles devant figurer sur toute facture, les informations suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Numéro de TVA intracommunautaire de l’acquéreur dans son pays</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Numéro de TVA intracommunautaire du vendeur</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>La mention suivante : «Exonération TVA, article 262 ter - I du Code général des impôts. (CGI)».</Paragraphe></Item></Liste><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Un vendeur qui mentionne la TVA même par erreur sur une facture (par exemple lorsque l’opération est exonérée) en est alors <MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R73533" type="Définition de glossaire">redevable</LienIntra></MiseEnEvidence>.</Paragraphe></ANoter><Lien><Titre>Référence : Code général des impôts : article 283-3</Titre><LienExterne type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000048838530"/></Lien></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Comment déclarer les livraisons intracommunautaires ?</Paragraphe></Titre><TitreFlottant><Paragraphe>Obligations déclaratives fiscales</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Les livraisons intracommunautaires exonérées doivent être portées sur la déclaration de TVA du vendeur selon les indications suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Vendeur soumis au régime réel normal (<MiseEnEvidence>déclaration mensuelle <LienIntra LienID="R69331" type="Formulaire">n° 3310-CA3</LienIntra></MiseEnEvidence>) ligne F2</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Vendeur soumis au régime réel simplifié (<MiseEnEvidence>déclaration annuelle <LienInterne LienPublication="R14665" type="Formulaire" audience="Professionnels">n° 3517-S CA12</LienInterne></MiseEnEvidence>) ligne 04</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Vendeur soumis au régime simplifié de l’agriculture (<MiseEnEvidence>déclaration annuelle n° 3517-AGR CA12A</MiseEnEvidence>) ligne 03.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Les déclarations sont effectuées en ligne, sur <MiseEnEvidence>l'espace professionnel impots.gouv.fr</MiseEnEvidence> de l'entreprise :</Paragraphe><ServiceEnLigne ID="R14668" URL="https://cfspro.impots.gouv.fr/LoginAccess" audience="Professionnels" type="Téléservice"><Titre>Compte fiscal en ligne pour les professionnels (mode EFI)</Titre><Source ID="R30612">Ministère chargé des finances</Source></ServiceEnLigne><TitreFlottant><Paragraphe>Formalités douanières</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Chaque fois qu’il a réalisé une vente d’un bien à destination d’un État membre de <LienIntra LienID="R41270" type="Définition de glossaire">l’UE,</LienIntra> un vendeur <LienIntra LienID="R73532" type="Définition de glossaire">assujetti</LienIntra> à la TVA (<LienIntra LienID="R73533" type="Définition de glossaire">redevable</LienIntra> ou non) est soumis à certaines formalités douanières :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Obligation d’établir périodiquement un état récapitulatif de TVA</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Dans certains cas : obligation de répondre périodiquement à une enquête statistique sur ses échanges intracommunautaires (<LienIntra LienID="R73571" type="Définition de glossaire">expéditions</LienIntra> et/ou <LienIntra LienID="R73572" type="Définition de glossaire">introductions</LienIntra>).</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Pour en savoir plus, vous pouvez consulter notre page détaillant ces <LienInterne LienPublication="F39275" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Professionnels">formalités douanières</LienInterne>.</Paragraphe></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>L'acheteur est un particulier ou un professionnel non redevable de la TVA</Paragraphe></Titre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Qu'est-ce qu'une vente à distance intracommunautaire ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La livraison d’un bien expédié par le vendeur ou transporté pour son compte vers un autre État membre de <LienIntra LienID="R41270" type="Définition de glossaire">l’UE</LienIntra>, à un particulier ou un professionnel (personne physique ou personne morale) non <LienIntra LienID="R73533" type="Définition de glossaire">redevable de la TVA</LienIntra> constitue une <MiseEnEvidence>vente à distance intracommunautaire</MiseEnEvidence> (<LienInterne LienPublication="R73622" type="Sigle">VAD-IC</LienInterne>). Par exemple, une personne bénéficiant de la franchise en base n’est pas redevable de la TVA.</Paragraphe><TitreFlottant><Paragraphe>Conditions d’une vente à distance intracommunautaire</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Une vente est qualifiée de vente à distance intracommunautaire (<LienInterne LienPublication="R73622" type="Sigle">VAD-IC</LienInterne>) lorsqu’elle réunit <MiseEnEvidence>toutes les conditions</MiseEnEvidence> suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Elle porte sur des <LienIntra LienID="R73632" type="Définition de glossaire">biens meubles corporels</LienIntra></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Les biens vendus doivent être expédiés ou transportés physiquement par le vendeur, ou transportés pour son compte à destination de l’acquéreur</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>L’acquéreur doit être une personne non <LienIntra LienID="R73533" type="Définition de glossaire">redevable</LienIntra> de la TVA. Cela concerne donc aussi bien les personnes non assujetties (par exemple un particulier) que celles assujetties mais bénéficiant d’un régime dérogatoire (ce qui est le cas d’une entreprise soumise à la <LienExterne URL="https://entreprendre.service-public.gouv.fr/actualites/A17995">franchise en base de TVA</LienExterne> par exemple).</Paragraphe></Item></Liste><Lien><Titre>Référence : Code général des impôts : article 256</Titre><LienExterne type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000044983615/2025-09-19"/></Lien><Lien><Titre>Référence : Code général des impôts : article 258A</Titre><LienExterne type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000042886596/"/></Lien><TitreFlottant><Paragraphe>Biens exclus du régime des ventes à distance intracommunautaires</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Certains biens sont exclus du régime des <LienInterne LienPublication="R73622" type="Sigle">VAD-IC</LienInterne>. C’est notamment le cas des biens suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Moyens de transports neufs</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Moyens de transports d’occasion</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Biens livrés après montage ou installation, avec ou sans essai de mise en service, par le fournisseur ou pour son compte </Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Biens d’occasion, objets d’art, de collection ou antiquités.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Au regard de la TVA, le régime d’une <LienInterne LienPublication="R73622" type="Sigle">VAD-IC</LienInterne>  varie selon que le vendeur professionnel est soumis ou non au régime réel de TVA.</Paragraphe><Paragraphe>Pour en savoir plus sur les différents régimes de TVA, vous pouvez consulter la page <LienInterne LienPublication="F23566" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Professionnels">« Déclarer et payer la TVA »</LienInterne></Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Vendeur professionnel soumis à un régime réel de TVA</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Les règles en matière de TVA diffèrent selon le montant hors taxe (<LienInterne LienPublication="R31841" type="Sigle">HT</LienInterne>) de toutes les ventes à distance intracommunautaires (et de certaines prestations de services, notamment de services électroniques) qu’un professionnel a réalisées au cours d’une <LienIntra LienID="R52114" type="Définition de glossaire">année civile</LienIntra> :</Paragraphe><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre>
Montant annuel hors taxe inférieur à 10 000 €</Titre><TitreFlottant><Paragraphe>Facturation TTC</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>La TVA due est <MiseEnEvidence>celle de l’État membre</MiseEnEvidence> où est établi le vendeur. Elle doit être payée et déclarée dans cet État.</Paragraphe><Paragraphe>Si le vendeur est <MiseEnEvidence>établi en France</MiseEnEvidence>, la vente à distance intracommunautaire (<LienInterne LienPublication="R73622" type="Sigle">VAD-IC</LienInterne>) est donc soumise à la <MiseEnEvidence>TVA française</MiseEnEvidence> et payée en France.</Paragraphe><Paragraphe>Dans une telle situation, la facture est émise <LienInterne LienPublication="R24408" type="Sigle">TTC</LienInterne>.</Paragraphe><TitreFlottant><Paragraphe>Comment effectuer sa déclaration ?</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>La déclaration à réaliser dépend du régime de TVA du vendeur :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Lorsqu’il est soumis au <LienIntra LienID="R62968" type="Définition de glossaire">régime réel normal de TVA</LienIntra>, il doit compléter et déposer une <MiseEnEvidence>déclaration de chiffre d'affaires mensuelle ou trimestrielle</MiseEnEvidence> <LienIntra LienID="R69331" type="Formulaire">n° 3310-CA3</LienIntra>.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Lorsqu’il est soumis au <LienIntra LienID="R73735" type="Définition de glossaire">régime simplifié de TVA</LienIntra>, il doit compléter et déposer une <MiseEnEvidence>déclaration annuelle </MiseEnEvidence><LienInterne LienPublication="R14665" type="Formulaire" audience="Professionnels">n° 3517-AGR CA12</LienInterne>,</Paragraphe></Item></Liste><TitreFlottant><Paragraphe>Où effectuer ses déclarations de TVA ?</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Les déclarations sont complétées et transmises de manière <MiseEnEvidence>dématérialisée</MiseEnEvidence> (l’envoi de formulaires papiers n’est plus possible) :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Soit par une <MiseEnEvidence>saisie manuelle en ligne</MiseEnEvidence> du formulaire (<MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R73791" type="Définition de glossaire">mode EFI</LienIntra></MiseEnEvidence>). L’entreprise le complète elle-même, en se connectant :</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Sur son espace professionnel impots.gouv.fr :</Paragraphe><ServiceEnLigne ID="R14668" URL="https://cfspro.impots.gouv.fr/LoginAccess" audience="Professionnels" type="Téléservice"><Titre>Compte fiscal en ligne pour les professionnels (mode EFI)</Titre><Source ID="R30612">Ministère chargé des finances</Source></ServiceEnLigne><Paragraphe>Ou sur son compte Portailpro.gouv. :</Paragraphe><ServiceEnLigne ID="R70307" URL="https://portailpro.gouv.fr/ms/login" audience="Professionnels" type="Téléservice"><Titre>Compte professionnel portailpro.gouv</Titre><Source ID="R30656">Ministère chargé de l'économie</Source><Introduction><Texte><Paragraphe>Portailpro.gouv permet aux professionnels de centraliser et de consulter, <MiseEnEvidence>sur un seul espace</MiseEnEvidence>, l’ensemble de leurs <MiseEnEvidence>déclarations et paiements</MiseEnEvidence> auprès des administrations <MiseEnEvidence>fiscales, sociales et douanières</MiseEnEvidence>.</Paragraphe></Texte></Introduction></ServiceEnLigne><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Soit en passant par un <MiseEnEvidence>logiciel</MiseEnEvidence> d’échange spécial (<MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R73877" type="Définition de glossaire">mode EDI)</LienIntra></MiseEnEvidence>. Dans ce cas, l’entreprise ou plus généralement son mandataire (par exemple un expert-comptable) saisissent l’ensemble des informations exigées puis les télétransmettent à l’administration.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Ces deux modes de télédéclaration sont davantage détaillés sur la page «<LienInterne LienPublication="F23543" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Professionnels">Comment transmettre les déclarations fiscales professionnelles : EDI ou EFI ? </LienInterne>»</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>L'administration fiscale accorde un délai supplémentaire de <MiseEnEvidence>15 <LienIntra LienID="R1092" type="Définition de glossaire">jours calendaires</LienIntra> </MiseEnEvidence>pour réaliser cette téléprocédure.</Paragraphe></ANoter><TitreFlottant><Paragraphe>Formalités douanières</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Chaque fois qu’il a réalisé une vente d’un bien à destination d’un État membre de <LienIntra LienID="R41270" type="Définition de glossaire">l’UE,</LienIntra> un vendeur <LienIntra LienID="R73532" type="Définition de glossaire">assujetti</LienIntra> à la TVA (<LienIntra LienID="R73533" type="Définition de glossaire">redevable</LienIntra> ou non) est soumis à certaines formalités douanières :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Obligation d’établir périodiquement un état récapitulatif de TVA</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Dans certains cas  : obligation de répondre périodiquement à une enquête statistique sur ses échanges intracommunautaires (<LienIntra LienID="R73571" type="Définition de glossaire">expéditions</LienIntra> et/ou <LienIntra LienID="R73572" type="Définition de glossaire">introductions</LienIntra>)</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Pour en savoir plus, vous pouvez consulter <LienInterne LienPublication="F39275" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Professionnels">notre page détaillant ces formalités douanières</LienInterne>.</Paragraphe></Cas><Cas><Titre>
Montant annuel hors taxe supérieur à 10 000 €</Titre><TitreFlottant><Paragraphe>Facturation TTC</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>La TVA due est <MiseEnEvidence>celle de l’État membre où se situe l’acquéreur.</MiseEnEvidence> Elle doit être <MiseEnEvidence>payée et déclarée dans cet État</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Dans une telle situation, la facture est émise <LienInterne LienPublication="R24408" type="Sigle">TTC</LienInterne>.</Paragraphe><TitreFlottant><Paragraphe>Comment déclarer la TVA ?</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Bien que cette vente soit soumise à la TVA dans le pays de l’acquéreur, c’est le vendeur qui doit la déclarer.</Paragraphe><Paragraphe>Cette formalité n’est pas effectuée par l’acquéreur car celui-ci est une personne non redevable de la TVA, et donc soumise à aucune obligation concernant cette taxe (déclaration, collecte, autoliquidation...)</Paragraphe><Paragraphe>La déclaration de TVA par le vendeur dans l’État membre de l’acquéreur peut se faire de 2 manières différentes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Le vendeur (le déclarant) peut <MiseEnEvidence>s'immatriculer à la TVA dans le pays de l’acquéreur</MiseEnEvidence> en demandant un numéro de TVA intracommunautaire dans ce pays. Il peut alors facturer la TVA de l’État où se situe l’acquéreur (facture TTC) et la reverser directement à l’administration fiscale de cet État.</Paragraphe><Paragraphe>La demande de numéro de TVA intracommunautaire doit être effectuée par le vendeur auprès du SIE via sa messagerie sur cet espace professionnel impots.gouv.fr.</Paragraphe></Item></Liste><OuSAdresser ID="R2488" sve="non" type="Local personnalisé sur SP"><Titre>Service des impôts des entreprises (SIE)</Titre><PivotLocal>sie</PivotLocal><RessourceWeb URL="https://lannuaire.service-public.gouv.fr/navigation/sie"/></OuSAdresser><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Le vendeur peut également s’inscrire au<MiseEnEvidence> guichet unique de TVA</MiseEnEvidence> afin de simplifier ses obligations déclaratives ainsi que la procédure de paiement de cette taxe.</Paragraphe><Paragraphe>Le vendeur optant pour ce dispositif n’est alors plus obligé de s’immatriculer auprès de l’administration fiscale de chaque État membre dans lequel il doit payer la TVA. Il n’est pas non plus obligé d’émettre une facture.</Paragraphe><Paragraphe>Chaque fois que ce vendeur réalisera une opération l’obligeant à payer la TVA, il la déclarera et la paiera auprès de l’administration du seul État membre via le guichet unique.</Paragraphe></Item></Liste><ServiceEnLigne ID="R42398" URL="https://www.impots.gouv.fr/professionnel/jutilise-le-guichet-unique-tva-ioss-oss" audience="Professionnels" type="Téléservice"><Titre>Guichet unique de TVA</Titre><Source ID="R30612">Ministère chargé des finances</Source></ServiceEnLigne><Complement><Titre>En savoir plus sur l’inscription au guichet unique</Titre><Paragraphe>L’inscription au guichet unique de TVA s’effectue auprès du SIE territorialement compétent.</Paragraphe><Paragraphe>Les entreprises situées dans <LienIntra LienID="R41270" type="Définition de glossaire">l'UE</LienIntra> ou immatriculées en UE accèdent au guichet par le site impots.gouv.fr, via leur espace professionnel.</Paragraphe><ServiceEnLigne ID="R58912" URL="https://cfspro.impots.gouv.fr/LoginAccess?op=c&amp;url=aHR0cHM6Ly9jZnNwcm8uaW1wb3RzLmdvdXYuZnIvbWlyZS9hY2N1ZWlsLmRv" audience="Professionnels" type="Téléservice"><Titre>Espace professionnel impots.gouv.fr</Titre><Source ID="R30612">Ministère chargé des finances</Source></ServiceEnLigne><Paragraphe>La demande d’inscription au dispositif doit être effectuée avant le début du trimestre civil au cours duquel le dépôt d’une première déclaration de TVA est souhaité. L’inscription devient effective le premier jour du trimestre suivant la demande d’inscription de l’assujetti.</Paragraphe></Complement><TitreFlottant><Paragraphe>Formalités douanières</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Chaque fois qu’il a réalisé une vente d’un bien à destination d’un État membre de <LienIntra LienID="R41270" type="Définition de glossaire">l’UE,</LienIntra> un vendeur <LienIntra LienID="R73532" type="Définition de glossaire">assujetti</LienIntra> à la TVA (<LienIntra LienID="R73533" type="Définition de glossaire">redevable</LienIntra> ou non) est soumis à certaines formalités douanières :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Obligation d’établir périodiquement un état récapitulatif de TVA</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Dans certains cas : obligation de répondre périodiquement à une enquête statistique sur ses échanges intracommunautaires (<LienIntra LienID="R73571" type="Définition de glossaire">expéditions</LienIntra> et/ou <LienIntra LienID="R73572" type="Définition de glossaire">introductions</LienIntra>)</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Pour en savoir plus, vous pouvez consulter <LienInterne LienPublication="F39275" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Professionnels">notre page détaillant ces formalités douanières</LienInterne>.</Paragraphe></Cas></BlocCas></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Vendeur professionnel en franchise en base de TVA ou non assujetti à la TVA</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Lorsque le vendeur n’est pas <LienIntra LienID="R73533" type="Définition de glossaire">redevable</LienIntra> de la TVA, les règles varient notamment selon qu’il a demandé à bénéficier ou non, dans l’État de destination des biens, d’un régime dérogatoire.</Paragraphe><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre>
Vendeur professionnel qui bénéficie de la franchise en base européenne dans l'État de destination des biens</Titre><TitreFlottant><Paragraphe>Facturation HT</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Lorsque le professionnel est soumis à la franchise en base de TVA dans le pays dans lequel il vend ses biens, il ne doit <MiseEnEvidence>pas facturer la TVA</MiseEnEvidence> à un client qui n’est pas redevable. Autrement dit, la facture qu’il lui adresse est <LienInterne LienPublication="R31841" type="Sigle">HT</LienInterne>.</Paragraphe><Complement><Titre>En savoir plus sur la franchise en base de TVA dans un autre État membre de l’UE</Titre><Paragraphe>Une entreprise établie en France peut bénéficier du régime de la <MiseEnEvidence>franchise en base de TVA dans un autre État membre</MiseEnEvidence> de <LienIntra LienID="R41270" type="Définition de glossaire">l’UE</LienIntra> dans lequel elle n’est pas établie. Elle doit pour cela respecter <MiseEnEvidence>toutes les conditions suivantes</MiseEnEvidence> :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Être établie en France métropolitaine</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Exercer une activité éligible à la franchise en base de TVA dans l’autre État membre d’exemption</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Réaliser sur les années N et N-1 un <LienIntra LienID="R58744" type="Définition de glossaire">CA</LienIntra> annuel inférieur à <Valeur>100 000 €</Valeur> dans toute l’UE, y compris la France</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Réaliser sur les années N et N-1 un CA annuel inférieur aux seuils de franchise nationaux en vigueur dans l’État membre d’exemption</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Ne pas être inscrit au guichet unique TVA e-commerce (OSS) sous les régimes OSS non-UE ou IOSS. Pour en savoir plus vous pouvez consulter la fiche concernant le <LienIntra LienID="R42398" type="Téléservice">Guichet unique de TVA</LienIntra></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Demander à l'administration fiscale française le bénéfice de la franchise en base de TVA européenne</Paragraphe></Item></Liste><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Si l’entreprise bénéficiant de la franchise dans un autre État membre réalise des échanges dépassant le seuil de <Valeur>100 000 €</Valeur>, elle doit prévenir l’administration fiscale dans un délai de 15 jours ouvrables.</Paragraphe><Paragraphe>Elle doit également, dans ce même délai, lui communiquer le montant des échanges réalisés en France et dans l’UE depuis le début du trimestre civil jusqu’au jour du dépassement.</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>Plus d’informations concernant la demande de franchise en base de TVA européenne sont disponibles sur les fiches <LienInterne LienPublication="F37527" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Professionnels">TVA applicable aux échanges de prestations de services dans l'Union européenne</LienInterne> ou <LienInterne LienPublication="F33340" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Professionnels">TVA applicable aux échanges de biens dans l'Union européenne</LienInterne>.</Paragraphe></Complement><TitreFlottant><Paragraphe>Obligations déclaratives</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Dans le mois suivant la fin de chaque <LienIntra LienID="R58586" type="Définition de glossaire">trimestre civil</LienIntra>, le vendeur doit <MiseEnEvidence>communiquer à l'administration française</MiseEnEvidence> les informations suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Montant total des ventes de biens ou prestations de services faites en France au cours du trimestre civil. Si aucune vente de bien ou de prestation n’a été effectuée en France il faut indiquer <MiseEnEvidence>0</MiseEnEvidence></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Montant total des ventes de biens faites dans chaque État membre de l'Union européenne au cours du trimestre civil. Si aucune vente ou prestation a été effectuée à destination de l’un de ces États il faut indiquer <MiseEnEvidence>0</MiseEnEvidence>. Les ventes réalisées dans une État membre dans lequel l'entreprise ne bénéficie pas de la franchise en base de TVA doivent également être indiquées.</Paragraphe></Item></Liste><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Lorsque le professionnel assujetti ne respecte pas ce délai d’un mois à compter de la fin du trimestre civil, il doit alors s'identifier à la TVA en France et y déposer des déclarations de TVA.</Paragraphe></ASavoir><TitreFlottant><Paragraphe>Option possible pour le régime réel de TVA</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>L’entreprise soumise au régime de la franchise en base de TVA peut cependant <MiseEnEvidence>opter</MiseEnEvidence> pour le <MiseEnEvidence>régime réel de TVA</MiseEnEvidence>. Cela peut par exemple lui permettre d’obtenir un <MiseEnEvidence>droit à déduction</MiseEnEvidence> de TVA.</Paragraphe><Complement><Titre>En savoir plus sur l’option pour le régime réel</Titre><Paragraphe>L’option pour le régime réel de TVA (ou régime général) vaut <MiseEnEvidence>pour le restant de l’année ainsi que les 2 années suivantes</MiseEnEvidence>. Par exemple, une option exercée le 4 mai 2025 continuera de produires ses effects jusqu’à la fin de l’année 2027.</Paragraphe><Paragraphe>Elle prend effet le premier jour du mois au cours duquel elle est déclarée.</Paragraphe><Paragraphe>L’option se renouvelle <MiseEnEvidence>tacitement</MiseEnEvidence>. L’entreprise ayant opté pour ce régime réel ne peut donc y renoncer qu’en adressant un <MiseEnEvidence>écrit</MiseEnEvidence> au SIE compétent. Cette demande dite de « <LienIntra LienID="R73360" type="Définition de glossaire">dénonciation</LienIntra> » doit être effectuée au plus tard le 31 octobre de l’année précédant celle du renouvellement tacite. Par exemple en cas d’option prise le 4 mai 2025, le demande de dénonciation doit être formulée par écrit au plus tard le 31 octobre 2027.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Lorsque le professionel adhère au guichet unique de TVA, il est considéré comme ayant renoncé à la franchise en base de TVA.</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>L’entreprise doit demander cette option via sa messagerie sur son compte professionnel impots.gouv.fr.</Paragraphe><ServiceEnLigne ID="R14668" URL="https://cfspro.impots.gouv.fr/LoginAccess" audience="Professionnels" type="Téléservice"><Titre>Compte fiscal en ligne pour les professionnels (mode EFI)</Titre><Source ID="R30612">Ministère chargé des finances</Source></ServiceEnLigne></Complement><TitreFlottant><Paragraphe>Formalités douanières</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Dès qu’il a réalisé une vente d’un bien à destination d’un État membre de <LienIntra LienID="R41270" type="Définition de glossaire">l’UE,</LienIntra> un vendeur <LienIntra LienID="R73532" type="Définition de glossaire">assujetti</LienIntra> à la TVA, qu’il soit <LienIntra LienID="R73533" type="Définition de glossaire">redevable</LienIntra> ou non est soumis à certaines formalités douanières :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Obligation d’établir périodiquement un état récapitulatif de TVA</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Dans certains cas  : obligation de répondre périodiquement à une enquête statistique sur ses échanges intracommunautaires (<LienIntra LienID="R73571" type="Définition de glossaire">expéditions</LienIntra> et/ou <LienIntra LienID="R73572" type="Définition de glossaire">introductions</LienIntra>)</Paragraphe></Item></Liste><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>N’étant pas un <LienIntra LienID="R73532" type="Définition de glossaire">assujetti</LienIntra>, un vendeur particulier ne supporte pas ces obligations déclaratives.</Paragraphe></ANoter><Paragraphe>Pour en savoir plus, vous pouvez consulter <LienInterne LienPublication="F39275" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Professionnels">notre page détaillant ces formalités douanières</LienInterne>.</Paragraphe></Cas><Cas><Titre>
Vendeur professionnel qui ne bénéficie pas de la franchise en base européenne dans l'État de destination des biens</Titre><Introduction><Paragraphe>Les règles en matière de TVA diffèrent selon le montant hors taxe (HT) de toutes les ventes à distance (et de certaines prestations de services, notamment de services électroniques) qu’un professionnel non <LienIntra LienID="R73533" type="Définition de glossaire">redevable</LienIntra> de la TVA a réalisées au cours d’une <LienIntra LienID="R52114" type="Définition de glossaire">année civile</LienIntra> :</Paragraphe></Introduction><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre>
Montant annuel hors taxe inférieur à 10 000 €</Titre><Paragraphe>Les personnes soumises au régime de la franchise en base de TVA en France n’ont pas l’obligation de déclarer la TVA si leur chiffre d'affaires annuel <LienInterne LienPublication="R31841" type="Sigle">HT</LienInterne> ne dépasse pas <Valeur>10 000 €</Valeur></Paragraphe><Paragraphe>Dans ce cas, la vente n'est pas soumise à la TVA. Aucune formalité déclarative ne doit alors être effectuée auprès de l’administration ficale.</Paragraphe><TitreFlottant><Paragraphe>Formalités douanières</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Dès qu’il a réalisé une vente d’un bien à destination d’un État membre de <LienIntra LienID="R41270" type="Définition de glossaire">l’UE,</LienIntra> un vendeur <LienIntra LienID="R73532" type="Définition de glossaire">assujetti</LienIntra> à la TVA, qu’il soit <LienIntra LienID="R73533" type="Définition de glossaire">redevable</LienIntra> ou non est soumis à certaines formalités douanières :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Obligation d’établir périodiquement un état récapitulatif de TVA</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Dans certains cas  : obligation de répondre périodiquement à une enquête statistique sur ses échanges intracommunautaires (<LienIntra LienID="R73571" type="Définition de glossaire">expéditions</LienIntra> et/ou <LienIntra LienID="R73572" type="Définition de glossaire">introductions</LienIntra>).</Paragraphe></Item></Liste><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Les livraisons intracommunautaires de moyens de transport neufs ou de biens livrés après montage ou installation ne sont pas des ventes à distance.</Paragraphe></ASavoir></Cas><Cas><Titre>
Montant annuel hors taxe supérieur à 10 000 €</Titre><Paragraphe>La vente est soumise à la <MiseEnEvidence>TVA du pays dans lequel est situé le client</MiseEnEvidence> de l'entreprise française.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Les livraisons intracommunautaires de moyens de transport neufs ou de biens livrés après montage ou installation ne sont pas des ventes à distance.</Paragraphe></ASavoir><TitreFlottant><Paragraphe>Demande d’immatriculation à la TVA</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>L'entreprise est obligée de s'immatriculer à la TVA dès lors que le montant annuel <LienInterne LienPublication="R31841" type="Sigle">HT</LienInterne> de ses ventes à distance dépasse <Valeur>10 000 €</Valeur>. Elle doit ainsi faire une demande de numéro de TVA intracommunautaire via la messagerie de son espace professionnel sur le site impots.gouv.fr :</Paragraphe><ServiceEnLigne ID="R14668" URL="https://cfspro.impots.gouv.fr/LoginAccess" audience="Professionnels" type="Téléservice"><Titre>Compte fiscal en ligne pour les professionnels (mode EFI)</Titre><Source ID="R30612">Ministère chargé des finances</Source></ServiceEnLigne><Paragraphe>Pour en savoir plus sur l’immatriculation à la TVA, vous pouvez consulter notre page «<LienInterne LienPublication="F23570" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Professionnels">Numéro de TVA intracommunautaire</LienInterne> ».</Paragraphe><TitreFlottant><Paragraphe>Comment déclarer la TVA ?</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Pour déclarer la TVA, l'entreprise a <MiseEnEvidence>2 solutions</MiseEnEvidence> :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Lorsqu’elle est immatriculée à la TVA dans le pays de l'acheteur, elle peut facturer la TVA de l'État dans lequel est établi le client et la reverser directement à cet État.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Lorsqu’elle est <LienIntra LienID="R73532" type="Définition de glossaire">assujettie</LienIntra> à la TVA (par exemple en cas de franchise en base de TVA en France), elle peut également utiliser le guichet unique de TVA pour reverser la TVA facturée directement à l'État dans lequel le client est établi. Dés lors qu'elle utilise une fois le guichet, l’entreprise est obligée de l'utiliser pour déclarer la TVA de toutes les ventes à distance qu'elle réalise par la suite.</Paragraphe></Item></Liste><ServiceEnLigne ID="R42398" URL="https://www.impots.gouv.fr/professionnel/jutilise-le-guichet-unique-tva-ioss-oss" audience="Professionnels" type="Téléservice"><Titre>Guichet unique de TVA</Titre><Source ID="R30612">Ministère chargé des finances</Source></ServiceEnLigne><TitreFlottant><Paragraphe>Formalités douanières</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Chaque fois qu’il a réalisé une vente d’un bien à destination d’un État membre de <LienIntra LienID="R41270" type="Définition de glossaire">l’UE,</LienIntra> le vendeur <LienIntra LienID="R73532" type="Définition de glossaire">assujetti</LienIntra> à la TVA (<LienIntra LienID="R73533" type="Définition de glossaire">redevable</LienIntra> ou non) est soumis à certaines formalités douanières :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Obligation d’établir périodiquement un état récapitulatif de TVA</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Dans certains cas  : obligation de répondre périodiquement à une enquête statistique sur ses échanges intracommunautaires (<LienIntra LienID="R73571" type="Définition de glossaire">expéditions</LienIntra> et/ou <LienIntra LienID="R73572" type="Définition de glossaire">introductions</LienIntra>).</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Pour en savoir plus, vous pouvez consulter <LienInterne LienPublication="F39275" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Professionnels">notre page détaillant ces formalités douanières</LienInterne>.</Paragraphe></Cas></BlocCas></Cas></BlocCas></SousChapitre></Chapitre></Texte></Situation></ListeSituations><VoirAussi important="non"><Fiche ID="F37527" audience="Professionnels"><Titre>TVA applicable aux échanges de prestations de services dans l'Union européenne</Titre><Theme ID="N24265"><Titre>Fiscalité</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F23566" audience="Professionnels"><Titre>Déclarer et payer la TVA</Titre><Theme ID="N24265"><Titre>Fiscalité</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F33167" audience="Professionnels"><Titre>Importations et exportations (hors Union européenne) : règles en matière de TVA</Titre><Theme ID="N24265"><Titre>Fiscalité</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F21746" audience="Professionnels"><Titre>Franchise en base de TVA</Titre><Theme ID="N24265"><Titre>Fiscalité</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F23570" audience="Professionnels"><Titre>Numéro de TVA intracommunautaire</Titre><Theme ID="N24265"><Titre>Fiscalité</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F23569" audience="Professionnels"><Titre>Déduction de la TVA sur les achats professionnels</Titre><Theme ID="N24265"><Titre>Fiscalité</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F39275" audience="Professionnels"><Titre>Formalités douanières concernant la TVA des échanges de biens et services intracommunautaires</Titre><Theme ID="N24265"><Titre>Fiscalité</Titre></Theme></Fiche></VoirAussi><QuiPeutMAider ID="R64886" sve="non" type="Place des entreprises"><Titre>PDE - Solliciter des avantages fiscaux et des réductions d’impôts</Titre><PivotLocal>https://conseillers-entreprises.service-public.gouv.fr/aide-entreprise/accueil/demande/reduction-impots</PivotLocal><IntroductionSimple><Titre>Le Service Public Conseillers entreprises</Titre><Paragraphe>Vous avez un projet, une difficulté, une question du quotidien ? &lt;br/&gt; Simple et gratuit : vous êtes rappelé(e) dans les 5 jours par LE conseiller qui peut vous aider.</Paragraphe></IntroductionSimple></QuiPeutMAider><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000018619382" ID="R73704"><Titre>Code général des impôts : article 256 A</Titre><Source ID="R38880">Legifrance</Source><Complement>Conditions d’assujettissement à la TVA</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000044983608" ID="R36607"><Titre>Code général des impôts : article 256 bis</Titre><Source ID="R38880">Legifrance</Source><Complement>TVA des acquisitions intracommunautaires et seuils de TVA</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000026949956/" ID="R36032"><Titre>Code général des impôts : article 286 ter</Titre><Source ID="R38880">Legifrance</Source><Complement>Personnes concernées par l’obligation de disposer d’un numéro de TVA intracommunautaire</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000030752160" ID="R73705"><Titre>Code général des impôts : article 260 CA</Titre><Source ID="R38880">Legifrance</Source><Complement>Règles concernant l’option pour la TVA</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006179645" ID="R38281"><Titre>Code général des impôts : articles 258 à 259 D</Titre><Complement>Règles de territorialité de la TVA</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="http://bofip.impots.gouv.fr/bofip/1349-PGP" ID="R43515"><Titre>Bofip-Impôts n°BOI-TVA-CHAMP-20-20 relatif au champ d'application de la TVA - Lieu des livraisons de biens meubles corporels</Titre><Complement>Règles de territorialité de la TVA</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006179652" ID="R36039"><Titre>Code général des impôts : articles 271 à 273 septies E</Titre><Source ID="R38880">Legifrance</Source><Complement>Règles concernant la déduction de la TVA</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=CELEX:32006L0112" ID="R43506"><Titre>Directive n°2006/112/CE du Conseil européen du 28 novembre 2006 relative au système commun de taxe sur la valeur ajoutée</Titre></Reference><ServiceEnLigne ID="R42398" URL="https://www.impots.gouv.fr/professionnel/jutilise-le-guichet-unique-tva-ioss-oss" audience="Professionnels" type="Téléservice"><Titre>Guichet unique de TVA</Titre><Source ID="R30612">Ministère chargé des finances</Source></ServiceEnLigne><ServiceEnLigne ID="R14668" URL="https://cfspro.impots.gouv.fr/LoginAccess" audience="Professionnels" type="Téléservice"><Titre>Compte fiscal en ligne pour les professionnels (mode EFI)</Titre><Source ID="R30612">Ministère chargé des finances</Source></ServiceEnLigne><ServiceEnLigne ID="R39377" URL="https://www.impots.gouv.fr/formulaire/3563-sd/identification-pour-linscription-au-guichet-tva-shema-non-ue" audience="Professionnels" numerocerfa="15069*03" autrenumero="3563-SD" type="Formulaire"><Titre>Inscription au régime du mini-guichet TVA pour un opérateur établi hors de l'Union européenne</Titre><Source ID="R30612">Ministère chargé des finances</Source></ServiceEnLigne><ServiceEnLigne ID="R14336" URL="https://www.douane.gouv.fr/service-en-ligne/echanges-intra-ue-de-biens-debweb2-ex-deb" audience="Professionnels" type="Téléservice"><Titre>Déclarer ses échanges Intra-UE de biens (DEBWEB2, ex DEB)</Titre><Source ID="R30612">Ministère chargé des finances</Source></ServiceEnLigne><ServiceEnLigne ID="R69331" URL="https://www.impots.gouv.fr/formulaire/3310-ca3-sd/tva-et-taxes-assimilees-regime-du-reel-normal-mini-reel" audience="Professionnels" type="Formulaire"><Titre>Déclaration mensuelle/trimestrielle de TVA - Régime normal (n° 3310-CA3)</Titre><Source ID="R30612">Ministère chargé des finances</Source></ServiceEnLigne><PourEnSavoirPlus type="Information pratique" ID="R36447" URL="https://europa.eu/youreurope/business/taxation/vat/vat-rules-rates/index_fr.htm" audience="Professionnels" format="application/pdf" poids="666.5 KB"><Titre>Taux de TVA appliqués dans les États de l'Union européenne</Titre><Source ID="R30669">Commission européenne</Source></PourEnSavoirPlus><PourEnSavoirPlus type="Information pratique" ID="R43517" URL="https://taxation-customs.ec.europa.eu/where-tax_fr" audience="Professionnels"><Titre>Où doit-on taxer la TVA en Europe ?</Titre><Source ID="R30669">Commission européenne</Source></PourEnSavoirPlus><PourEnSavoirPlus type="Information pratique" ID="R62763" URL="https://www.impots.gouv.fr/professionnel/prestations-entre-assujettis" audience="Professionnels"><Titre>TVA et prestations de services au sein de l'UE</Titre><Source ID="R30656">Ministère chargé de l'économie</Source></PourEnSavoirPlus><Definition ID="R41270"><Titre>Union européenne (UE)</Titre><Texte><Paragraphe>Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R73632"><Titre>Bien meuble corporel</Titre><Texte><Paragraphe>Bien ou objet tangible, ayant une existence physique. Un bien meuble corporel peut êre déplacé ou transporté sans être dégradé. Il peut par exemple s’agir d’une table, d’une voiture, d’un vêtement ou d’une bouteille d’eau.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R73532"><Titre>Assujetti (TVA)</Titre><Texte><Paragraphe>Toute personne physique ou morale exerçant une activité économique de manière indépendante et habituelle. Un salarié n’est pas assujetti car il n’est pas indépendant. Toutefois, un assujetti n’est pas toujours redevable de la TVA et n’est donc pas toujours obligé de la payer (par exemple en cas de franchise en base de TVA).</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R73533"><Titre>Redevable (TVA)</Titre><Texte><Paragraphe>Toute personne soumise (assujettie) à la TVA et ne bénéficiant pas d’un régime d’exonération. Le redevable collecte la TVA et la reverse à l’administration fiscale.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R73735"><Titre>Régime réel simplifié (ou RSD)</Titre><Texte><Paragraphe>Régime fiscal d’imposition des bénéfices applicable lorsque le chiffre d’affaires annuel hors taxes d’une entreprise ne dépasse pas certains seuils. Il est simplifié car les obligations fiscales qu’il prévoit sont allégées (bilan comptable simplifié, déclaration de TVA annuelle et non pas mensuelle, etc .)</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R62968"><Titre>Régime réel d'imposition des bénéfices</Titre><Texte><Paragraphe>Régime d'imposition des bénéfices applicable soit aux entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse les seuils du régime micro-fiscal, soit à celles optant pour son application. En matière de bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou bénéfices agricoles (BA) le régime réel peut être simplifié ou normal. En matière de bénéfices non commerciaux (BNC), il existe uniquement le régime réel de la déclaration contrôlée. Un régime réel est plus contraignant qu’un régime micro-fiscal (obligations comptables, déclaratives...) mais permet par exemple de déduire davantage de charges du résultat imposable (montant réel de charges et non forfaitaire).</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R73791"><Titre>Mode EFI (déclarations fiscales et paiement)</Titre><Texte><Paragraphe>Procédure permettant à un contribuable d’effectuer lui-même ses déclarations fiscales en ligne sans passer par un mandataire (expert-comptable...). Les formulaires sont simplifiés et la saisie se fait manuellement. C’est un mode généralement utilisé par les petites structures.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R73877"><Titre>Mode EDI (déclarations fiscales et paiement)</Titre><Texte><Paragraphe>Procédure de déclaration et de paiement de l’impôt accessible via un logiciel spécifiquel. Les informations exigées sont télétransmises sous forme de données et non de formulaires. Le mode EDI est en général utilisé par un mandataire désigné par le contribuable (par exemple un expert-comptable...)</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R74034"><Titre>Régime réel normal (orienté TVA, aucun seuil mentionné)</Titre><Texte><Paragraphe>Régime fiscal d’imposition des bénéfices applicable lorsque le chiffre d’affaires annuel hors taxes d’une entreprise dépasse certains seuils. Ce régime implique une comptabilisation détaillée des opérations réalisées (déclaration de TVA en général mensuelle, comptabilité d’engagement, conservation des factures...)</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R52114"><Titre>Année civile</Titre><Texte><Paragraphe>Du 1<Exposant>er</Exposant> janvier au 31 décembre</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R59356"><Titre>Droit d'accises</Titre><Texte><Paragraphe>Taxe indirecte perçue sur la vente ou l'utilisation de certains produits : boissons alcoolisées, produits du tabac et produits énergétiques)</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R59136"><Titre>Tacite reconduction</Titre><Texte><Paragraphe>Renouvellement automatique</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R73360"><Titre>Dénonciation</Titre><Texte><Paragraphe>Fait de mettre fin à un contrat en utilisant une clause qu’il contient. La dénonciation permet par exemple de faire cesser le renouvellement automatique d’un contrat.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R62985"><Titre>Acquisition intracommunautaire</Titre><Texte><Paragraphe>Achat d'un bien ou d'un service au sein de l'Union européenne</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R73732"><Titre>Lettre de voiture CMR</Titre><Texte><Paragraphe>Document de transport routier international de marchandises. La lettre CMR fixe un cadre juridique pour ce transport et constitue un moyen de preuve en cas de litige. Ce document est obligatoire lorsque certaines conditions sont réunies.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R73571"><Titre>Expédition (échanges de biens UE-douanes)</Titre><Texte><Paragraphe>En matière de réglementation douanière, désigne la sortie d’une marchandise effectuée à partir d’un État membre de l’Union Européenne vers un autre État membre.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R73572"><Titre>Introduction (échanges de biens UE-douanes)</Titre><Texte><Paragraphe>En matière de réglementation douanière, désigne l’entrée d’une marchandise provenant d’un État membre de l’Union européenne (UE) sur le territoire d’un autre État membre.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R1092"><Titre>Jour calendaire</Titre><Texte><Paragraphe>Correspond à la totalité des jours du calendrier de l'année civile, du 1<Exposant>er</Exposant> janvier au 31 décembre, y compris les jours fériés ou chômés</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R58744"><Titre>Chiffre d'affaires</Titre><Texte><Paragraphe>Montant des affaires (hors taxes) réalisées par une unité statistique (entreprise, unité légale) avec les tiers dans l'exercice de son activité professionnelle normale et courante. Il correspond à la somme des ventes de marchandises, de produits fabriqués, des prestations de services et des produits des activités annexes.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R58586"><Titre>Trimestre civil</Titre><Texte><Paragraphe>Période de 3 mois consécutifs débutant soit le 1<Exposant>er</Exposant> janvier, soit le 1<Exposant>er</Exposant> avril, soit le 1<Exposant>er</Exposant> juillet, soit le 1<Exposant>er</Exposant> octobre</Paragraphe></Texte></Definition><Abreviation ID="R66226" type="Sigle"><Titre>AIC</Titre><Texte><Paragraphe>Acquisition intracommunautaire</Paragraphe></Texte></Abreviation><Abreviation ID="R31841" type="Sigle"><Titre>HT</Titre><Texte><Paragraphe>Hors taxes</Paragraphe></Texte></Abreviation><Abreviation ID="R24408" type="Sigle"><Titre>TTC</Titre><Texte><Paragraphe>Toutes taxes comprises</Paragraphe></Texte></Abreviation><Abreviation ID="R24621" type="Sigle"><Titre>UE</Titre><Texte><Paragraphe>Union européenne</Paragraphe></Texte></Abreviation><Abreviation ID="R73622" type="Sigle"><Titre>VAD-IC</Titre><Texte><Paragraphe>Vente à distance intracommunautaire</Paragraphe></Texte></Abreviation></Publication>