<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><Publication xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" ID="F32966" type="Fiche d'information conditionnée" xsi:noNamespaceSchemaLocation="../Schemas/3.4/Publication.xsd" dateDerniereModificationImportante="2026-07-03T00:00:00" spUrl="https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F32966" profilsPro="societe"><dc:title>Compte courant d'associé : fonctionnement et fiscalité</dc:title><dc:creator>Direction de l'information légale et administrative</dc:creator><dc:subject>Fiscalité</dc:subject><dc:description>Pour faire face au besoin de trésorerie d'une société, les associés, dirigeants ou salariés peuvent mettre à la disposition de la société des fonds appelés avances en comptes courants. Ces avances sont considérées comme des prêts donnant lieu au versement d'intérêts. Les intérêts versés aux associés sont déductibles des bénéfices de l'entreprise à condition de respecter certains critères.</dc:description><dc:publisher>Direction de l'information légale et administrative</dc:publisher><dc:contributor>Entreprendre Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)</dc:contributor><dc:date>modified 2026-07-03</dc:date><dc:type>Fiche pratique</dc:type><dc:format>text/xml</dc:format><dc:identifier>F32966</dc:identifier><dc:source>https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000032035267, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006223124, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006227093, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046872552, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006197416/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000041468071, https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/5505-PGP.html/identifiant%3DBOI-BIC-CHG-50-50-30-20260128</dc:source><dc:language>Fr</dc:language><dc:relation>isPartOf N13442</dc:relation><dc:coverage>France entière</dc:coverage><dc:rights>https://www.service-public.gouv.fr/a-propos/mentions-legales</dc:rights><SurTitre>Fiche pratique</SurTitre><Audience>Professionnels</Audience><Canal>www.service-public.fr</Canal><FilDAriane><Niveau ID="Professionnels">Accueil professionnels</Niveau><Niveau ID="N24265">Fiscalité</Niveau><Niveau ID="N13442">Impôt sur les sociétés</Niveau><Niveau ID="F32966" type="Fiche d'information conditionnée">Compte courant d'associé : fonctionnement et fiscalité</Niveau></FilDAriane><Theme ID="N24265"><Titre>Fiscalité</Titre></Theme><SousThemePere ID="N10736">Impôts liés à l'activité de l'entreprise</SousThemePere><DossierPere ID="N13442"><Titre>Impôt sur les sociétés</Titre><SousDossier ID="N13442-1"><Titre>Impôt sur les sociétés (IS)</Titre><Fiche ID="F23575">Entreprises concernées et taux d'imposition</Fiche><Fiche ID="F23510">Contribution sociale sur l'impôt sur les sociétés</Fiche><Fiche ID="F23628">Report de déficit</Fiche><Fiche ID="F31909">Calcul du résultat fiscal d'une entreprise</Fiche><Fiche ID="F31973">Charges déductibles du résultat fiscal d'une entreprise</Fiche><Fiche ID="F31431">Déclaration d'honoraires ou de commissions</Fiche><Fiche ID="F33465">Attestation de résidence fiscale pour les professionnels</Fiche><Fiche ID="F31265">Passer de l'impôt sur les sociétés à l'imposition des bénéfices sur le revenu</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N13442-2"><Titre>Imposition des rémunérations</Titre><Fiche ID="F33816">Rémunération des dirigeants de société</Fiche><Fiche ID="F32963">Fiscalité des dividendes perçus par les associés</Fiche><Fiche ID="F32966">Comptes courants d'associé</Fiche><Fiche ID="F33162">Plus-values professionnelles</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N13442-3"><Titre>Autres impositions des sociétés</Titre><Fiche ID="F32042">Société civile de moyens (SCM)</Fiche><Fiche ID="F22790">Taxe sur les surfaces commerciales (Tascom)</Fiche></SousDossier></DossierPere><SousDossierPere>Imposition des rémunérations</SousDossierPere><Introduction><Texte><Paragraphe>Pour faire face au besoin de trésorerie d'une société, les associés, dirigeants ou salariés peuvent mettre à la disposition de la société des fonds appelés <MiseEnEvidence>avances en comptes courants</MiseEnEvidence>. Ces avances sont considérées comme des prêts donnant lieu au versement d'intérêts. Les intérêts versés aux associés sont déductibles des bénéfices de l'entreprise à condition de respecter certains critères.</Paragraphe></Texte></Introduction><Texte><Chapitre><Titre><Paragraphe>Compte courant d'associé : de quoi s'agit-il ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Pour faire face à ses besoins de trésorerie, la société peut utiliser différents procédés : recourir à une <LienInterne LienPublication="F36607" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Professionnels">augmentation de capital</LienInterne>, emprunter auprès d'un établissement de crédit ou encore <MiseEnEvidence>organiser des avances en compte courant</MiseEnEvidence> (appelé aussi apports en compte courant).</Paragraphe><Paragraphe>L'associé ou le dirigeant laisse à la disposition de la société une somme d'argent soit en versant des fonds soit en renonçant temporairement à recevoir certaines sommes. Le compte courant d'associé s'analyse en un prêt qui donne à l'associé ou au dirigeant prêteur la qualité de créancier social.</Paragraphe><Paragraphe>Les modalités du compte courant (rémunération, durée, remboursement, etc.) sont précisées par les statuts ou dans une <MiseEnEvidence>convention de compte courant</MiseEnEvidence> (c'est-à-dire un contrat) conclu entre la société et l'associé.</Paragraphe><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Qui peut réaliser des avances en compte courant d'associé ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Les personnes pouvant réaliser des avances dites <Expression>en compte courant </Expression>et ainsi bénéficier d'un <MiseEnEvidence>compte courant d'associé</MiseEnEvidence> sont les suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Associés et actionnaires, <MiseEnEvidence>personnes physiques</MiseEnEvidence> quel que soit le nombre de <LienIntra LienID="R60416" type="Définition de glossaire">parts sociales</LienIntra> ou d'actions détenues dans le capital</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><MiseEnEvidence>Dirigeants</MiseEnEvidence> : administrateur, membre du directoire et du conseil de surveillance, gérant, président de SAS, directeur général, directeur général délégué de SA ou SAS</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Sociétés commerciales (<LienInterne LienPublication="R55196" type="Sigle">SA</LienInterne>, <LienInterne LienPublication="R24383" type="Sigle">SARL</LienInterne>, <LienInterne LienPublication="R38677" type="Sigle">SAS</LienInterne>, <LienInterne LienPublication="R55197" type="Sigle">SCA</LienInterne>) dont les comptes sont certifiés par un <LienIntra LienID="R32143" type="Définition de glossaire">commissaire aux comptes</LienIntra>. Celles-ci <MiseEnEvidence>peuvent consentir</MiseEnEvidence>, à titre accessoire, <MiseEnEvidence>des prêts</MiseEnEvidence> à moins de 3 ans à d'autres sociétés avec lesquelles elles entretiennent des relations économiques (on parle de « prêt intergroupe » ou de « pool de trésorerie »).</Paragraphe></Item></Liste><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Il n'y a pas de compte courant d'associé dans une <MiseEnEvidence>entreprise individuelle</MiseEnEvidence>.</Paragraphe></ANoter></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Quelles sommes peuvent alimenter le compte courant d'associé ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le compte courant est alimenté de <MiseEnEvidence>l'une des façons suivantes</MiseEnEvidence> :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Par la rémunération du dirigeant</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Par les éventuels <LienIntra LienID="R1005" type="Définition de glossaire">dividendes</LienIntra> ou remboursements de frais qui n'ont pas été perçus</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Par des sommes d'argent déposées volontairement par l'associé, le dirigeant</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Dans tous les cas, la personne qui réalise l'avance en compte courant dispose d'une <LienIntra LienID="R12474" type="Définition de glossaire">créance</LienIntra> à l'égard de la société. Les avances en compte courant sont donc enregistrées au <LienIntra LienID="R57061" type="Définition de glossaire">passif</LienIntra> du bilan de la société.</Paragraphe><Lien><Titre>Référence : Code général des impôts : article 39</Titre><LienExterne type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046872552"/></Lien></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Un compte courant d'associé peut-il être débiteur ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Lorsque le compte courant d'associé est <MiseEnEvidence>débiteur</MiseEnEvidence>, cela équivaut à un <MiseEnEvidence>découvert de compte courant</MiseEnEvidence>. Cela signifie que l'associé doit de l'argent à la société.</Paragraphe><Paragraphe>Il est <MiseEnEvidence>interdit</MiseEnEvidence> aux personnes suivantes d'avoir un compte courant débiteur :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Dirigeants et associés personnes physiques d'une <LienInterne LienPublication="R24383" type="Sigle">SARL</LienInterne></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Administrateurs et directeurs généraux d'une SA et <LienInterne LienPublication="R38677" type="Sigle">SAS</LienInterne>.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>En revanche, une personne morale (c'est-à-dire une société) peut avoir un compte courant débiteur. Cette pratique est courante dans les groupes de sociétés.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Dans les <LienInterne LienPublication="R38211" type="Sigle">SCI</LienInterne> et dans les <LienInterne LienPublication="R31844" type="Acronyme">Scop</LienInterne>, les comptes courants détenus par les <MiseEnEvidence>associés personnes physiques</MiseEnEvidence> peuvent être débiteurs.</Paragraphe></ANoter><Lien><Titre>Référence : Code de commerce : article L223-21</Titre><LienExterne type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006223124"/></Lien><Lien><Titre>Référence : Code de commerce : article L227-12</Titre><LienExterne type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006227093"/></Lien></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Quelle est la rémunération du compte courant d'associé ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le compte courant d'associé est un <MiseEnEvidence>prêt consenti à la société par un associé</MiseEnEvidence>. Il peut donc être rémunéré, comme un emprunt bancaire, par le <MiseEnEvidence>versement d'intérêts</MiseEnEvidence> à cet associé.</Paragraphe><Paragraphe>Si <MiseEnEvidence>l'associé est une personne physique</MiseEnEvidence>, la rémunération du compte courant (c’est-à-dire le versement d’intérêts) est optionnelle. L’associé est libre de renoncer à percevoir des intérêts.</Paragraphe><Paragraphe>En revanche, lorsque <MiseEnEvidence>l'associé est une personne morale</MiseEnEvidence> (société ou association), le fait d’accorder une avance en compte courant d’associé <MiseEnEvidence>sans aucune contrepartie</MiseEnEvidence> (donc sans versement d’intérêts) peut être qualifié d’«<Expression><LienIntra LienID="R63690" type="Définition de glossaire">acte anormal de gestion</LienIntra></Expression>» par l’administration fiscale.</Paragraphe><Paragraphe>Le taux d'intérêt est fixé par les statuts ou par la <MiseEnEvidence>convention de compte courant</MiseEnEvidence> conclue entre la société et l'associé.</Paragraphe><Paragraphe>Les intérêts versés aux associés constituent des charges financières qui sont déductibles du <LienInterne LienPublication="F31973" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Professionnels">résultat fiscal</LienInterne> de la société.</Paragraphe><Paragraphe>Toutefois, cette déduction est limitée fiscalement par un taux maximal d'intérêts déductibles, également appelé « taux de référence ». Son montant varie <MiseEnEvidence>en fonction de la date de clôture</MiseEnEvidence> de l'exercice de la société.</Paragraphe><Paragraphe>Ainsi, lorsque le taux d'intérêt (fixé par les statuts ou la convention) est <MiseEnEvidence>supérieur au taux de référence</MiseEnEvidence>, la partie excédentaire des intérêts versés à l'associé <MiseEnEvidence>n'est pas déductible</MiseEnEvidence> du bénéfice imposable.</Paragraphe><Tableau><Titre>Taux maximal d'intérêts déductibles pour un exercice de 12 mois</Titre><Colonne largeur="30" type="normal"/><Colonne largeur="18" type="normal"/><Rangée type="header"><Cellule><Paragraphe>Clôture de l'exercice</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe>Taux de référence</Paragraphe></Cellule></Rangée><Rangée type="normal"><Cellule><Paragraphe>Du 31 mai au 29 juin 2025</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe><Valeur>5,32 %</Valeur></Paragraphe></Cellule></Rangée><Rangée type="normal"><Cellule><Paragraphe>Du 30 juin au 30 juillet 2025</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe><Valeur>5,16 %</Valeur></Paragraphe></Cellule></Rangée><Rangée type="normal"><Cellule><Paragraphe>Du 31 juillet au 30 août 2025</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe><Valeur>5,07 %</Valeur></Paragraphe></Cellule></Rangée><Rangée type="normal"><Cellule><Paragraphe>Du 31 août au 29 septembre 2025</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe><Valeur>4,97 %</Valeur></Paragraphe></Cellule></Rangée><Rangée type="normal"><Cellule><Paragraphe>Du 30 septembre au 30 octobre 2025</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe><Valeur>4,81 %</Valeur></Paragraphe></Cellule></Rangée><Rangée type="normal"><Cellule><Paragraphe>Du 31 octobre au 29 novembre 2025</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe><Valeur>4,73 %</Valeur></Paragraphe></Cellule></Rangée><Rangée type="normal"><Cellule><Paragraphe>Du 30 novembre au 30 décembre 2025</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe><Valeur>4,64 %</Valeur></Paragraphe></Cellule></Rangée><Rangée type="normal"><Cellule><Paragraphe>Du 31 décembre au 30 janvier 2026</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe><Valeur>4,55 %</Valeur></Paragraphe></Cellule></Rangée><Rangée type="normal"><Cellule><Paragraphe>Du 31 janvier au 27 février 2026</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe><Valeur>4,49 %</Valeur></Paragraphe></Cellule></Rangée><Rangée type="normal"><Cellule><Paragraphe>Du 28 février au 30 mars 2026</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe><Valeur>4,44 %</Valeur></Paragraphe></Cellule></Rangée><Rangée type="normal"><Cellule><Paragraphe>Du 31 mars au 29 avril 2026</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe><Valeur>4,39 %</Valeur></Paragraphe></Cellule></Rangée><Rangée type="normal"><Cellule><Paragraphe>Du 30 avril au 30 mai 2026</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe><Valeur>4,37 %</Valeur></Paragraphe></Cellule></Rangée><Rangée type="normal"><Cellule><Paragraphe>Du 31 mai au 29 juin 2026</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe><Valeur>4,34 %</Valeur></Paragraphe></Cellule></Rangée><Rangée type="normal"><Cellule><Paragraphe>Du 30 juin au 30 juillet 2026</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe><Valeur>4,33 %</Valeur></Paragraphe></Cellule></Rangée><Rangée type="normal"><Cellule><Paragraphe>Du 31 juillet au 30 août 2026</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe><Valeur>4,33 %</Valeur></Paragraphe></Cellule></Rangée><Rangée type="normal"><Cellule><Paragraphe>Du 31 août au 29 septembre 2026</Paragraphe></Cellule><Cellule><Paragraphe><Valeur>4,33 %</Valeur></Paragraphe></Cellule></Rangée></Tableau><Lien><Titre>Référence : Bofip-Impôts n° BOI-BIC-CHG-50-50-30 sur les intérêts des avances consenties par les associés en sus de leur part de capital - Taux d’intérêt limite</Titre><LienExterne type="Texte de référence" URL="https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/5505-PGP.html/identifiant%3DBOI-BIC-CHG-50-50-30-20260128"/></Lien></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Quand le compte courant d'associé est-il remboursé ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>En général, les conditions de remboursement du compte courant d'associé sont précisées dans les <LienInterne LienPublication="F32232" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Professionnels">statuts</LienInterne> ou dans la convention de compte courant.</Paragraphe><Paragraphe>En l'absence de précision, la <LienIntra LienID="R12474" type="Définition de glossaire">créance</LienIntra> de l'associé à l'égard de la société est <MiseEnEvidence>remboursable à tout moment</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Lorsque l'associé en fait la demande, la société dispose d'un <MiseEnEvidence>délai de 5 ans</MiseEnEvidence> à compter de la demande pour rembourser la créance.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>L'associé peut <MiseEnEvidence>renoncer</MiseEnEvidence> à son droit à remboursement.</Paragraphe></ASavoir><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Le remboursement du compte courant peut-il être bloqué ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe><MiseEnEvidence>Bloquer un compte courant d'associé</MiseEnEvidence> signifie que la société n'a plus l'obligation de rembourser les fonds apportés. La société dispose alors de véritables capitaux permanents.</Paragraphe><Paragraphe>Cette décision est prise soit à <LienIntra LienID="R63334" type="Définition de glossaire">l'unanimité</LienIntra> de l'assemblée générale des associés, soit dans une <MiseEnEvidence>convention de blocage</MiseEnEvidence> (un contrat) signée entre la société et l'associé. Elle sert ainsi de <MiseEnEvidence>garantie</MiseEnEvidence> à l'occasion de l'octroi de crédits par un établissement bancaire.</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>La société peut-elle refuser de rembourser le compte courant ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Lorsque l'associé réclame le remboursement de son compte courant, la société <MiseEnEvidence>ne peut pas le refuser</MiseEnEvidence> (même en raison de difficultés financières). Elle ne peut pas non plus limiter le remboursement au montant que sa trésorerie peut supporter.</Paragraphe><Paragraphe>En revanche, la société peut réclamer des <MiseEnEvidence>délais de paiement</MiseEnEvidence> (limités à 2 ans) pour rembourser le compte courant.</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Que se passe-t-il en cas de redressement ou de liquidation judiciaire de la société ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Après l'ouverture d'une<LienIntra LienID="R74368" type="Définition de glossaire"> procédure collective</LienIntra>, la société n'a plus le droit de rembourser un compte courant d'associé. L'associé doit donc, comme tout créancier, <LienInterne LienPublication="F22359" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Professionnels">déclarer sa créance</LienInterne> auprès du <LienIntra LienID="R60518" type="Définition de glossaire">mandataire judiciaire</LienIntra> ou du <LienIntra LienID="R67385" type="Définition de glossaire">liquidateur judiciaire</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>Dans cette hypothèse, l'associé est remboursé après les <LienIntra LienID="R54850" type="Définition de glossaire">créanciers privilégiés</LienIntra> de la société et si les finances de la société le permettent.</Paragraphe><Lien><Titre>Référence : Code civil : article 1343-5</Titre><LienExterne type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000032035267"/></Lien><Lien><Titre>Référence : Code de commerce : article L622-24</Titre><LienExterne type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000038587553"/></Lien></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Quelle est la fiscalité du compte courant d'associé ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Les <MiseEnEvidence>règles fiscales applicables</MiseEnEvidence> aux comptes courants d'associé sont différentes pour la société bénéficiaire des avances et l'associé titulaire du compte courant.</Paragraphe><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre>
Société bénéficiaire</Titre><Paragraphe>Les intérêts versés à l'associé sont des <LienInterne LienPublication="F31973" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Professionnels">charges financières déductibles du résultat</LienInterne> de l'entreprise à condition que l'entreprise respecte les <MiseEnEvidence>2 conditions</MiseEnEvidence> suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Le capital social est intégralement <MiseEnEvidence>libéré</MiseEnEvidence> (c'est-à-dire que les associés doivent avoir versé la totalité de leur <LienIntra LienID="R61783" type="Définition de glossaire">apport</LienIntra> au capital de l'entreprise).</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Le taux d'intérêt pratiqué n'excède pas le <MiseEnEvidence>taux de référence</MiseEnEvidence> (on se réfère au taux brut avant imposition)</Paragraphe></Item></Liste><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Lorsque le taux d'intérêt fixé est <MiseEnEvidence>supérieur au taux de référence</MiseEnEvidence>, la partie excédentaire constitue une <LienInterne LienPublication="F31973" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Professionnels">charge non déductible</LienInterne> du bénéfice de la société. Chaque compte courant doit être examiné séparément et il ne peut y avoir compensation entre un excédent d'intérêt constaté pour un compte courant et une insuffisance pour un autre.</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>Par ailleurs, les avances en compte courant constituent une forme de <MiseEnEvidence>prêt</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>L'entreprise qui en bénéficie doit ainsi déposer <MiseEnEvidence>chaque année</MiseEnEvidence> une déclaration de contrat de prêt (cerfa n° 10142), au plus tard à la date de dépôt de sa déclaration de résultat.</Paragraphe><ServiceEnLigne ID="R1087" URL="https://www.impots.gouv.fr/portail/node/8907" audience="Professionnels" numerocerfa="10142" autrenumero="2062" type="Formulaire"><Titre>Déclaration de contrat de prêt</Titre><Source ID="R30612">Ministère chargé des finances</Source></ServiceEnLigne></Cas><Cas><Titre>
Associé</Titre><Introduction><Paragraphe>La fiscalité est différente selon que l'associé titulaire du compte courant est une personne physique ou une personne morale.</Paragraphe></Introduction><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre>
Associé personne physique</Titre><Paragraphe>Les intérêts perçus par l'associé personne physique constituent des revenus de capitaux mobiliers.</Paragraphe><Paragraphe>Ils sont imposés au <LienInterne LienPublication="F2613" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">prélèvement forfaitaire unique (PFU)</LienInterne> de <Valeur>31,4 %</Valeur> ou au <LienInterne LienPublication="F1419" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">barème progressif de l'impôt sur le revenu (IR)</LienInterne>.</Paragraphe></Cas><Cas><Titre>
Associé personne morale (société ou association)</Titre><Paragraphe>Lorsque la société est soumise à l'impôt sur les sociétés (IS), les intérêts perçus par l'associé sont des produits financiers imposés à <LienInterne LienPublication="F23575" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Professionnels">l'impôt sur les sociétés (IS)</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe>Cependant, lorsque l'entreprise a opté pour l'impôt sur le revenu (IR), les intérêts perçus sont imposés au titre de<LienInterne LienPublication="N23456" type="Dossier" audience="Professionnels">l'impôt sur le revenus (IR)</LienInterne>dans la catégorie des <LienInterne LienPublication="F32919" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Professionnels">bénéfices industriels et commerciaux (BIC</LienInterne>).</Paragraphe></Cas></BlocCas></Cas></BlocCas><Lien><Titre>Référence : Code général des impôts : article 125 A</Titre><LienExterne type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006197416/"/></Lien></Chapitre></Texte><VoirAussi important="non"><Dossier ID="N23456" audience="Professionnels"><Titre>Impôt sur le revenu</Titre><Theme ID="N24265"><Titre>Fiscalité</Titre></Theme></Dossier><Fiche ID="F2613" audience="Particuliers"><Titre>Imposition des produits de placement à revenus fixes</Titre><Theme ID="N19803"><Titre>Argent - Impôts - Consommation</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F23575" audience="Professionnels"><Titre>Impôt sur les sociétés (IS) : taux, déclaration, paiement</Titre><Theme ID="N24265"><Titre>Fiscalité</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F31973" audience="Professionnels"><Titre>Charges déductibles du résultat fiscal d'une entreprise</Titre><Theme ID="N24265"><Titre>Fiscalité</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F22359" audience="Professionnels"><Titre>Déclarer ses créances envers un partenaire commercial en procédure collective</Titre><Theme ID="N31925"><Titre>Difficultés financières</Titre></Theme></Fiche></VoirAussi><QuiPeutMAider ID="R64886" sve="non" type="Place des entreprises"><Titre>PDE - Solliciter des avantages fiscaux et des réductions d’impôts</Titre><PivotLocal>https://conseillers-entreprises.service-public.gouv.fr/aide-entreprise/accueil/demande/reduction-impots</PivotLocal><IntroductionSimple><Titre>Le Service Public Conseillers entreprises</Titre><Paragraphe>Vous avez un projet, une difficulté, une question du quotidien ? &lt;br/&gt; Simple et gratuit : vous êtes rappelé(e) dans les 5 jours par LE conseiller qui peut vous aider.</Paragraphe></IntroductionSimple></QuiPeutMAider><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000032035267" ID="R76485"><Titre>Code civil : article 1343-5</Titre><Complement>Délai de paiement limité à 2 ans</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006223124" ID="R67005"><Titre>Code de commerce : article L223-21</Titre><Source ID="R38880">Legifrance</Source><Complement>Interdiction pour les dirigeants ou associés de SARL d’avoir un compte courant débiteur</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006227093" ID="R76484"><Titre>Code de commerce : article L227-12</Titre><Complement>Interdiction au président et directeur de SAS d’avoir un compte courant débiteur</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046872552" ID="R35926"><Titre>Code général des impôts : article 39</Titre><Complement>Déduction des intérêts des comptes courants d'associés du bénéfice net de la société</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006197416/" ID="R36375"><Titre>Code général des impôts : article 125 A</Titre><Complement>Prélèvement forfaitaire unique (PFU) sur les intérêts des comptes courants d’associés</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000041468071" ID="R41522"><Titre>Code général des impôts : article 212</Titre><Complement>Intérêts afférents aux sommes laissées ou mises à disposition d'une entreprise par une entreprise liée, directement ou indirectement</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/5505-PGP.html/identifiant%3DBOI-BIC-CHG-50-50-30-20260128" ID="R66241"><Titre>Bofip-Impôts n° BOI-BIC-CHG-50-50-30 sur les intérêts des avances consenties par les associés en sus de leur part de capital - Taux d’intérêt limite</Titre><Complement>Taux maximal des intérêts déductibles</Complement></Reference><ServiceEnLigne ID="R18655" URL="https://www.impots.gouv.fr/formulaire/2050-liasse/liasse-fiscale-du-regime-reel-normal-en-matiere-de-bic-et-dis" audience="Professionnels" format="application/pdf" poids="366.1 KB" numerocerfa="15949*07" autrenumero="2050-SD" type="Formulaire"><Titre>Liasse fiscale du régime réel normal (BIC/IS)</Titre><Source ID="R30612">Ministère chargé des finances</Source></ServiceEnLigne><ServiceEnLigne ID="R1087" URL="https://www.impots.gouv.fr/portail/node/8907" audience="Professionnels" numerocerfa="10142" autrenumero="2062" type="Formulaire"><Titre>Déclaration de contrat de prêt</Titre><Source ID="R30612">Ministère chargé des finances</Source></ServiceEnLigne><Definition ID="R60416"><Titre>Parts sociales</Titre><Texte><Paragraphe>Titre de propriété portant sur le capital d'une société composée de plusieurs associés</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R32143"><Titre>Commissaire aux comptes</Titre><Texte><Paragraphe>Membre d'une profession libérale réglementée, chargé du contrôle comptable, financier et juridique d'une société, dont il est indépendant. Il dispose d'un droit d'alerte en cas d'irrégularités dans la gestion du personnel dirigeant.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R1005"><Titre>Dividende</Titre><Texte><Paragraphe>Partie des bénéfices d'une société distribuée aux associés ou actionnaires.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R12474"><Titre>Créance</Titre><Texte><Paragraphe>Droit permettant à une personne d'exiger quelque chose d'une autre personne, en général le paiement d'une somme d'argent. Terme souvent utilisé pour désigner la somme due.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R57061"><Titre>Passif (en comptabilité)</Titre><Texte><Paragraphe>Dettes (déduites des ressources de l'entreprise) ou ressources financières immobilisées (capitaux)</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R63690"><Titre>Acte anormal de gestion</Titre><Texte><Paragraphe>Acte qui met une dépense ou une perte à la charge de l’entreprise ou qui la prive d’une recette sans être justifié par les intérêts de l’exploitation commerciale</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R63334"><Titre>Unanimité</Titre><Texte><Paragraphe>Tous les associés ou actionnaires de la société sont d'accord et positionnent leurs voix sur une même opinion.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R74368"><Titre>Procédure collective</Titre><Texte><Paragraphe>Procédure destinée aux entreprises qui ont des difficultés financières. Il existe plusieurs procédures selon la situation de l'entreprise et la gravité des difficultés rencontrées : sauvegarde, redressement judiciaire ou liquidation judiciaire.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R60518"><Titre>Mandataire judiciaire</Titre><Texte><Paragraphe>Nommé par le tribunal pour représenter et défendre les intérêts des créanciers lorsqu'une entreprise est en procédure collective.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R67385"><Titre>Liquidateur judiciaire</Titre><Texte><Paragraphe>Nommé par le tribunal de commerce ou le tribunal judiciaire lors de l'ouverture de la procédure de liquidation judiciaire. Il est chargé notamment de gérer l'entreprise durant la poursuite provisoire de l'activité, de procéder à la vérification des créances, de recouvrer les sommes dues, d'effectuer la vente des biens et de procéder aux licenciements des salariés.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R54850"><Titre>Créancier privilégié</Titre><Texte><Paragraphe>Créancier qui bénéficie d'une garantie (nantissement, gage, hypothèque, privilège, etc.) lui assurant une priorité de paiement sur les autres créanciers de son débiteur, appelés <Expression>créanciers simples</Expression></Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R61783"><Titre>Apport en numéraire</Titre><Texte><Paragraphe>Versement d'une somme d'argent par une personne lors de la création d'une société. Cette personne devient ainsi associé ou actionnaire de la société.</Paragraphe></Texte></Definition><Abreviation ID="R55196" type="Sigle"><Titre>SA</Titre><Texte><Paragraphe>Société anonyme</Paragraphe></Texte></Abreviation><Abreviation ID="R24383" type="Sigle"><Titre>SARL</Titre><Texte><Paragraphe>Société à responsabilité limitée</Paragraphe></Texte></Abreviation><Abreviation ID="R38677" type="Sigle"><Titre>SAS</Titre><Texte><Paragraphe>Société par actions simplifiée</Paragraphe></Texte></Abreviation><Abreviation ID="R55197" type="Sigle"><Titre>SCA</Titre><Texte><Paragraphe>Société en commandite par actions</Paragraphe></Texte></Abreviation><Abreviation ID="R38211" type="Sigle"><Titre>SCI</Titre><Texte><Paragraphe>Société civile immobilière</Paragraphe></Texte></Abreviation><Abreviation ID="R31844" type="Acronyme"><Titre>Scop</Titre><Texte><Paragraphe>Société coopérative de production</Paragraphe></Texte></Abreviation></Publication>