<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><Publication xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" ID="F2667" type="Fiche d'information conditionnée" xsi:noNamespaceSchemaLocation="../Schemas/3.4/Publication.xsd" dateDerniereModificationImportante="2018-12-05T00:00:00" spUrl="https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F2667"><dc:title>Copropriété en difficulté : état de carence</dc:title><dc:creator>Direction de l'information légale et administrative</dc:creator><dc:subject>Logement</dc:subject><dc:description>Il y a état de carence lorsque le syndicat des copropriétaires ne peut pas assurer la conservation de l'immeuble ou la sécurité et la santé des occupants.</dc:description><dc:publisher>Direction de l'information légale et administrative</dc:publisher><dc:contributor>Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)</dc:contributor><dc:date>modified 2026-05-06</dc:date><dc:type>Fiche pratique</dc:type><dc:format>text/xml</dc:format><dc:identifier>F2667</dc:identifier><dc:source>https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006159107</dc:source><dc:language>Fr</dc:language><dc:relation>isPartOf N357</dc:relation><dc:coverage>France entière</dc:coverage><dc:rights>https://www.service-public.gouv.fr/a-propos/mentions-legales</dc:rights><SurTitre>Fiche pratique</SurTitre><Audience>Particuliers</Audience><Canal>www.service-public.fr</Canal><FilDAriane><Niveau ID="Particuliers">Accueil particuliers</Niveau><Niveau ID="N19808">Logement</Niveau><Niveau ID="N357">Copropriété en difficulté</Niveau><Niveau ID="F2667" type="Fiche d'information conditionnée">Copropriété en difficulté : état de carence</Niveau></FilDAriane><Theme ID="N19808"><Titre>Logement</Titre></Theme><SousThemePere ID="N31337">Copropriété</SousThemePere><DossierPere ID="N357"><Titre>Copropriété en difficulté</Titre><Fiche ID="F20388">Mesures préventives (retour à l'équilibre financier)</Fiche><Fiche ID="F2643">Difficultés avérées (retour au fonctionnement normal de la copropriété)</Fiche><Fiche ID="F32088">Graves difficultés (plan de sauvegarde)</Fiche><Fiche ID="F2667">Difficultés irrémédiables (état de carence et expropriation)</Fiche></DossierPere><Introduction><Texte><Paragraphe>L’état de carence est une procédure lourde qui vise les situations les plus graves des immeubles en<LienIntra LienID="R70907" type="Définition de glossaire"> copropriété</LienIntra>, lorsque leur gestion ou leur situation financière ne permet plus d’assurer leur <LienIntra LienID="R71526" type="Définition de glossaire">conservation</LienIntra>, ni la sécurité et la santé des occupants. Nous vous présentons la règlementation à connaître.</Paragraphe></Texte></Introduction><Texte><Chapitre><Titre><Paragraphe>Dans quel cas l'état de carence d’une copropriété en difficulté peut-il être prononcé ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Pour qu'une copropriété soit déclarée en état de carence, le <LienInterne LienPublication="F2606" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">syndicat des copropriétaires</LienInterne> doit être dans l'incapacité d'assurer la <LienIntra LienID="R71526" type="Définition de glossaire">conservation</LienIntra> de l'immeuble ou la sécurité et la santé des occupants.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Il s’agit d’une condition <MiseEnEvidence>alternative</MiseEnEvidence> : il suffit que l’incapacité touche la conservation de l’immeuble ou bien la sécurité et la santé des occupants</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>Les causes de cette situation doivent résulter de <MiseEnEvidence>graves difficultés financières ou de gestion</MiseEnEvidence>, combinées avec <MiseEnEvidence>l’importance des travaux à mettre en œuvre</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>L’appréciation repose sur la proportionnalité entre :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>L’ampleur des difficultés financières (endettement, impayés, trésorerie défaillante…) ou de gestion (mésentente, refus réitérés de voter les travaux, dysfonctionnements graves du <LienInterne LienPublication="F2608" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">syndic</LienInterne> ou du syndicat)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Et l’importance des travaux nécessaires pour garantir la sécurité et la santé des occupants.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Cette procédure est ainsi réservée aux copropriétés pour lesquelles les autres solutions (<LienInterne LienPublication="F20388" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">mesures préventives avec un mandataire ad hoc</LienInterne>, <LienInterne LienPublication="F2643" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">administration provisoire</LienInterne>, <LienInterne LienPublication="F32088" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">plan de sauvegarde</LienInterne> etc.) apparaissent insuffisantes.</Paragraphe></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Quelle est la procédure d’état de carence pour une copropriété en difficulté ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La procédure se déroule en plusieurs étapes de la<LienIntra LienID="R64996" type="Définition de glossaire"> saisine</LienIntra> du juge au rendu de la décision prononçant l’état de carence.</Paragraphe><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Saisine du président du tribunal judiciaire</Paragraphe></Titre><Paragraphe>En principe, la procédure d’état de carence est engagée à l’initiative du maire de la commune où est situé l’immeuble ou du président de l'établissement public de coopération intercommunale (EPCI) compétent en matière d'habitat.</Paragraphe><Paragraphe>Avec leur accord, cette demande peut également être présentée par le préfet, le <LienInterne LienPublication="F2608" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">syndic,</LienInterne> l’<LienInterne LienPublication="F2643" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">administrateur provisoire</LienInterne> lorsqu'il a été désigné ou par des copropriétaires représentant <Valeur>15 %</Valeur> au moins des voix du <LienIntra LienID="R71013" type="Définition de glossaire">syndicat des copropriétaires</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>Dans tous les cas, la demande doit être présentée devant le président du tribunal judiciaire du lieu de situation de l’immeuble.</Paragraphe><OuSAdresser ID="R64999" sve="non" type="Local"><Titre>Tribunal judiciaire</Titre><RessourceWeb URL="https://www.justice.fr/recherche/annuaires"/></OuSAdresser><Paragraphe>Ils saisissent le juge pour qu’il :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Constate la situation de l’immeuble (incapacité d’assurer conservation, sécurité ou santé des occupants)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Et tienne compte des graves difficultés financières ou de gestion et de l’importance des travaux à mettre en œuvre.</Paragraphe></Item></Liste></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Désignation d’un expert</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Avant de se prononcer sur l’état de carence, le président du tribunal judiciaire désigne un ou plusieurs experts afin de réaliser une étude approfondie de la copropriété.</Paragraphe><Paragraphe>La mission d’expertise consiste à :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Constater l’importance du déséquilibre financier du syndicat des copropriétaires</Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Établir la répartition des dettes par copropriétaire</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Décrire la nature et l’état des <LienIntra LienID="R44506" type="Définition de glossaire">parties communes</LienIntra></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Déterminer la nature et le coût des travaux à mettre en œuvre pour garantir la santé et la sécurité des occupants.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Elle permet ainsi de constater objectivement la situation financière et matérielle de la copropriété.</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Établissement du rapport d’expertise</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le ou les experts désignés doivent remettre au juge leur rapport dans un délai maximal de <MiseEnEvidence>3 mois</MiseEnEvidence>, renouvelable 1 fois.</Paragraphe><Paragraphe>Ce rapport fait ainsi état de l’ampleur du déséquilibre financier du syndicat des copropriétaires, la répartition des dettes entre les copropriétaires, ainsi que de l’état des parties communes. Il détermine également la nature des travaux à réaliser et en estiment le coût, afin de garantir la santé et la sécurité des occupants.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>En annexe de son rapport</MiseEnEvidence>, l'expert doit aussi signaler les désordres dans les <LienIntra LienID="R44507" type="Définition de glossaire">parties privatives</LienIntra> affectant la sécurité et la santé des personnes. L'absence de cette annexe ou son contenu ne peuvent pas être invoqués pour contester la validité de la procédure ou les conclusions de l'expertise.</Paragraphe><Attention><Titre>Attention</Titre><Paragraphe>L'existence des graves difficultés financières ou de gestion est <MiseEnEvidence>présumée établie</MiseEnEvidence> lorsque les comptes du syndicat des copropriétaires (budget prévisionnel, charges, etc.) n'ont pas été communiqués à l'expert<MiseEnEvidence> dans un délai de 2 mois</MiseEnEvidence> à partir de la réception par le syndicat des copropriétaires d'une demande en ce sens.</Paragraphe></Attention></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Jugement prononçant l’état de carence</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Au vu des conclusions de l’expertise et après avoir entendu ou appelé les parties, le président du tribunal judiciaire vérifie la régularité de la <LienIntra LienID="R64996" type="Définition de glossaire">saisine</LienIntra> et la réalité des éléments factuels (difficultés financières, état de l’immeuble, importance des travaux, risques pour la santé et la sécurité, incapacité de gestion).</Paragraphe><Paragraphe>Il dispose alors de 3 options :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Déclarer irrecevable la demande (c’est le cas si la demande provient d’une personne qui n’a pas qualité à agir ou si les règles de forme ou de procédure n’ont pas été respectées)</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Rejeter la demande s’il considère que les conditions de l’état de carence ne sont pas justifiées</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Constater le bien-fondé de la demande et déclarer l’état de carence du syndicat des copropriétaires. Dans ce cas, le juge peut désigner un administrateur provisoire pour préparer la liquidation des dettes et assurer les interventions urgentes de mise en sécurité.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Le jugement prononçant l’état de carence est :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><LienIntra LienID="R14732" type="Définition de glossaire">Notifié</LienIntra> au syndicat des copropriétaires, aux copropriétaires, <LienInterne LienPublication="F2643" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">l’administrateur provisoire</LienInterne> (s’il en existe un), au maire de la commune et au président de l’EPCI</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Et transmis au préfet.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Les conclusions de l’expertise sont communiquées avec la décision du juge.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Si l'adresse d'un ou plusieurs destinataires n'est pas connue ou si ces personnes ne sont pas identifiables, la notification est faite par affichage à la mairie et sur la façade de l'immeuble.</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>Le syndicat des copropriétaires ou le syndic peuvent contester le prononcé de l’état de carence et la nomination éventuelle d’un administrateur provisoire dans un <MiseEnEvidence>délai de 2 mois</MiseEnEvidence> à compter de la notification du jugement.</Paragraphe></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Quelles sont les conséquences de la déclaration de carence d’une copropriété en difficulté ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La déclaration de carence a pour effet de permettre de mettre en œuvre une procédure d'<LienInterne LienPublication="F762" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">expropriation</LienInterne> qui se déroule en plusieurs étapes.</Paragraphe><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Projet simplifié d’acquisition publique</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Lorsque le maire ou le président de l'EPCI ont saisi le juge, ils doivent présenter lors de la 1<Exposant>re</Exposant> assemblée délibérante (conseil municipal ou assemblée de l'EPCI) suivant le jugement un projet simplifié d'acquisition publique qui a <MiseEnEvidence>l’un</MiseEnEvidence> des objets suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>L’expropriation des <LienIntra LienID="R44506" type="Définition de glossaire">parties communes</LienIntra> de la copropriété. Cette situation entraine le transfert de propriété des parties communes appartenant au <LienInterne LienPublication="F2606" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">syndicat des copropriétaires</LienInterne> à une personne publique ou un opérateur désigné, dans un objectif d’<LienIntra LienID="R76910" type="Définition de glossaire">intérêt général</LienIntra>. Celles-ci deviennent des biens d'intérêt collectif. La personne publique où l’opérateur désigné est alors chargé de la gestion, de l’entretien et de la conservation des biens expropriés. Si le déséquilibre financier s'avère trop important, l'expropriation totale de l'immeuble peut être demandée.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>La réhabilitation aux fins d'habitat (ou d'un autre usage). Il s’agit de travaux importants visant à remettre l’immeuble en état. Il peut s’agir, par exemple, de maintenir l’usage d’habitation en améliorant la salubrité, la sécurité et la performance du bâtiment ou de transformer l’usage de l’immeuble (par exemple en locaux d’activité, équipements publics, etc.), lorsque l’habitat n’est plus adapté.</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>La démolition totale ou partielle de l'immeuble.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Ce projet doit comporter une évaluation sommaire (simplifiée) de son coût et un plan de relogement des occupants concernés. Il précise également la collectivité publique ou l'organisme au profit duquel est demandée l'expropriation.</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Observations du public</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le projet d’acquisition publique approuvé est ensuite mis à la disposition du public pour qu’il le consulte.</Paragraphe><Paragraphe>Le public peut formuler des observations pendant une durée minimale d’<MiseEnEvidence>1 mois</MiseEnEvidence>, dans les conditions précisées par arrêté du maire ou du président de l'établissement public de coopération intercommunale.</Paragraphe><Paragraphe>Cette consultation permet d’informer les habitants et de recueillir leurs remarques avant la mise en oeuvre du projet.</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Arrêté du préfet et expropriation</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Une fois l’état de carence déclaré, <MiseEnEvidence><LienInterne LienPublication="N326" type="Dossier" audience="Particuliers">l'expropriation</LienInterne></MiseEnEvidence>, c'est-à-dire la saisie de l'immeuble, peut être décidée au profit d’un des entités suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Commune</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>EPCI compétent en matière d'habitat</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Opérateur chargé d'entretenir et de veiller à la conservation des biens d'intérêt collectif</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Organisme ayant vocation à assurer la gestion des parties communes expropriées</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Concessionnaire d'une opération d'aménagement</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Société de construction dans laquelle l’État détient la majorité du capital.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Une fois la période de consultation du public passée, le préfet va examiner la décision déclarant la carence, le projet simplifié d’acquisition publique, le projet de plan de relogement et les observation du public.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>Il rend ensuite un arrêté</MiseEnEvidence> qui :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Déclare l'<LienIntra LienID="R74054" type="Définition de glossaire">utilité publique</LienIntra> du projet d'acquisition et détermine la liste des immeubles ou partie d'immeubles, des parties communes, des parcelles ou des droits réels immobiliers à exproprier et l'identité des propriétaires de ces droits réels</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Déclare cessibles les immeubles ou parties d'immeubles, des parties communes, les parcelles ou les <LienIntra LienID="R53028" type="Définition de glossaire">droits réels immobiliers</LienIntra></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Indique la collectivité publique ou l'organisme au profit duquel est poursuivie l'expropriation</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Fixe le montant de l'indemnité provisionnelle allouée au propriétaire ou aux <LienIntra LienID="R70901" type="Définition de glossaire">copropriétaires</LienIntra> et aux titulaires de baux commerciaux et professionnels</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Fixe la date à laquelle il pourra être pris possession des biens. Cette prise de possession a lieu <MiseEnEvidence>au minimum 2 mois à partir de la publication de l'arrêté</MiseEnEvidence> déclarant l'utilité publique du projet.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Cet arrêté est publié au recueil des actes administratifs du département et affiché à la mairie du lieu de situation du bien.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>L'<LienIntra LienID="R74074" type="Définition de glossaire">expropriant</LienIntra> <LienIntra LienID="R14732" type="Définition de glossaire">notifie</LienIntra> l'arrêté </MiseEnEvidence>aux propriétaires et aux titulaires de droits réels immobiliers.</Paragraphe><Paragraphe>Dans le mois qui suit la prise de possession, l'expropriant doit poursuivre la procédure d'expropriation dans les conditions d'une expropriation pour cause d'utilité publique.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>L'indemnité d'expropriation </MiseEnEvidence>est aussi fixée dans les conditions d'une expropriation pour cause d'utilité publique. La valeur des biens est appréciée en tenant compte du montant des travaux nécessaires à la conservation de l'immeuble prévus dans le rapport d'expertise ou ceux prescrits pour les logements ayant notamment fait l'objet d'un <LienInterne LienPublication="F16158" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">arrêté d'insalubrité</LienInterne>.</Paragraphe></SousChapitre></Chapitre></Texte><VoirAussi important="non"><Fiche ID="F20388" audience="Particuliers"><Titre>Copropriété en difficulté : mesures préventives avec l'intervention d'un mandataire ad hoc</Titre><Theme ID="N19808"><Titre>Logement</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F2643" audience="Particuliers"><Titre>Copropriété en difficulté : intervention d'un administrateur provisoire</Titre><Theme ID="N19808"><Titre>Logement</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F32088" audience="Particuliers"><Titre>Copropriété en graves difficultés : plan de sauvegarde</Titre><Theme ID="N19808"><Titre>Logement</Titre></Theme></Fiche></VoirAussi><QuiPeutMAider ID="R5" sve="non" type="Local personnalisé sur SP"><Titre>Agence départementale pour l'information sur le logement (Adil)</Titre><Complement>Pour toutes informations complémentaires</Complement><PivotLocal>adil</PivotLocal><RessourceWeb URL="https://www.anil.org/lanil-et-les-adil/votre-adil/"/><Source ID="R30676">Agence nationale pour l'information sur le logement (Anil)</Source></QuiPeutMAider><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006159107" ID="R33978"><Titre>Code de la construction et de l'habitation : articles L615-1 à L615-10</Titre><Complement>Articles L615-6 à L615-10</Complement></Reference><PourEnSavoirPlus type="Information pratique" ID="R33896" URL="https://www.inc-conso.fr/content/que-faire-en-cas-de-difficultes-dans-une-copropriete-le-memo" audience="Particuliers"><Titre>Copropriétés en difficulté : que faire ?</Titre><Source ID="R30643">Institut national de la consommation (INC)</Source></PourEnSavoirPlus><Definition ID="R70907"><Titre>Copropriété</Titre><Texte><Paragraphe>Situation juridique où un immeuble ou un ensemble immobilier appartient à plusieurs personnes. Chaque propriétaire possède une partie privative (par exemple un appartement, une cave) et une part des parties communes (comme les halls, escaliers ou jardins).</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R71526"><Titre>Conservation (immeuble)</Titre><Texte><Paragraphe>Maintien de l'immeuble dans le même état, notamment par son entretien</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R64996"><Titre>Saisine</Titre><Texte><Paragraphe>Formalité faite par une personne pour demander à un tribunal de trancher un différend, un litige, ou d'exercer un droit. La formalité peut se faire de différentes façons : citation, assignation, requête simple ou conjointe, déclaration au greffe.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R71013"><Titre>Syndicat des copropriétaires</Titre><Texte><Paragraphe>Entité juridique composé par l'ensemble des copropriétaires d'un immeuble</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R44506"><Titre>Parties communes d'une copropriété</Titre><Texte><Paragraphe>Parties de bâtiments (couloirs, chaudière, canalisation, garde-corps...) et des terrains (jardins, parcs...) affectés à l'usage ou à l'utilité de tous les copropriétaires</Paragraphe></Texte><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/LEGITEXT000006068256/" ID="R15198"><Titre>Loi n°65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis</Titre></Reference></Definition><Definition ID="R44507"><Titre>Parties privatives d'une copropriété</Titre><Texte><Paragraphe>Parties des bâtiments (porte d'entrée, salon, salle de bains...) et des terrains réservés à l'usage exclusif d'un copropriétaire</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R14732"><Titre>Notification</Titre><Texte><Paragraphe>Formalité par laquelle un acte de procédure ou une décision est porté à la connaissance d’une personne</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R76910"><Titre>Intérêt général (copropriété en difficultés)</Titre><Texte><Paragraphe>Nécessité pour les pouvoirs public de garantir la sécurité, la salubrité et des conditions de logement dignes, ainsi que de préserver l’équilibre urbain, lorsque la copropriété est devenue dégradée ou dangereuse et ne peut plus être redressée par ses seuls copropriétaires</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R74054"><Titre>Utilité publique</Titre><Texte><Paragraphe>Intérêt supérieur de la collectivité par rapport aux intérêts privés</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R53028"><Titre>Droit réel immobilier</Titre><Texte><Paragraphe>Droit détenu par une personne sur une chose immobilière. Par exemple, un titre de propriété constitue un droit réel immobilier sur une construction et/ou un terrain.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R70901"><Titre>Copropriétaire</Titre><Texte><Paragraphe>Personne physique ou morale (société/entreprise) propriétaire d'un ou plusieurs lots dans un immeuble</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R74074"><Titre>Expropriant</Titre><Texte><Paragraphe>Personne publique (État, collectivité territoriale ou établissement public) qui met en œuvre une procédure d’expropriation pour cause d’utilité publique</Paragraphe></Texte></Definition></Publication>