<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><Publication xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" ID="F1780" type="Fiche d'information conditionnée" xsi:noNamespaceSchemaLocation="../Schemas/3.4/Publication.xsd" dateDerniereModificationImportante="2020-01-01T00:00:00" spUrl="https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1780"><dc:title>Exécution d'une décision du juge civil</dc:title><dc:creator>Direction de l'information légale et administrative</dc:creator><dc:subject>Justice</dc:subject><dc:description>En principe, un jugement civil doit s'exécuter dès son prononcé, soit volontairement, soit de force en faisant intervenir un commissaire de justice.</dc:description><dc:publisher>Direction de l'information légale et administrative</dc:publisher><dc:contributor>Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)</dc:contributor><dc:date>modified 2026-07-22</dc:date><dc:type>Fiche pratique</dc:type><dc:format>text/xml</dc:format><dc:identifier>F1780</dc:identifier><dc:source>https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000032035267/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070716/LEGISCTA000006149674/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070716/LEGISCTA000006135889/#LEGISCTA000006135889, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070716/LEGISCTA000006135983/#LEGISCTA000006135983, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070716/LEGISCTA000006135893/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000039485041, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000039485046, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006135894/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006181716, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000025026751/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000025024948/LEGISCTA000025026032, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006072026/LEGISCTA000006193925/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000028776961</dc:source><dc:language>Fr</dc:language><dc:relation>isPartOf N269</dc:relation><dc:coverage>France entière</dc:coverage><dc:rights>https://www.service-public.gouv.fr/a-propos/mentions-legales</dc:rights><SurTitre>Fiche pratique</SurTitre><Audience>Particuliers</Audience><Canal>www.service-public.fr</Canal><FilDAriane><Niveau ID="Particuliers">Accueil particuliers</Niveau><Niveau ID="N19807">Justice</Niveau><Niveau ID="N269">Affaire civile</Niveau><Niveau ID="F1780" type="Fiche d'information conditionnée">Exécution d'une décision du juge civil</Niveau></FilDAriane><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme><SousThemePere ID="N271">Procédures judiciaires</SousThemePere><DossierPere ID="N269"><Titre>Affaire civile</Titre><SousDossier ID="N269-1"><Titre>Alternatives à un procès civil</Titre><Fiche ID="F1732">Accord à l'amiable</Fiche><Fiche ID="F1741">Requête conjointe devant un tribunal civil</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N269-2"><Titre>Saisir un tribunal civil</Titre><Fiche ID="F20851">Saisir le tribunal judiciaire</Fiche><Fiche ID="F1783">Saisir le juge des contentieux de la protection</Fiche><Fiche ID="F35125">Saisir le tribunal de proximité</Fiche><Fiche ID="F35820">Saisir le juge de l'exécution</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N269-3"><Titre>Déroulement d'une affaire</Titre><Fiche ID="F1789">Devant le tribunal de proximité</Fiche><Fiche ID="F1791">Devant le tribunal judiciaire</Fiche><Fiche ID="F39524">Devant le tribunal judiciaire et le tribunal de proximité</Fiche><Fiche ID="F1793">Devant le tribunal paritaire des baux ruraux</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N269-4"><Titre>Mesures prononcées par le tribunal</Titre><Fiche ID="F1787">Injonction de faire</Fiche><Fiche ID="F1746">Recouvrement de dettes en France : injonction de payer et procédure simplifiée</Fiche><Fiche ID="F36027">Recouvrement de dette en Europe : injonction de payer et règlement des petits litiges</Fiche><Fiche ID="F1780">Exécution d'une décision du juge civil</Fiche><Fiche ID="F576">Exécution d'un jugement civil étranger (divorce, dette...) en France</Fiche></SousDossier></DossierPere><SousDossierPere>Mesures prononcées par le tribunal</SousDossierPere><Introduction><Texte><Paragraphe>Vous souhaitez savoir comment une décision rendue en matière civile <LienIntra LienID="R60006" type="Définition de glossaire">s'exécute</LienIntra> ? Nous vous présentons les informations à connaître.</Paragraphe></Texte></Introduction><Texte><Chapitre><Titre><Paragraphe>À quel moment une décision civile peut-elle être exécutée ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L’<LienIntra LienID="R60006" type="Définition de glossaire">exécution</LienIntra> d'une décision civile peut être exigée à partir du moment où elle est <MiseEnEvidence>exécutoire</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Ce caractère exécutoire (ou <LienIntra LienID="R51102" type="Définition de glossaire">force exécutoire</LienIntra>) est <MiseEnEvidence>immédiat</MiseEnEvidence>. Mais, parfois, il faut attendre le moment où la décision ne peut plus être contestée (on dit alors qu'elle passe en <MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R15859" type="Définition de glossaire">force de chose de jugée</LienIntra></MiseEnEvidence>).</Paragraphe><Paragraphe>Le juge a le pouvoir d'accorder des <MiseEnEvidence>délais supplémentaires</MiseEnEvidence> pour l'exécution.</Paragraphe><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Exécution provisoire de droit (immédiate)</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le principe est qu’on peut obtenir l’exécution d'une décision dès lors qu'elle est <MiseEnEvidence>prononcée et <LienIntra LienID="R14732" type="Définition de glossaire">notifiée</LienIntra></MiseEnEvidence> et qu'elle porte mention de la <LienIntra LienID="R64500" type="Définition de glossaire">formule exécutoire</LienIntra>. C’est la règle de l’<MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R70526" type="Définition de glossaire">exécution provisoire</LienIntra> de droit</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Cette règle concerne l’ensemble des <LienInterne LienPublication="F2289" type="Fiche avec liens externes" audience="Particuliers">jugements civils rendus en première intance</LienInterne> (jugement du juge aux affaires familiales, du tribunal de proximité...). Elle permet de faire exécuter une décision même si les délais de recours ne sont pas expirés, et même si la partie condamnée fait un <LienIntra LienID="R65631" type="Définition de glossaire">recours.</LienIntra></Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Le juge peut, dans sa décision, écarter totalement ou partiellement l'exécution provisoire <MiseEnEvidence>si elle est incompatible avec la nature de l'affaire</MiseEnEvidence>. Il peut le faire à son initiative ou à la demande d’une partie, en précisant les raisons pour lesquelles il décide d'écarter l'exécution provisoire.</Paragraphe></ASavoir></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Exécution quand la décision est passée en force de chose jugée</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Certaines décisions ne bénéficient pas de l'exécution provisoire de droit.</Paragraphe><Paragraphe>Dans ce cas, la décision devient exécutoire quand elle passe en <MiseEnEvidence>force de chose jugée</MiseEnEvidence>, c’est-à-dire après l’expiration des délais de recours (<LienInterne LienPublication="F1384" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">appel</LienInterne>, <LienInterne LienPublication="F1386" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">opposition</LienInterne>), <MiseEnEvidence>et</MiseEnEvidence> si aucun recours n’est exercé.</Paragraphe><Paragraphe>Cela concerne les décisions suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Décisions statuant sur la nationalité</Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Décisions concernant la rectification ou l'annulation des actes d'état civil</Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Décisions statuant sur le choix du prénom lors de la déclaration de naissance</Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Décisions concernant les demandes de changement de nom ou de prénoms</Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Décisions concernant les demandes en modification de sexe sur les actes d'état civil</Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Décisions de déclaration d'absence d'une personne</Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Décisions sur la<LienIntra LienID="R38490" type="Définition de glossaire"> filiation</LienIntra> et les <LienIntra LienID="R31267" type="Définition de glossaire">subsides</LienIntra></Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Décisions concernant l'adoption</Paragraphe></Item></Liste><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Décisions prononçant le divorce ou la <LienInterne LienPublication="F980" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">séparation de corps et de biens</LienInterne>.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Pour toutes ces décisions, c'est la règle de <MiseEnEvidence>l’exécution provisoire facultative</MiseEnEvidence> qui s'applique. C’est le juge qui décide, à son initiative ou à la demande d’une partie, si la décision est exécutoire immédiatement ou pas.</Paragraphe><Paragraphe>Le juge doit préciser dans la décision les raisons pour lesquelles il décide d'ordonner l'exécution provisoire.</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Exécution reportée par un délai de grâce</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le juge peut accorder un délai supplémentaire pour l'exécution de la décision. C'est ce qu'on appelle un <MiseEnEvidence>délai de grâce</MiseEnEvidence>. Il faut <MiseEnEvidence>attendre l'expiration<MiseEnEvidence> de ce délai</MiseEnEvidence></MiseEnEvidence> pour pouvoir exiger l'exécution.</Paragraphe><Paragraphe>Quand le jugement doit être <LienIntra LienID="R14732" type="Définition de glossaire">notifié</LienIntra> ou <LienIntra LienID="R10915" type="Définition de glossaire">signifié</LienIntra>, le délai de grâce court à compter de la date de notification ou de signification. Dans les autres cas, il court à compter de la date du prononcé du jugement.</Paragraphe></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Est-ce que l'appel suspend l'exécution d'une décision civile ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Les effets de l'appel sont différents pour les décisions avec <LienIntra LienID="R70526" type="Définition de glossaire">exécution provisoire</LienIntra> et celles sans exécution provisoire.</Paragraphe><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre>
Décision avec exécution provisoire</Titre><Paragraphe>Avec l'exécution provisoire (de droit ou ordonnée par le juge), l'appel <MiseEnEvidence>n'a pas d'effet suspensif</MiseEnEvidence> : <MiseEnEvidence>le <LienIntra LienID="R12468" type="Définition de glossaire">débiteur</LienIntra> doit exécuter</MiseEnEvidence> la décision <MiseEnEvidence>même s'il fait appel</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Si le débiteur fait appel et n'exécute pas la décision, il risque des sanctions. Le <LienIntra LienID="R15912" type="Définition de glossaire">créancier</LienIntra> peut notamment demander la <MiseEnEvidence>radiation</MiseEnEvidence> de l'appel, c'est-à-dire le retrait du dossier du registre des audiences.</Paragraphe><Paragraphe>En cas de radiation de l'appel, le débiteur a <MiseEnEvidence>2 ans</MiseEnEvidence> pour exécuter la décision (ou consigner les sommes dues) et demander la poursuite de la procédure. Sinon, la <MiseEnEvidence>péremption</MiseEnEvidence> d'instance peut être constatée par le juge : le dossier est alors <MiseEnEvidence>définitivement clôturé</MiseEnEvidence> et un nouvel appel est impossible.</Paragraphe><Attention><Titre>Attention</Titre><Paragraphe>Si la cour d'appel annule une décision déjà exécutée, il faut rembourser les sommes et/ou restituer les biens gagnés en première instance.</Paragraphe></Attention><Paragraphe>En cas d'appel, le débiteur peut demander au premier président de la cour d'appel de <MiseEnEvidence>suspendre l'exécution provisoire</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Complement><Titre>En savoir plus sur la demande de suspension d'exécution provisoire</Titre><Paragraphe>Pour obtenir la suspension de l'exécution provisoire, il faut présenter une demande de <MiseEnEvidence>sursis à exécution en <LienInterne LienPublication="F1378" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">référé</LienInterne> </MiseEnEvidence>au premier président de la cour d'appel.</Paragraphe><Paragraphe>La demande de suspension doit reposer sur un <MiseEnEvidence>motif sérieux</MiseEnEvidence>. Le débiteur doit avoir de sérieuses chances de gagner son procès en appel. Il doit également démontrer que l'exécution risque d'entrainer des <MiseEnEvidence>conséquences manifestement excessives </MiseEnEvidence>(destruction d'un bien, graves difficultés financières par exemple).</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>En cas d'opposition, la suspension de l'exécution provisoire peut être demandée au juge qui a rendu la décision attaquée.</Paragraphe></ASavoir></Complement></Cas><Cas><Titre>
Décision sans exécution provisoire</Titre><Paragraphe>L'appel a un <MiseEnEvidence>effet suspensif </MiseEnEvidence>pour les décisions sans exécution provisoire : l<LienIntra LienID="R64476" type="Définition de glossaire">'exécution forcée</LienIntra> est impossible pendant le délai d'appel et pendant la procédure en appel.</Paragraphe><Paragraphe>Le <LienIntra LienID="R15912" type="Définition de glossaire">créancier</LienIntra> qui veut que la décision soit exécutée, malgré l'appel du <LienIntra LienID="R12468" type="Définition de glossaire">débiteur</LienIntra>, peut demander au premier président de la cour d'appel d'ordonner en <LienIntra LienID="R57732" type="Définition de glossaire">référé</LienIntra> l'exécution provisoire.</Paragraphe><Paragraphe>Celle-ci doit être compatible avec la nature de l'affaire. Elle ne doit pas risquer d'entraîner des conséquences manifestement excessives.</Paragraphe><Attention><Titre>Attention</Titre><Paragraphe>Si l'exécution provisoire a déjà été refusée dans la décision attaquée, le créancier doit en plus démontrer qu'il y a urgence.</Paragraphe></Attention></Cas></BlocCas></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Y a-t-il une date limite pour faire exécuter une décision civile ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Les décisions civiles se <LienIntra LienID="R16087" type="Définition de glossaire">prescrivent</LienIntra> dans un <MiseEnEvidence>délai de<MiseEnEvidence> <Valeur>10</Valeur> </MiseEnEvidence></MiseEnEvidence><MiseEnEvidence>ans</MiseEnEvidence>. Passé ce délai, l'exécution forcée n'est plus possible.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>Les actes d'exécution forcée</MiseEnEvidence> (saisie bancaire, <LienIntra LienID="R62464" type="Définition de glossaire">saisie-vente d'un bien</LienIntra> par exemple, ou simple <LienIntra LienID="R2698" type="Définition de glossaire">commandement de payer</LienIntra>) réalisés pendant le délai de 10 ans vont interrompre le délai prescription. Dans ce cas, un nouveau délai de 10 ans commence à courir à compter de cet acte d’exécution forcée.</Paragraphe><Paragraphe>Quand une <LienIntra LienID="R64439" type="Définition de glossaire">partie</LienIntra> est condamnée par une décision devenue exécutoire à verser une somme d’argent, un <LienInterne LienPublication="F20688" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">taux d’intérêt légal</LienInterne> s’applique à cette somme. C’est une <LienInterne LienPublication="F783" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">contrainte financière</LienInterne> qui pèse sur cette personne pour <MiseEnEvidence>l’obliger à exécuter</MiseEnEvidence> la décision le plus rapidement possible. Si la décision n’est pas exécutée totalement dans les <Valeur>2</Valeur> mois à compter du jour où elle est devenue exécutoire, le taux d’intérêt légal est majoré de <Valeur>5 %</Valeur>.</Paragraphe></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Peut-on exécuter une décision civile sans commissaire de justice ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Pour une <MiseEnEvidence>exécution volontaire</MiseEnEvidence> de la décision, les parties n'ont pas besoin de faire intervenir un <LienInterne LienPublication="F2158" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">commissaire de justice</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe>Le débiteur (celui qui a perdu) peut exécuter la décision <MiseEnEvidence>spontanément</MiseEnEvidence> sans attendre la réclamation du créancier ou d'un commissaire de justice.</Paragraphe><Paragraphe>Le créancier (celui qui a gagné) peut s'adresser directement au débiteur en vue d'une exécution amiable du jugement.</Paragraphe><Paragraphe>Les parties peuvent fixer amiablement les conditions d'exécution du jugement (notamment prévoir un délai, un échéancier).</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Si les parties sont représentées par des avocats, ils peuvent servir d'intermédiaires.</Paragraphe></ANoter><Paragraphe>Si l'exécution amiable échoue, le créancier peut envisager l'exécution forcée de la décision avec un <LienInterne LienPublication="F2158" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">commissaire de justice</LienInterne>.</Paragraphe></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Comment obtenir l'exécution forcée d'une décision civile ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L'exécution forcée nécessite une <MiseEnEvidence>notification préalable</MiseEnEvidence> de la décision au débiteur.</Paragraphe><Paragraphe>Le créancier doit être en possession d'une <MiseEnEvidence>copie exécutoire</MiseEnEvidence> de la décision et la remettre à un <MiseEnEvidence>commissaire de justice </MiseEnEvidence>afin qu'il procède à l'exécution forcée.</Paragraphe><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Notification de la décision</Paragraphe></Titre><TitreFlottant><Paragraphe>Notification par le greffe ou signification</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Dans certaines procédures, le greffe notifie la décision aux parties. C'est le cas, par exemple, en matière prud'homale, en matière de sécurité sociale ou de fixation de pension alimentaire.</Paragraphe><Paragraphe>La notification par le greffe se fait <MiseEnEvidence>par lettre recommandée avec demande d'avis de réception</MiseEnEvidence> (LRAR).</Paragraphe><Paragraphe>Quand la notification n'est pas effectuée par le greffe ou en cas d'échec de la notification par le greffe (LRAR non distribuée ou non réclamée), les parties doivent procéder par voie de <MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R10915" type="Définition de glossaire">signification</LienIntra></MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Complement><Titre>En savoir plus sur les conséquences de l'absence de notification ou de signification</Titre><Paragraphe>Si la décision n'a pas été notifiée ou signifiée, <MiseEnEvidence>l'acte d'exécution forcée</MiseEnEvidence> (une saisie par exemple)<MiseEnEvidence> n'est pas valable</MiseEnEvidence> et peut être contesté devant le juge. Dans cette situation, la partie ne peut pas exécuter la décision si elle n’en a pas eu connaissance.</Paragraphe><Paragraphe>Dans le cas particulier d'une décision sans exécution provisoire, l'absence de notification ou de signification <MiseEnEvidence>retarde le moment où la décision devient exécutoire</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>En effet, sans notification ou signification, les recours restent possibles. De ce fait, la décision ne peut pas passer en force de chose jugée et ne devient pas exécutoire. L'exécution forcée est alors impossible.</Paragraphe><Paragraphe>Sans exécution provisoire, une décision qui n'a jamais été notifiée, ni signifiée ne devient exécutoire qu'après un délai de <MiseEnEvidence>2 ans</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Attention><Titre>Attention</Titre><Paragraphe>Quand une partie est jugée en son absence alors qu'elle n'a pas reçu sa convocation en justice, la notification ou signification doit intervenir dans les <MiseEnEvidence>6 mois</MiseEnEvidence> du prononcé. Sinon, la décision est considérée <MiseEnEvidence>non avenue</MiseEnEvidence> (c'est-à-dire qu'elle est censée n'avoir jamais existé).</Paragraphe></Attention></Complement><TitreFlottant><Paragraphe>Exécution sur présentation de la minute</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Le juge peut exceptionnellement permettre l'<MiseEnEvidence>exécution de la décision au seul vu de la <LienIntra LienID="R46344" type="Définition de glossaire">minute</LienIntra></MiseEnEvidence>, si cela est nécessaire. Cela concerne notamment les ordonnances de référé ou <LienIntra LienID="R59170" type="Définition de glossaire">ordonnances sur requête</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>Dans ce cas, un original de la décision de justice est remis au bénéficiaire et <MiseEnEvidence>la présentation de l'original à l'adversaire vaut notification</MiseEnEvidence>.</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Délivrance de la copie exécutoire de la décision</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La copie exécutoire est une copie certifiée conforme sur laquelle est apposée la <LienIntra LienID="R64500" type="Définition de glossaire">formule exécutoire</LienIntra>. Sans cette copie, l'exécution forcée est impossible.</Paragraphe><Paragraphe>Chaque partie peut <LienInterne LienPublication="F1379" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">obtenir la copie exécutoire</LienInterne> <MiseEnEvidence>gratuitement</MiseEnEvidence> auprès du greffe du tribunal qui a rendu la décision.</Paragraphe><Paragraphe>Il est possible d'obtenir<MiseEnEvidence> une seconde copie exécutoire </MiseEnEvidence>pour un motif légitime (par exemple, perte du document, plusieurs débiteurs).</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Si la décision est notifiée par le greffe, la copie exécutoire doit mentionner les dates de cette notification.</Paragraphe></ASavoir></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Intervention du commissaire de justice</Paragraphe></Titre><Paragraphe>L'intervention d'un <LienInterne LienPublication="F2158" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">commissaire de justice</LienInterne> est <MiseEnEvidence>obligatoire</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Il a le <MiseEnEvidence>monopole de l'exécution forcée </MiseEnEvidence>des décisions exécutoires.</Paragraphe><Attention><Titre>Attention</Titre><Paragraphe>Faire soi-même une exécution forcée est interdit et parfois sévèrement sanctionné. Par exemple, un propriétaire qui expulse lui-même un locataire risque jusqu'à <MiseEnEvidence>3</MiseEnEvidence> ans de prison et <Valeur>30 000 €</Valeur> d'amende.</Paragraphe></Attention><Paragraphe>Le commissaire de justice a une compétence territoriale délimitée pour procéder à une exécution forcée. Il faut choisir un commissaire de justice qui exerce dans le ressort de la cour d'appel du<MiseEnEvidence> domicile du débiteur</MiseEnEvidence>. Par exemple, un commissaire de justice de Lille ne peut pas faire une exécution forcée auprès d’un débiteur domicilié à Marseille.</Paragraphe><Paragraphe>Le commissaire de justice peut récupérer l'argent que le débiteur doit en faisant <LienInterne LienPublication="F1751" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">saisir et vendre ses biens</LienInterne> ou en pratiquant <LienInterne LienPublication="F1850" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">une saisie sur compte bancaire</LienInterne> ou une <LienInterne LienPublication="F115" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">saisie sur salaire</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe>C'est aussi le commissaire de justice qui procède aux <LienInterne LienPublication="F31272" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">expulsions locatives</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe>En cas de revenus insuffisants pour payer un commissaire de justice pour signifier et exécuter une décision, il est possible de bénéficier de <LienInterne LienPublication="F18074" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">l'aide juridictionnelle</LienInterne>.</Paragraphe><Complement><Titre>Savoir qui paye le commissaire de justice</Titre><Paragraphe>Les frais de commissaire de justice pour la signification et l'exécution des décisions de justice sont des <MiseEnEvidence>dépens</MiseEnEvidence> (une catégorie de <LienInterne LienPublication="F1816" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">frais de justice</LienInterne>).</Paragraphe><Paragraphe>Normalement, les dépens sont à la charge de celui qui a perdu la procédure mais le juge peut en décider autrement.</Paragraphe><Paragraphe>En cas de revenus insuffisants pour payer un commissaire de justice pour signifier et exécuter une décision, il est possible de bénéficier de <LienInterne LienPublication="F18074" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">l'aide juridictionnelle</LienInterne>.</Paragraphe><Attention><Titre>Attention</Titre><Paragraphe>Dans le cas d'une dette, le <LienIntra LienID="R15912" type="Définition de glossaire">créancier</LienIntra> reste obligé de payer des <LienIntra LienID="R50743" type="Définition de glossaire">droits de recouvrement</LienIntra> au commissaire de justice.</Paragraphe></Attention></Complement></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Que faire en cas de difficultés d'exécution d'une décision civile ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>En cas de difficultés d'exécution, Le <LienInterne LienPublication="F35820" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">juge de l'exécution</LienInterne> peut être saisi par le <LienIntra LienID="R12468" type="Définition de glossaire">débiteur </LienIntra>ou le <LienIntra LienID="R15912" type="Définition de glossaire">créancier</LienIntra>.</Paragraphe><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre>
Par le créancier</Titre><Paragraphe>Quand le <LienIntra LienID="R15912" type="Définition de glossaire">créancier</LienIntra> a une décision favorable et qu’il rencontre des difficultés pour la faire exécuter, il peut saisir le <MiseEnEvidence><LienInterne LienPublication="F35820" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">juge de l’exécution</LienInterne></MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>C'est le cas lorsque que la personne condamnée <MiseEnEvidence>n’exécute pas la décision</MiseEnEvidence> ou que l’inexécution cause un préjudice (matériel, financier...) au créancier.</Paragraphe><Paragraphe>Il peut alors demander<MiseEnEvidence> réparation de ce préjudice </MiseEnEvidence>ou obtenir une <LienIntra LienID="R16772" type="Définition de glossaire">astreinte</LienIntra>, une mesure <LienIntra LienID="R40627" type="Définition de glossaire">conservatoire</LienIntra>, une <LienInterne LienPublication="F115" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">saisie sur rémunération</LienInterne>.</Paragraphe></Cas><Cas><Titre>
Par le débiteur</Titre><Paragraphe>Le <LienIntra LienID="R12468" type="Définition de glossaire">débiteur</LienIntra> peut saisir le <LienInterne LienPublication="F35820" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">juge de l'exécution</LienInterne> s’il <MiseEnEvidence>conteste </MiseEnEvidence>la mesure d'exécution forcée (par exemple, une <LienInterne LienPublication="F1850" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">saisie sur compte bancaire</LienInterne>, une <LienInterne LienPublication="F1751" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">saisie des meubles</LienInterne>).</Paragraphe><Paragraphe>Le juge de l'exécution peut <MiseEnEvidence>suspendre l’exécution de la décision</MiseEnEvidence> ou accorder un <MiseEnEvidence>échelonnement de la dette</MiseEnEvidence> pendant <Valeur>2</Valeur> ans au maximum.</Paragraphe><Paragraphe>Il peut également accorder des délais (de <Valeur>1 </Valeur>mois à <Valeur>1</Valeur> an) en cas <MiseEnEvidence>d'expulsion locative</MiseEnEvidence>.</Paragraphe></Cas></BlocCas></Chapitre></Texte><VoirAussi important="non"><Fiche ID="F783" audience="Particuliers"><Titre>Calcul de l'intérêt légal</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F2158" audience="Particuliers"><Titre>Commissaire de justice (anciennement huissier de justice et commissaire priseur)</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F35820" audience="Particuliers"><Titre>Saisir le juge de l'exécution (JEX)</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche></VoirAussi><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000032035267/" ID="R50086"><Titre>Code civil : article 1343-5</Titre></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070716/LEGISCTA000006149674/" ID="R64686"><Titre>Code de procédure civile : articles 467 à 479</Titre></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070716/LEGISCTA000006135889/#LEGISCTA000006135889" ID="R639"><Titre>Code de procédure civile : articles 502 à 508</Titre><Complement>Conditions générales de l'exécution</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070716/LEGISCTA000006135983/#LEGISCTA000006135983" ID="R200"><Titre>Code de procédure civile : articles 510 à 513</Titre><Complement>Délai de grâce</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070716/LEGISCTA000006135893/" ID="R638"><Titre>Code de procédure civile : articles 514 à 524</Titre><Complement>Exécution provisoire</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000039485041" ID="R55135"><Titre>Code de procédure civile : 514-1 à 514-6</Titre><Complement>Exécution provisoire de droit</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000039485046" ID="R55136"><Titre>Code de procédure civile : 515 à 517-4</Titre><Complement>Exécution provisoire facultative</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006135894/" ID="R53190"><Titre>Code de procédure civile : articles 528 à 537</Titre></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006181716" ID="R12166"><Titre>Code de procédure civile : articles 1079 à 1080</Titre><Complement>Exécution provisoire interdite</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000025026751/" ID="R37046"><Titre>Code des procédures civiles d'exécution : articles L111-1 à L111-11</Titre><Complement>Titre exécutoire et frais de commissaire de justice</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000025024948/LEGISCTA000025026032" ID="R36229"><Titre>Code des procédures civiles d'exécution : articles L412-1 à L412-8</Titre></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006072026/LEGISCTA000006193925/" ID="R15934"><Titre>Code monétaire et financier : articles L313-2 et L313-3</Titre><Complement>Taux d’intérêt légal et majoration des sommes dues</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000028776961" ID="R55887"><Titre>Code pénal : article 226-4-2</Titre></Reference><Definition ID="R60006"><Titre>Exécution d'une décision de justice</Titre><Texte><Paragraphe>Mise en application des mesures ou condamnations rendues par un juge dans une décision judiciaire</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R51102"><Titre>Force exécutoire</Titre><Texte><Paragraphe>Fait pour un écrit (décision de justice ou acte notarié) de pouvoir être exécuté avec l'aide de la force publique</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R15859"><Titre>Jugement passé en force de chose jugée</Titre><Texte><Paragraphe>Jugement qui n'est plus susceptible de recours, soit parce que les recours ont été épuisés, soit que les délais sont expirés</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R14732"><Titre>Notification</Titre><Texte><Paragraphe>Formalité par laquelle un acte de procédure ou une décision est porté à la connaissance d’une personne</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R64500"><Titre>Formule exécutoire</Titre><Texte><Paragraphe>Expression apposée sur les décisions de justice ou sur les actes authentiques établis par les notaires. Elle leur donne le droit d'être appliqué par tous les moyens de droit et si nécessaire par l'aide des officiers de la force publique (police et gendarmerie).</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R70526"><Titre>Exécution provisoire</Titre><Texte><Paragraphe>Bénéfice qui permet de faire exécuter immédiatement un jugement sans attendre la fin du délai d'appel ou d'opposition et même si ces recours sont exercés</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R65631"><Titre>Voie de recours</Titre><Texte><Paragraphe>Ensemble des procédures mis à la disposition du justiciable pour lui permettre d'obtenir un nouvel examen de son procès ou de faire reconnaître les irrégularités lors de la procédure</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R38490"><Titre>Filiation</Titre><Texte><Paragraphe>Lien juridique entre un enfant et son père et/ou sa mère</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R31267"><Titre>Subside</Titre><Texte><Paragraphe>Aide financière</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R10915"><Titre>Signification</Titre><Texte><Paragraphe>Acte par lequel une partie informe son adversaire d'un acte ou d'une décision de justice par l'intermédiaire d'un commissaire de justice (anciennement huissier de justice et commissaire-priseur judiciaire)</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R12468"><Titre>Débiteur</Titre><Texte><Paragraphe>Personne tenue envers une autre d'exécuter une obligation (qui peut être le versement d'une somme d'argent)</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R15912"><Titre>Créancier</Titre><Texte><Paragraphe>Personne à qui l'on doit de l'argent ou la fourniture d'une prestation</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R64476"><Titre>Exécution forcée</Titre><Texte><Paragraphe>Procédure légale utilisée pour obliger quelqu'un à appliquer un jugement ou à respecter ses engagements</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R57732"><Titre>Référé</Titre><Texte><Paragraphe>Procédure permettant de demander au juge qu'il ordonne des mesures provisoires mais rapides, et dans l'attente d'un jugement, tendant à préserver les droits du demandeur</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R16087"><Titre>Prescription</Titre><Texte><Paragraphe>Expiration d'un droit après un certain délai</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R62464"><Titre>Saisie d'un bien</Titre><Texte><Paragraphe>Terme juridique signifiant que les autorités vous dépossèdent de l'un de vos biens (maison, véhicule, etc.) en attendant que vous ayez remboursé votre dette (amende, etc.)</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R2698"><Titre>Commandement de payer</Titre><Texte><Paragraphe>Acte généralement signifié par commissaire de justice (anciennement huissier de justice et commissaire-priseur judiciaire) ordonnant à une personne d'exécuter ses obligations (par exemple, régler des loyers impayés).</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R64439"><Titre>Parties (au procès)</Titre><Texte><Paragraphe>Personne qui est engagée dans un procès civil soit en tant que demandeur, soit en tant que défendeur</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R46344"><Titre>Minute</Titre><Texte><Paragraphe>Original d'un document (par exemple, une convention de divorce) rédigé par une autorité (tribunal civil ou administratif, notaire, commissaire de justice - anciennement huissier de justice et commissaire-priseur judiciaire, ...), qui est dans l'obligation de le conserver</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R59170"><Titre>Ordonnance sur requête</Titre><Texte><Paragraphe>Décision provisoire rendue non contradictoirement par un juge. Cette procédure est utilisée dans les cas où le demandeur peut ne pas convoquer son adversaire.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R50743"><Titre>Droit de recouvrement</Titre><Texte><Paragraphe>Émoluments (ou rémunération) que perçoit le commissaire de justice (anciennement huissier de justice et commissaire-priseur judiciaire) en contrepartie du recouvrement d'une créance</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R16772"><Titre>Astreinte</Titre><Texte><Paragraphe>Condamnation d'une personne à payer une somme d'argent par jour, semaine ou mois de retard si une obligation imposée par une décision de justice n'est pas exécutée.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R40627"><Titre>Acte conservatoire</Titre><Texte><Paragraphe>Acte effectué par nécessité ou par urgence afin de sauvegarder un droit (par exemple, renouvellement d'une inscription hypothécaire) ou empêcher la perte d'un bien (par exemple, réparation d'un bâtiment dégradé)</Paragraphe></Texte><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006150535" ID="R35696"><Titre>Code civil : articles 782 à 786</Titre></Reference></Definition><QuestionReponse ID="F1379" audience="Particuliers"><Titre>Comment obtenir la copie d'une décision de justice civile (jugement, arrêt) ?</Titre></QuestionReponse><QuestionReponse ID="F31111" audience="Particuliers"><Titre>Comment calcule-t-on un délai dans une procédure civile ?</Titre></QuestionReponse><QuestionReponse ID="F35132" audience="Particuliers"><Titre>L'avocat est-il obligatoire dans un procès civil ?</Titre></QuestionReponse><QuestionReponse ID="F35603" audience="Particuliers"><Titre>Procès civil : comment agir seul devant le tribunal ?</Titre></QuestionReponse><QuestionReponse ID="F20688" audience="Particuliers"><Titre>Qu'est-ce que l'intérêt légal ?</Titre></QuestionReponse></Publication>