<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><Publication xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" ID="F1485" type="Fiche d'information conditionnée" xsi:noNamespaceSchemaLocation="../Schemas/3.4/Publication.xsd" dateDerniereModificationImportante="2026-02-21T00:00:00" spUrl="https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1485"><dc:title>Déroulement d'une affaire devant le tribunal correctionnel</dc:title><dc:creator>Direction de l'information légale et administrative</dc:creator><dc:subject>Justice</dc:subject><dc:description>Le tribunal correctionnel est compétent pour juger une personne soupçonnée d'avoir commis un délit.</dc:description><dc:publisher>Direction de l'information légale et administrative</dc:publisher><dc:contributor>Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre), Ministère chargé de la justice</dc:contributor><dc:date>modified 2026-05-11</dc:date><dc:type>Fiche pratique</dc:type><dc:format>text/xml</dc:format><dc:identifier>F1485</dc:identifier><dc:source>https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006182901/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000024459009/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006167481/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006182905/#:~:text=L'avocat%20du%20pr%C3%A9venu%2C%20qui,ult%C3%A9rieure%20en%20ordonnant%20cette%20comparution., https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006182906/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006182909/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000024459224/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000021332382/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006182910/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006182912/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006182911/, https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006071154/LEGISCTA000006167487/#LEGISCTA000006167487</dc:source><dc:language>Fr</dc:language><dc:relation>isPartOf N263</dc:relation><dc:coverage>France entière</dc:coverage><dc:rights>https://www.service-public.gouv.fr/a-propos/mentions-legales</dc:rights><SurTitre>Fiche pratique</SurTitre><Audience>Particuliers</Audience><Canal>www.service-public.fr</Canal><FilDAriane><Niveau ID="Particuliers">Accueil particuliers</Niveau><Niveau ID="N19807">Justice</Niveau><Niveau ID="N263">Affaire pénale</Niveau><Niveau ID="F1485" type="Fiche d'information conditionnée">Déroulement d'une affaire devant le tribunal correctionnel</Niveau></FilDAriane><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme><SousThemePere ID="N271">Procédures judiciaires</SousThemePere><DossierPere ID="N263"><Titre>Affaire pénale</Titre><SousDossier ID="N263-1"><Titre>Procédures alternatives</Titre><Fiche ID="F1824">Médiation pénale</Fiche><Fiche ID="F1461">Composition pénale</Fiche><Fiche ID="F36141">Ordonnance pénale</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N263-2"><Titre>Lancement des poursuites</Titre><Fiche ID="F1435">Plainte simple</Fiche><Fiche ID="F20798">Plainte avec constitution de partie civile</Fiche><Fiche ID="F1455">Citation directe</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N263-3"><Titre>Procédures rapides</Titre><Fiche ID="F10409">Comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC)</Fiche><Fiche ID="F32129">Comparution immédiate</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N263-4"><Titre>Enquête</Titre><Fiche ID="F14837">Garde à vue</Fiche><Fiche ID="F32326">Perquisition</Fiche><Fiche ID="F1456">Information judiciaire (instruction préparatoire)</Fiche><Fiche ID="F1470">Mise en examen</Fiche><Fiche ID="F1807">Témoin assisté</Fiche><Fiche ID="F1489">Audition des témoins</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N263-5"><Titre>Mesures de sureté</Titre><Fiche ID="F2902">Contrôle judiciaire</Fiche><Fiche ID="F2007">Assignation à résidence avec surveillance électronique</Fiche><Fiche ID="F1042">Détention provisoire</Fiche></SousDossier><SousDossier ID="N263-6"><Titre>Déroulement d'un procès</Titre><Fiche ID="F1457">Devant le tribunal de police</Fiche><Fiche ID="F1485">Devant le tribunal correctionnel</Fiche><Fiche ID="F1487">Devant la cour d'assises</Fiche><Fiche ID="F34165">Audition des témoins</Fiche></SousDossier></DossierPere><SousDossierPere>Déroulement d'un procès</SousDossierPere><Introduction><Texte><Paragraphe>Le tribunal correctionnel est compétent pour juger les <LienIntra LienID="R49229" type="Définition de glossaire">délits</LienIntra> commis par une <MiseEnEvidence>personne majeure</MiseEnEvidence>. Il peut condamner la personne à une peine d’<MiseEnEvidence>emprisonnement</MiseEnEvidence>, au paiement d’une <MiseEnEvidence>amende</MiseEnEvidence>, à un <MiseEnEvidence>travail d’intérêt général</MiseEnEvidence>... La victime peut se constituer partie civile pour demander réparation de son préjudice. Nous vous présentons les informations à connaître sur le déroulement de l’affaire devant ce tribunal.</Paragraphe></Texte></Introduction><Texte><Chapitre><Titre><Paragraphe>Comment le tribunal correctionnel est-il saisi ?</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le tribunal correctionnel est saisi selon l'une des procédures suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><LienInterne LienPublication="F33849" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">Convocation par procès-verbal (CPPV)</LienInterne></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><LienInterne LienPublication="F32129" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">Comparution immédiate (CI)</LienInterne></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><LienInterne LienPublication="F34924" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">Comparution à délai différé</LienInterne></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><LienInterne LienPublication="F10409" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">Comparution sur reconnaissance préalable de la culpabilité (CRPC)</LienInterne></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Convocation par <LienIntra LienID="R51707" type="Définition de glossaire">officier de police judiciaire (OPJ)</LienIntra>.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>C'est le <LienIntra LienID="R1123" type="Définition de glossaire">procureur de la République</LienIntra> qui décide de mettre en œuvre l'une ou l'autre de ces procédures. On dit qu'il <Expression>engage</Expression> les poursuites.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>En cas de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), une <LienInterne LienPublication="F10409" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">procédure spécifique</LienInterne> s'applique.</Paragraphe></ANoter><Paragraphe>Le tribunal correctionnel peut aussi être saisi par :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Ordonnance de renvoi du <LienIntra LienID="R65185" type="Définition de glossaire">juge d’instruction</LienIntra> à la fin d'une <LienInterne LienPublication="F1456" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">information judiciaire</LienInterne></Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><LienInterne LienPublication="F1455" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">Citation directe</LienInterne> délivrée à demande de la victime</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe><LienIntra LienID="R68980" type="Définition de glossaire">Comparution volontaire</LienIntra> du <LienIntra LienID="R52097" type="Définition de glossaire">prévenu</LienIntra>.</Paragraphe></Item></Liste><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Un prévenu <MiseEnEvidence>mineur</MiseEnEvidence> est jugé par le <LienInterne LienPublication="F1830" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">tribunal pour enfants</LienInterne>.</Paragraphe></ASavoir></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Quels sont les actes et démarches préalables à l'audience correctionnelle ?</Paragraphe></Titre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Convocation du prévenu</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le <LienIntra LienID="R52097" type="Définition de glossaire">prévenu</LienIntra> est convoqué à l’audience par <MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R52112" type="Définition de glossaire">citation</LienIntra></MiseEnEvidence> à comparaître <MiseEnEvidence>délivrée par un </MiseEnEvidence><LienInterne LienPublication="F2158" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">commissaire de justice</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe>La <MiseEnEvidence>convocation</MiseEnEvidence> peut aussi être <MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R14732" type="Définition de glossaire">notifiée</LienIntra> par un <LienIntra LienID="R51707" type="Définition de glossaire">officier de police judiciaire</LienIntra></MiseEnEvidence> ou un <LienIntra LienID="R57801" type="Définition de glossaire">agent de police judicaire</LienIntra>. Elle est <MiseEnEvidence>notifiée par le chef d’établissement pénitentiaire</MiseEnEvidence> si le prévenu est incarcéré (en <LienIntra LienID="R52093" type="Définition de glossaire">détention provisoire</LienIntra> ou en exécution d’une autre condamnation).</Paragraphe><Paragraphe>Dans certaines procédures (<LienInterne LienPublication="F33849" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">CPPV</LienInterne>, <LienInterne LienPublication="F34924" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">comparution à délai différé</LienInterne>), le prévenu est <MiseEnEvidence>convoqué verbalement</MiseEnEvidence>. Un <MiseEnEvidence>procès-verbal de convocation</MiseEnEvidence> est établi dont une copie lui est remise.</Paragraphe><Paragraphe>La citation ou la convocation doit être remise au prévenu au moins <MiseEnEvidence>10 jours</MiseEnEvidence> avant la date de l’audience.</Paragraphe><Paragraphe>La convocation informe le prévenu de son <MiseEnEvidence><LienInterne LienPublication="F35248" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">droit d'être assisté ou représenté par un avocat</LienInterne> </MiseEnEvidence>choisi ou <LienInterne LienPublication="F36104" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">commis d'office</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe>Quand un prévenu est sous tutelle ou curatelle, <MiseEnEvidence>son tuteur ou curateur doit obligatoirement être informé ainsi que le juge des tutelles.</MiseEnEvidence></Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe><MiseEnEvidence>Si le prévenu est en détention</MiseEnEvidence>, le procureur fait le nécessaire pour qu'il soit conduit au tribunal sous escorte policière le jour de l'audience.</Paragraphe></ASavoir></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Avis à victime et constitution de partie civile</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La victime reçoit un <MiseEnEvidence>avis d’audience</MiseEnEvidence> qui l'informe de la date, de l'heure et du lieu l'audience.</Paragraphe><Paragraphe>L'avis d'audience est transmis à la victime par courrier ou par tout moyen en cas de procédure rapide (<LienInterne LienPublication="F33849" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">convocation par procès-verbal (CPPV), </LienInterne><LienInterne LienPublication="F32129" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">comparution immédiate (CI)</LienInterne>, <LienInterne LienPublication="F34924" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">comparution à délai différé)</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe>L'avis d’audience informe la victime qu’elle peut <MiseEnEvidence><LienInterne LienPublication="F1454" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">se constituer partie civile</LienInterne></MiseEnEvidence> pour demander des <LienIntra LienID="R12532" type="Définition de glossaire">dommages et intérêts</LienIntra> en réparation de son préjudice.</Paragraphe><Paragraphe>Elle est informée de son <MiseEnEvidence><LienInterne LienPublication="F35248" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">droit d'être assistée ou représentée par un avocat</LienInterne> </MiseEnEvidence>choisi ou <LienInterne LienPublication="F36104" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">commis d'office</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe>La constitution de partie civile se fait <MiseEnEvidence>par déclaration au greffe</MiseEnEvidence> du tribunal <MiseEnEvidence>avant l'audience</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>La victime peut aussi se constituer partie civile <MiseEnEvidence>par écrit</MiseEnEvidence> jusqu’à la veille de l’audience. La constitution de partie civile par écrit doit parvenir au tribunal <MiseEnEvidence>au moins</MiseEnEvidence> <MiseEnEvidence>24 heures avant l'audience</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>La victime qui ne s’est pas constituée partie civile avant l’audience peut encore le faire pendant l'audience, avant les <LienIntra LienID="R53627" type="Définition de glossaire">réquisitions</LienIntra> du ministère public.</Paragraphe></ASavoir></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Autres convocations et avis d'audience</Paragraphe></Titre><Paragraphe><MiseEnEvidence>Si <LienInterne LienPublication="F34165" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">un témoin doit être auditionné lors du procès</LienInterne></MiseEnEvidence>, il est convoqué par <MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R52112" type="Définition de glossaire">citation</LienIntra></MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Si une <MiseEnEvidence>peine de confiscation d’un bien</MiseEnEvidence> (voiture, ordinateur...) est encourue et que le <MiseEnEvidence>propriétaire est identifié</MiseEnEvidence>, un avis d’audience lui est adressé par tout moyen au moins <MiseEnEvidence>10 jours</MiseEnEvidence> avant l’audience. L’avis l’informe qu’il peut présenter ses observations à l’audience et demander la restitution du bien. Il peut être représenté ou assisté par un avocat.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>En cas de <MiseEnEvidence>délit douanier</MiseEnEvidence></MiseEnEvidence>, le procureur de la République adresse un <MiseEnEvidence>avis d’audience à l’administration des douanes</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>En cas de <MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R60891" type="Définition de glossaire">dommage corporel</LienIntra></MiseEnEvidence></MiseEnEvidence> couvert par l’Assurance maladie, la victime partie civile doit <MiseEnEvidence>aviser sa caisse primaire d’assurance maladie</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Quand le préjudice subi est couvert par un contrat d'assurance, un <MiseEnEvidence>avis aux assureurs</MiseEnEvidence> est fait par toute partie qui y a intérêt au moins <MiseEnEvidence>10 jours avant l’audience</MiseEnEvidence>. Cet avis est remis par un commissaire de justice ou adressé par lettre recommandée avec accusé de réception.</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Consultation et copie du dossier</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Les avocats du prévenu et de la victime peuvent <MiseEnEvidence>consulter le dossier</MiseEnEvidence> au tribunal dans les<MiseEnEvidence> 2 mois </MiseEnEvidence>qui suivent la citation ou la convocation.</Paragraphe><Paragraphe>Le prévenu, la partie civile ou leurs avocats ont droit à obtenir la <MiseEnEvidence>copie du dossier</MiseEnEvidence>. Le tribunal a <MiseEnEvidence>1 mois</MiseEnEvidence> à compter de la demande pour délivrer la copie. La première copie est <MiseEnEvidence>gratuite</MiseEnEvidence>. Si le dossier est numérisé, la copie est délivrée au format numérique.</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Demandes d'actes d'enquête</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Avant le procès, les parties ou leurs avocats peuvent demander la réalisation d'actes d'enquête qui leur paraissent utiles à la recherche de la vérité. Par exemple, le <Expression>prévenu</Expression> d'un délit de fuite peut demander l'exploitation de ses données téléphoniques pour montrer qu'il n'était pas à l'endroit du délit au moment où il a été commis.</Paragraphe><Paragraphe>Cette demande doit être adressée au greffe du tribunal correctionnel <MiseEnEvidence>avant l'audience</MiseEnEvidence>, <MiseEnEvidence>par lettre recommandée avec accusé de réception</MiseEnEvidence>. Elle peut également être <MiseEnEvidence>remise au greffe contre la délivrance d'un reçu</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Le président du tribunal se prononce sur la requête après avoir demandé l'avis du <LienIntra LienID="R1123" type="Définition de glossaire">procureur</LienIntra>.</Paragraphe><Complement><Titre>En savoir plus sur les compléments d'enquête</Titre><Paragraphe>Le président du tribunal peut ordonner la réalisation des actes d'enquêtes demandés si ceux-ci sont justifiés et réalisables avant la date de l'audience. Dans ce cas, les nouveaux éléments sont joints au dossier et mis à la disposition des parties ou de leurs avocats.</Paragraphe><Paragraphe>Si le prévenu ou la victime doivent être à nouveau entendus par la police ou la gendarmerie, ils ont le droit d'être assistés par leur avocat. L'avocat est alors convoqué au plus tard <Valeur>5</Valeur> <LienIntra LienID="R17508" type="Définition de glossaire">jours ouvrables</LienIntra> avant l'audition. Il a accès au dossier au plus tard <Valeur>4</Valeur> jours ouvrables avant cette date.</Paragraphe><Paragraphe>Si les actes demandés n’ont pas été ordonnés par le président du tribunal avant l’audience, le tribunal statue sur cette requête. Il peut désigner l’un des magistrats du tribunal ou un <LienIntra LienID="R65185" type="Définition de glossaire">juge d’instruction</LienIntra> pour procéder à ce supplément d’information.</Paragraphe><Paragraphe>Si le tribunal refuse d’ordonner ces actes, il peut statuer sur cette demande sans attendre le jugement <Expression>sur le fond</Expression> (condamnation, relaxe...). Ce jugement est susceptible d’<LienIntra LienID="R53896" type="Définition de glossaire">appel</LienIntra> avec le jugement rendu sur le fond.</Paragraphe></Complement></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Comment se déroule l'audience correctionnelle ?</Paragraphe></Titre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Composition du tribunal</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Les affaires simples sont jugées par <MiseEnEvidence>un seul juge</MiseEnEvidence>. C'est le cas des délits sanctionnés par une <MiseEnEvidence>peine inférieure ou égale à 5 ans d’emprisonnement</MiseEnEvidence>, comme le vol, le port d'arme illégal, les délits routiers, les violences peu graves. On dit que l'audience est <Expression>à juge unique</Expression>.</Paragraphe><Paragraphe>Les affaires complexes (dont la peine d’emprisonnement peut aller jusqu’à 10 ans) sont jugées par <MiseEnEvidence>3 juges</MiseEnEvidence> : 1 président et 2 <LienIntra LienID="R54662" type="Définition de glossaire">assesseurs</LienIntra>. On dit que l’audience est <Expression>collégiale</Expression>.</Paragraphe><Paragraphe>Le <MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R1127" type="Définition de glossaire">ministère public</LienIntra></MiseEnEvidence> est représenté par le <LienIntra LienID="R1127" type="Définition de glossaire">procureur de la République</LienIntra>. Il défend les intérêts de la société.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>Un greffier </MiseEnEvidence>est également présent à l'audience. Il veille à la régularité de la procédure et de l'audience.</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Accès à la salle d'audience</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La salle d'audience est <MiseEnEvidence>ouverte au public</MiseEnEvidence>. La liste des affaires qui vont être jugées est affichée à l'entrée de la salle d'audience.</Paragraphe><Paragraphe>Un huissier d'audience, appelé aussi <Expression>huissier audiencier</Expression>, permet l'accès à la salle d'audience. Il vérifie la présence des personnes convoquées et accueille le public.</Paragraphe><Paragraphe>Parfois le public n'est pas autorisé à entrer dans la salle d'audience. On dit que l'affaire est jugée <Expression><LienIntra LienID="R54663" type="Définition de glossaire">à huis clos</LienIntra></Expression><LienIntra LienID="R54663" type="Définition de glossaire"/>.</Paragraphe><Complement><Titre>En savoir plus sur l'audience à huis clos</Titre><Paragraphe>Le huis clos est décidé dans les dossiers sensibles pour protéger la dignité des personnes (victimes d'agression sexuelle par exemple) ou éviter que des incidents perturbent les débats.</Paragraphe><Paragraphe>Le tribunal correctionnel décide d'ordonner le huis clos d'office, ou à la demande des parties. Il prend sa décision dans un jugement séparé rendu en audience publique.</Paragraphe><Paragraphe>Le huis clos peut être ordonné pour toute la durée du procès. Il peut aussi être limité à l'audition d'un témoin quand son témoignage le met (ou met ses proches), en grave danger.</Paragraphe></Complement></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Comparution du prévenu</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le prévenu qui est convoqué à l'audience doit comparaître, c'est-à-dire qu'il doit se présenter devant le tribunal pour être jugé.</Paragraphe><Paragraphe>Si le prévenu ne vient pas à l'audience, il s'expose à être amené de force devant le tribunal par la police.</Paragraphe><Paragraphe>Le tribunal peut aussi décider de le juger en son absence.</Paragraphe><BlocCas affichage="onglet"><Cas><Titre>
Prévenu présent</Titre><Paragraphe>Le prévenu peut comparaître libre, sous <LienIntra LienID="R53632" type="Définition de glossaire">contrôle judiciaire</LienIntra> ou <LienIntra LienID="R52093" type="Définition de glossaire">détenu</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>Si le prévenu est libre</MiseEnEvidence> ou <MiseEnEvidence>sous contrôle judiciaire</MiseEnEvidence>, il entre en salle d'audience et attend dans le public le moment où son affaire va être appelée.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>Si le prévenu est détenu</MiseEnEvidence>, une escorte policière le conduit au tribunal. Il attend son passage à l'audience dans une salle prévue pour les détenus. Au moment où son dossier va être examiné par le tribunal, il est installé avec l'escorte dans un emplacement sécurisé de la salle d'audience.</Paragraphe><Paragraphe>Le prévenu peut se défendre <MiseEnEvidence>seul</MiseEnEvidence> ou <MiseEnEvidence><LienInterne LienPublication="F35248" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">se faire assister par un avocat</LienInterne> </MiseEnEvidence>choisi ou <LienInterne LienPublication="F36104" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">commis d'office</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe>Si ses ressources ne lui permettent pas de rémunérer l'avocat, il peut demander à bénéficier de <LienInterne LienPublication="F18074" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">l'aide juridictionnelle</LienInterne>.</Paragraphe><Attention><Titre>Attention</Titre><Paragraphe><MiseEnEvidence>L'avocat commis d'office n'est pas gratuit</MiseEnEvidence>. Si le prévenu remplit les conditions pour bénéficier de<MiseEnEvidence> l'aide juridictionnelle</MiseEnEvidence>, ses frais d’avocat sont pris en charge par l'État. Si elle est refusée ou accordée partiellement, il doit régler les honoraires.</Paragraphe></Attention></Cas><Cas><Titre>
Prévenu absent</Titre><Introduction><Paragraphe>Deux situations sont possibles :</Paragraphe></Introduction><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre>
Prévenu absent et représenté par avocat</Titre><Paragraphe>Le prévenu peut <MiseEnEvidence>demander à être jugé en son absence</MiseEnEvidence> en étant représenté à l'audience par un avocat. Il doit faire sa demande par écrit au président du tribunal.</Paragraphe><Paragraphe>S'il ne connait pas d'avocat, il peut demander au bâtonnier de lui désigner un <LienInterne LienPublication="F36104" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">avocat commis d'office</LienInterne>. Si ses ressources ne lui permettent pas de rémunérer l'avocat, il peut demander à bénéficier de <LienInterne LienPublication="F18074" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">l'aide juridictionnelle</LienInterne>.</Paragraphe><Attention><Titre>Attention</Titre><Paragraphe>L'avocat commis d'office n'est <MiseEnEvidence>pas gratuit</MiseEnEvidence>. Si le prévenu remplit les conditions pour bénéficier de<MiseEnEvidence> l'aide juridictionnelle</MiseEnEvidence>, ses frais d’avocat sont pris en charge par l'État. Si elle est refusée ou accordée partiellement, il doit régler les honoraires.</Paragraphe></Attention><Paragraphe>Si le tribunal estime que le prévenu doit venir à l'audience, il peut décider de renvoyer l'affaire à une autre date. Dans ce cas, le procureur de la République le convoque à nouveau par <LienIntra LienID="R52112" type="Définition de glossaire">citation</LienIntra>.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Quand la peine encourue est supérieure à 2 ans de prison, le tribunal peut délivrer un <LienIntra LienID="R54911" type="Définition de glossaire">mandat d'arrêt</LienIntra> ou <LienIntra LienID="R54910" type="Définition de glossaire">d'amener</LienIntra> contre le prévenu absent, même si son avocat est présent.</Paragraphe></ASavoir></Cas><Cas><Titre>
Prévenu absent sans avocat</Titre><Introduction><Paragraphe>Deux cas de figure sont possibles :</Paragraphe></Introduction><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre>
Absence excusée</Titre><Paragraphe>En cas d'empêchement majeur (maladie, déplacement professionnel...), le prévenu peut <MiseEnEvidence>demander le renvoi</MiseEnEvidence> de l'audience à une autre date.</Paragraphe><Paragraphe>La demande se fait <MiseEnEvidence>par écrit avec un justificatif</MiseEnEvidence>. La décision de renvoyer ou non l'affaire est prise le jour de l'audience.</Paragraphe><Paragraphe>Le tribunal peut accorder le renvoi.</Paragraphe><Paragraphe>Le tribunal peut aussi rejeter la demande de renvoi et juger le prévenu en son absence.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Si la peine encourue est supérieure à 2 ans de prison, le tribunal peut délivrer un <LienIntra LienID="R54911" type="Définition de glossaire">mandat d'arrêt</LienIntra> ou <LienIntra LienID="R54910" type="Définition de glossaire">d'amener</LienIntra> contre le prévenu absent.</Paragraphe></ASavoir></Cas><Cas><Titre>
Absence non excusée</Titre><Paragraphe>Le prévenu non comparant et non excusé <MiseEnEvidence>est jugé en son absence</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Mais le tribunal peut renvoyer l'affaire à une autre date s'il estime que sa présence est nécessaire.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Si la peine encourue est supérieure à 2 ans de prison, le tribunal peut délivrer un <LienIntra LienID="R54911" type="Définition de glossaire">mandat d'arrêt</LienIntra> ou <LienIntra LienID="R54910" type="Définition de glossaire">d'amener</LienIntra> contre le prévenu absent.</Paragraphe></ASavoir></Cas></BlocCas></Cas></BlocCas></Cas></BlocCas></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Comparution de la victime ou de la partie civile</Paragraphe></Titre><Paragraphe>La victime des faits qui ne se constitue pas partie civile, <MiseEnEvidence>ne peut pas demander de <LienIntra LienID="R12532" type="Définition de glossaire">dommages et intérêts</LienIntra></MiseEnEvidence> pour la réparation de son préjudice.</Paragraphe><Paragraphe>Elle peut comparaître <MiseEnEvidence>seule</MiseEnEvidence> sans avocat.</Paragraphe><Paragraphe>Elle peut également être <MiseEnEvidence>présente</MiseEnEvidence> à l’audience et <MiseEnEvidence>assistée d’un avocat</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Elle peut être <MiseEnEvidence>absente</MiseEnEvidence> et <MiseEnEvidence>représentée par un avocat</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>La victime qui veut un avocat peut le choisir elle-même ou demander au bâtonnier de lui désigner un <LienInterne LienPublication="F36104" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">avocat commis d'office</LienInterne>. Si ses ressources ne lui permettent pas de rémunérer l'avocat, elle peut demander à bénéficier de <LienInterne LienPublication="F18074" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">l'aide juridictionnelle</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe>Les règles de comparution de la <LienIntra LienID="R53960" type="Définition de glossaire">partie civile</LienIntra> dépendent de la façon dont la victime s'est constituée partie civile.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>La victime des faits qui ne se constitue pas partie civile <MiseEnEvidence>ne peut pas demander de dommages et intérêts</MiseEnEvidence> pour la réparation de son préjudice. Elle peut comparaître <MiseEnEvidence>seule</MiseEnEvidence> sans avocat, être <MiseEnEvidence>présente</MiseEnEvidence> à l’audience<MiseEnEvidence> assistée d’un avocat</MiseEnEvidence> ou être <MiseEnEvidence>absente</MiseEnEvidence> et <MiseEnEvidence>représentée par un avocat</MiseEnEvidence>. Elle peut le choisir elle-même ou demander au bâtonnier de lui désigner un <LienInterne LienPublication="F36104" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">avocat commis d'office</LienInterne>. Si ses ressources ne lui permettent pas de rémunérer l'avocat, elle peut demander à bénéficier de <LienInterne LienPublication="F18074" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">l'aide juridictionnelle</LienInterne>.</Paragraphe></ASavoir><BlocCas affichage="radio"><Cas><Titre>
Partie civile constituée par écrit avant l’audience</Titre><Paragraphe>Quand une victime se constitue partie civile par écrit <MiseEnEvidence>avant l'audience</MiseEnEvidence>, elle a le choix de <MiseEnEvidence>venir à l'audience ou pas</MiseEnEvidence>. Si elle décide de ne pas venir, elle n'a pas besoin de se justifier.</Paragraphe><Paragraphe>Elle peut <MiseEnEvidence>venir à l'audience seule</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Elle peut <MiseEnEvidence>venir à l'audience avec un avocat</MiseEnEvidence> pour l'assister.</Paragraphe><Paragraphe>Elle peut être <MiseEnEvidence>absente et représentée par un avocat</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Elle peut être <MiseEnEvidence>absente et sans avocat</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>La victime partie civile qui veut un avocat peut le choisir elle-même ou demander au bâtonnier de lui désigner un <LienInterne LienPublication="F36104" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">avocat commis d'office</LienInterne>. Si ses ressources ne lui permettent pas de rémunérer l'avocat, elle peut demander à bénéficier de <LienInterne LienPublication="F18074" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">l'aide juridictionnelle</LienInterne>.</Paragraphe></Cas><Cas><Titre>
Partie civile constituée par déclaration au greffe avant l’audience</Titre><Paragraphe>Quand la victime se constitue partie civile par déclaration au greffe <MiseEnEvidence>avant l'audience</MiseEnEvidence>, <MiseEnEvidence>elle doit comparaitre</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Elle peut <MiseEnEvidence>comparaître</MiseEnEvidence> <MiseEnEvidence>en personne</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Elle peut aussi <MiseEnEvidence>comparaître</MiseEnEvidence><MiseEnEvidence> en se faisant représenter par un avocat</MiseEnEvidence> si elle ne peut pas ou ne veut pas venir.</Paragraphe><Paragraphe>La victime partie civile qui veut un avocat peut le choisir elle-même ou demander au bâtonnier de lui désigner un <LienInterne LienPublication="F36104" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">avocat commis d'office</LienInterne>. Si ses ressources ne lui permettent pas de rémunérer l'avocat, elle peut demander à bénéficier de <LienInterne LienPublication="F18074" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">l'aide juridictionnelle</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe>Si la partie civile constituée par déclaration au greffe est <MiseEnEvidence>absente et n'a pas d'avocat </MiseEnEvidence>pour la représenter, le tribunal considère qu'elle <MiseEnEvidence>renonce à ses demandes</MiseEnEvidence> (appelé <Expression>désistement</Expression>). Dans ce cas, la constitution de partie civile n'est pas examinée et le tribunal constate le désistement dans son jugement.</Paragraphe><Paragraphe>La partie civile peut éviter que le désistement soit constaté en renouvelant ses demandes par écrit avant l'audience.</Paragraphe></Cas><Cas><Titre>
Partie civile constituée à l’audience</Titre><Paragraphe>La victime peut se constituer partie civile pendant l’audience, <MiseEnEvidence>avant les <LienIntra LienID="R53627" type="Définition de glossaire">réquisitions</LienIntra> du <LienIntra LienID="R1127" type="Définition de glossaire">ministère public</LienIntra></MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Sa constitution de partie civile peut être faite par <MiseEnEvidence>déclaration contresignée par le greffier</MiseEnEvidence> d’audience ou par le <MiseEnEvidence>dépôt de conclusions</MiseEnEvidence> rédigées par elle ou son avocat.</Paragraphe></Cas></BlocCas></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Déroulement des débats</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le président du tribunal mène les débats et veille au bon déroulement de l'audience.</Paragraphe><Paragraphe>Il peut par exemple expulser une personne qui trouble les débats y compris le prévenu. Il peut aussi interdire l'accès de la salle aux mineurs ou certains d'entre eux si les débats risquent de les choquer.</Paragraphe><Paragraphe>Le greffier prend des notes sur le déroulement des débats :personnes présentes, documents remis, constitution de partie civile, incident d’audience.... Il doit noter les réponses du prévenu, les déclarations de la victime, des témoins et des experts ainsi que les demandes de la partie civile.</Paragraphe><Rappel><Titre>Rappel</Titre><Paragraphe>L’audience est publique sauf décision contraire du tribunal qui peut ordonner le <LienIntra LienID="R54663" type="Définition de glossaire">huis clos</LienIntra>.</Paragraphe></Rappel><Paragraphe>Une seule ou plusieurs affaires peuvent être jugées au cours d'une même audience.</Paragraphe><Paragraphe>Un procès peut se dérouler sur plusieurs journées d'audience s’il y a de nombreux prévenus ou victimes ou de multiples infractions.</Paragraphe><TitreFlottant><Paragraphe>Invitation du prévenu à la barre</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Le président d'audience appelle le prévenu et l'invite à se présenter à la barre.</Paragraphe><Paragraphe>Il vérifie son identité puis il <MiseEnEvidence>l'informe sur ses droits </MiseEnEvidence>qui sont les suivants :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe>Droit de se taire</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Droit de faire des déclarations spontanées ou de répondre aux questions qui lui sont posées</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Droit d'être assisté d'un interprète si le prévenu ne parle pas ou ne comprend pas le français</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Droit d'être assisté d'un interprète en langue des signes si le prévenu est sourd.</Paragraphe></Item></Liste><TitreFlottant><Paragraphe>Instruction du dossier</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Pour l'examen des faits, le président d'audience donne la parole aux parties et autres intervenants dans un ordre précis.</Paragraphe><Paragraphe>Le prévenu prend la parole en premier. Le président l'interroge sur les faits qui lui sont reprochés et sur sa situation personnelle.</Paragraphe><Paragraphe>On entend ensuite les éventuels <LienInterne LienPublication="F34165" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">témoins</LienInterne> et experts convoqués pour l'audience.</Paragraphe><Paragraphe>Enfin, le tribunal entend les déclarations de la victime. Si la victime ne s'est pas constituée partie civile avant l'audience, elle peut le faire à ce moment-là. Si la victime partie civile a un avocat, on lui donne la parole pour sa <LienIntra LienID="R71263" type="Définition de glossaire">plaidoirie</LienIntra>.</Paragraphe><TitreFlottant><Paragraphe>Fin des débats</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Après l'examen de l'affaire, le président donne la parole au procureur de la République. Le procureur se lève pour donner son avis sur le dossier. On dit qu'il prend ses<MiseEnEvidence> <LienIntra LienID="R53627" type="Définition de glossaire">réquisitions</LienIntra></MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Dans ses réquisitions orales, le procureur demande au tribunal de déclarer le prévenu coupable et précise la peine qu'il réclame à son encontre. Le procureur peut aussi demander la <LienIntra LienID="R2544" type="Définition de glossaire">relaxe</LienIntra> du prévenu s'il estime que sa culpabilité n'est pas suffisamment démontrée.</Paragraphe><Paragraphe>Après les réquisitions du procureur, le prévenu prend à nouveau la parole. Si le prévenu a un avocat, on lui donne la parole pour sa <LienIntra LienID="R71263" type="Définition de glossaire">plaidoirie</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>La victime partie civile et le procureur peuvent répondre au prévenu. Dans ce cas le président d'audience doit redonner la parole au prévenu.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>Le prévenu a toujours la parole en dernier</MiseEnEvidence> et après sa dernière prise de parole, le président déclare que les débats sont terminés.</Paragraphe><ANoter><Titre>À noter</Titre><Paragraphe>Les débats peuvent faire l'objet d'un enregistrement sonore ou audiovisuel pour un motif d'intérêt public, d'ordre pédagogique, informatif, culturel ou scientifique. L'autorisation est donnée par le premier président de la cour d'appel.</Paragraphe></ANoter></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Délibéré</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Après les débats, le tribunal doit réfléchir à la décision qu'il va prendre. On dit qu'il <Expression>délibère</Expression>.</Paragraphe><Paragraphe>Ce <MiseEnEvidence>temps de <LienIntra LienID="R57606" type="Définition de glossaire">délibéré</LienIntra></MiseEnEvidence> se déroule en<MiseEnEvidence> secret</MiseEnEvidence>. Si l'audience est collégiale, le président d'audience et ses assesseurs vont dans une salle de délibéré pour discuter de l'affaire. Il est <MiseEnEvidence>interdit d'entrer dans la salle de délibéré</MiseEnEvidence> pendant que le tribunal délibère.</Paragraphe><Paragraphe>L'audience est suspendue durant le temps de délibéré.</Paragraphe><Paragraphe>Après avoir délibéré, <MiseEnEvidence>le tribunal prononce sa décision publiquement</MiseEnEvidence> à l'audience.</Paragraphe><Paragraphe>La décision est rendue le jour même. Si le tribunal a besoin de temps pour préparer sa décision, elle peut être rendue <MiseEnEvidence>à une autre date</MiseEnEvidence> qui est communiquée <MiseEnEvidence>oralement</MiseEnEvidence> à l’ensemble des parties.</Paragraphe></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Quelles décisions le tribunal correctionnel peut-il prendre ?</Paragraphe></Titre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Complément d'enquête</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Avant de juger l'affaire, le tribunal correctionnel doit répondre aux demandes d’actes complémentaire restées sans réponse au jour de l'audience.</Paragraphe><Paragraphe>Si le tribunal correctionnel estime que la demande d'acte d'enquête est justifiée, il ordonne un <MiseEnEvidence>supplément d'information</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Le tribunal peut aussi ordonner le supplément d'information d'office.</Paragraphe><Paragraphe>Le supplément d'information est décidé dans un jugement qui ne se prononce pas sur la culpabilité du prévenu ni sur les demandes de la victime partie civile.</Paragraphe><Paragraphe>Le <MiseEnEvidence>procès</MiseEnEvidence> est alors <MiseEnEvidence>reporté à une autre date</MiseEnEvidence>.</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Décision pénale</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le tribunal rend sa <MiseEnEvidence>décision sur l'action publique</MiseEnEvidence>, c'est-à-dire qu'il prend des décisions sur les poursuites pénales.</Paragraphe><Paragraphe>S'il estime que le prévenu n'est pas coupable, il prononce la <MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R2544" type="Définition de glossaire">relaxe</LienIntra></MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>S'il estime que le prévenu a bien commis les faits reprochés, il le déclare <MiseEnEvidence>coupable</MiseEnEvidence> et précise la ou les <MiseEnEvidence>peines</MiseEnEvidence> à exécuter.</Paragraphe><Paragraphe>Les condamnations pénales sont inscrites sur le <LienInterne LienPublication="F14710" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">casier judiciaire</LienInterne> du condamné.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>À l’audience, le prévenu peut demander au tribunal, une <LienInterne LienPublication="F31802" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">dispense d'inscription</LienInterne> sur son casier judiciaire au cas où il serait reconnu coupable des faits.</Paragraphe></ASavoir><TitreFlottant><Paragraphe>Peines principales et peines complémentaires</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Le tribunal correctionnel fixe la <LienIntra LienID="R52297" type="Définition de glossaire">peine principale</LienIntra> que le condamné doit effectuer. Il s'agit notamment des peines suivantes :</Paragraphe><Liste type="puce"><Item><Paragraphe><LienInterne LienPublication="F35705" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">Emprisonnement</LienInterne>, <LienIntra LienID="R65195" type="Définition de glossaire">travail d'intérêt général</LienIntra> ou peine de stage</Paragraphe></Item><Item><Paragraphe>Et/ou peine d'<LienInterne LienPublication="F32803" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">amende</LienInterne>.</Paragraphe></Item></Liste><Paragraphe>Les peines d'emprisonnement et d'amende peuvent être prononcées avec <LienInterne LienPublication="F1531" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">sursis</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe>Le tribunal correctionnel peut révoquer le sursis d'une ancienne peine si le prévenu est à nouveau jugé coupable de faits commis pendant la période de mise à l’épreuve.</Paragraphe><Paragraphe>Une ou plusieurs <LienInterne LienPublication="F1406" type="Fiche Question-réponse conditionnée" audience="Particuliers">peines complémentaires</LienInterne> peuvent s'ajouter à la peine principale.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Le tribunal correctionnel peut décider d'<LienInterne LienPublication="F35705" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">aménager la peine de prison ferme</LienInterne> qu'il prononce. L'aménagement de peine est une alternative à l'emprisonnement.</Paragraphe></ASavoir><TitreFlottant><Paragraphe>Ajournement et dispense de peine</Paragraphe></TitreFlottant><Paragraphe>Le tribunal peut déclarer le prévenu coupable et reporter le prononcé de la peine. C'est ce qu'on appelle <MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R52836" type="Définition de glossaire">l’ajournement de peine</LienIntra></MiseEnEvidence>. Le délai d'ajournement va permettre au coupable de régulariser sa situation et de réparer les dommages causés.</Paragraphe><Paragraphe>La peine prononcée après un ajournement va tenir compte de la conduite du coupable durant cette période. Il peut alors espérer une peine plus légère. Le tribunal peut même, à certaines conditions, décider d'une <MiseEnEvidence><LienIntra LienID="R52835" type="Définition de glossaire">dispense de peine</LienIntra></MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Une dispense de peine peut aussi être accordée dans le jugement initial et sans période d'ajournement.</Paragraphe><Complement><Titre>En savoir plus sur la dispense de peine</Titre><Paragraphe>La dispense de peine est <MiseEnEvidence>exceptionnelle</MiseEnEvidence>. Certaines conditions doivent être remplies pour en bénéficier.</Paragraphe><Paragraphe>Le tribunal doit constater le <MiseEnEvidence>reclassement </MiseEnEvidence>du prévenu (sa bonne conduite), la <MiseEnEvidence>réparation des dommages</MiseEnEvidence> et la <MiseEnEvidence>fin du trouble</MiseEnEvidence> causé par l'infraction.</Paragraphe><Paragraphe>Quand la dispense de peine est accordée, le tribunal peut décider que sa décision ne sera pas mentionnée au casier judicaire.</Paragraphe><Paragraphe>Le prévenu qui bénéficie d'une dispense de peine reste tenu des <LienIntra LienID="R71267" type="Définition de glossaire">frais du procès</LienIntra>.</Paragraphe></Complement></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Décision civile</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Si le prévenu est déclaré coupable, le tribunal doit rendre sa <MiseEnEvidence>décision sur l'action civile</MiseEnEvidence> : il répond aux demandes d'indemnisation de la partie civile.</Paragraphe><Paragraphe>Le tribunal va <MiseEnEvidence>fixer le montant des <LienIntra LienID="R12532" type="Définition de glossaire">dommages et intérêts</LienIntra></MiseEnEvidence> que le coupable doit payer à la partie civile en réparation de son préjudice.</Paragraphe><Paragraphe>Parfois, une expertise est nécessaire pour évaluer et chiffrer ce préjudice de la partie civile. Dans ce cas, <MiseEnEvidence>le tribunal ordonne l'expertise</MiseEnEvidence> et renvoie l'affaire à une autre date pour une audience sur <LienIntra LienID="R55945" type="Définition de glossaire">intérêts civils</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>Le <MiseEnEvidence>renvoi sur intérêts civils </MiseEnEvidence>peut aussi être accordé pour permettre à la partie civile de compléter son dossier (par exemple certificat médical, factures, devis des réparations de sa voiture...). Ce renvoi est de droit pour la partie civile qui le demande.</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Décision sur les biens placés sous scellés</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le tribunal doit dire si les objets placés sous <LienIntra LienID="R48790" type="Définition de glossaire">scellés</LienIntra> dans le cadre de l'enquête doivent être <MiseEnEvidence>restitués</MiseEnEvidence>, <MiseEnEvidence>confisqués</MiseEnEvidence> ou <MiseEnEvidence>détruits</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Si les objets placés sous scellés sont dangereux, nuisibles ou si leur détention est illicite, la restitution est interdite. Ils sont obligatoirement détruits.</Paragraphe><Complement><Titre>En savoir plus sur la restitution des scellés</Titre><Paragraphe>Le tribunal correctionnel est compétent pour statuer sur les demandes de restitution.</Paragraphe><Paragraphe>La demande de restitution d'un bien placé sous scellés peut se faire <MiseEnEvidence>verbalement à l'audience</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Elle peut aussi se faire <MiseEnEvidence>par lettre recommandée</MiseEnEvidence> avec accusé de réception parvenue au moins 24 heures avant l'audience.</Paragraphe><Paragraphe>Si le tribunal rejette la demande, sa décision peut faire l'objet d'un appel par la personne qui a demandé la restitution dans le délai d’un mois. La cour d'appel ne peut être saisie qu'après que le tribunal a statué au fond.</Paragraphe><Paragraphe>Si le tribunal ne se prononce pas sur la restitution des scellés, la demande de restitution <MiseEnEvidence>peut être faite après le jugement</MiseEnEvidence>. Dans ce cas, c'est le procureur de la République qui est compétent. La demande se fait par écrit sur papier libre ou à l'aide du formulaire suivant :</Paragraphe><ServiceEnLigne ID="R33420" URL="https://www.formulaires.service-public.gouv.fr/gf/cerfa_13488.do" audience="Particuliers" type="Formulaire"><Titre>Demande de restitution d'un objet placé sous main de justice</Titre><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></ServiceEnLigne><Paragraphe>Si la restitution n'a pas été demandée ou décidée dans un délai de <MiseEnEvidence>6 mois</MiseEnEvidence> à compter du jugement correctionnel, les objets non restitués deviennent la propriété de l'État.</Paragraphe><Paragraphe>Lorsque le propriétaire de l’objet confisqué ne le réclame dans le délai d’<MiseEnEvidence>1 mois</MiseEnEvidence> après une <LienIntra LienID="R63977" type="Définition de glossaire">mise en demeure</LienIntra> adressée à son domicile, l’objet devient propriété de l’État.</Paragraphe><Paragraphe>C’est <LienInterne LienPublication="R72093" type="Acronyme">Agrasc</LienInterne> qui gère et met en vente aux enchères les biens saisis, devenus propriété de l’État</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>La partie civile qui n’a pas réussi à obtenir réparation de son préjudice par les <LienIntra LienID="R64476" type="Définition de glossaire">voies d’exécution</LienIntra> peut demander à être payée sur les biens confisqués de la personne condamnée.</Paragraphe></ASavoir></Complement></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Comment contester un jugement correctionnel ?</Paragraphe></Titre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Appel</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le condamné peut <LienInterne LienPublication="F1384" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">faire appel</LienInterne> s'il a comparu en personne, s'il était représenté ou s'il était absent mais qu'il a eu connaissance de sa convocation.</Paragraphe><Paragraphe>L’appel peut porter sur une partie de la décision (condamnation pénale, <LienIntra LienID="R55945" type="Définition de glossaire">intérêts civils</LienIntra> ...) ou l'intégralité de la décision.</Paragraphe><Paragraphe>La partie civile peut faire appel de la décision mais <MiseEnEvidence>uniquement sur les <LienIntra LienID="R55945" type="Définition de glossaire">intérêts civils</LienIntra></MiseEnEvidence>.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Le <LienIntra LienID="R1123" type="Définition de glossaire">procureur de la République</LienIntra>, le <LienIntra LienID="R56196" type="Définition de glossaire">procureur général</LienIntra> près la cour d'appel et les administrations publiques (par exemple les douanes) peuvent aussi faire appel.</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>L'appel se fait par déclaration <MiseEnEvidence>en se déplaçant</MiseEnEvidence> au <LienIntra LienID="R12700" type="Définition de glossaire">greffe</LienIntra> du tribunal qui a rendu la décision.</Paragraphe><Paragraphe>Si le condamné est détenu, il fait sa déclaration d'appel auprès du chef de l'établissement pénitentiaire où il est incarcéré.</Paragraphe><Paragraphe>Si les parties étaient présentes ou représentées (<Expression>jugement contradictoire</Expression>), <MiseEnEvidence>l'appel</MiseEnEvidence> doit être fait dans un<MiseEnEvidence>délai de 10 jours</MiseEnEvidence> <MiseEnEvidence>à partir du prononcé de la décision</MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Ce <MiseEnEvidence>délai de <MiseEnEvidence>10 jours</MiseEnEvidence></MiseEnEvidence> débute <MiseEnEvidence>à compter de la <LienIntra LienID="R10915" type="Définition de glossaire">signification</LienIntra> ou de la <LienIntra LienID="R14732" type="Définition de glossaire">notification</LienIntra></MiseEnEvidence> de la décision pour les <Expression>jugements contradictoires à signifier. </Expression>C’est-à-dire les décisions pour lesquelles les parties ont été régulièrement convoquées, mais n'étaient ni présentes ni représentées par un avocat.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Lorsqu'une des parties fait appel dans le délai de 10 jours (<Expression>appel principal</Expression>), les autres bénéficient d'un <MiseEnEvidence>délai supplémentaire de</MiseEnEvidence> <MiseEnEvidence>5 jours</MiseEnEvidence> pour faire un <Expression>appel incident</Expression>.</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>L'affaire est rejugée par la chambre des appels correctionnels de la <LienInterne LienPublication="F2224" type="Fiche avec liens externes" audience="Particuliers">cour d'appel</LienInterne>.</Paragraphe></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Opposition</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Lorsque le prévenu n'a pas eu connaissance de la date d'audience (adresse inexacte, déménagement...) et n'est pas présent ni représenté par un avocat, le tribunal rend un <Expression>jugement par défaut.</Expression></Paragraphe><Paragraphe>Il est <LienIntra LienID="R10915" type="Définition de glossaire">signifié</LienIntra> à la personne condamnée.</Paragraphe><Paragraphe>Pour contester la décision, elle doit <Expression>former opposition</Expression>. La première décision est annulée dans ses dispositions pénales et civiles.</Paragraphe><Paragraphe>La partie civile peut former opposition uniquement sur les <LienIntra LienID="R55945" type="Définition de glossaire">intérêts civils</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe><LienIntra LienID="R10914" type="Définition de glossaire">L'opposition</LienIntra> permet au tribunal correctionnel de rejuger l'affaire.</Paragraphe><Paragraphe>L'opposition se fait par tout moyen (par exemple par déclaration au greffe du tribunal, par lettre recommandé avec accusé de réception...).</Paragraphe><Paragraphe>Si la personne est détenue, elle peut faire opposition par déclaration auprès du chef d’établissement pénitentiaire où elle est incarcérée. La déclaration est transmise sans délai, par tout moyen, au <LienIntra LienID="R1127" type="Définition de glossaire">ministère public</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>Le délai pour faire opposition est de <MiseEnEvidence>10 jours</MiseEnEvidence> à compter de la prise de connaissance de la décision si la personne condamnée réside en France métropolitaine et d’<MiseEnEvidence>1 mois</MiseEnEvidence> si elle réside hors de ce territoire.</Paragraphe><Paragraphe>Quand l’opposition faite à un jugement rendu <Expression>par défaut</Expression>est communiquée au <LienIntra LienID="R1127" type="Définition de glossaire">ministère public</LienIntra>. Celui-ci doit en aviser la partie civile par lettre recommandée avec accusé de réception.</Paragraphe><Paragraphe>Un nouveau procès est prévu. La nouvelle date d'audience est communiquée à l’ensemble des <LienIntra LienID="R64439" type="Définition de glossaire">parties</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>En cas de condamnation à une peine de prison ferme, le tribunal peut renvoyer le dossier à une date ultérieure. Il fait rechercher la personne condamnée par les services de police ou de gendarmerie soit pour la faire comparaître au nouveau procès, soit pour la mettre en demeure de se présenter à l’audience.</Paragraphe><Paragraphe>Si la personne condamnée ne se présente pas ou n'est pas représentée par un avocat au nouveau procès, le jugement rendu est qualifié <Expression>d'itératif défaut</Expression>.</Paragraphe><Paragraphe>Dans ce cas, il n'y a plus aucune voie de recours. Le jugement prononcé s'applique.</Paragraphe></SousChapitre></Chapitre><Chapitre><Titre><Paragraphe>Quelles sont les suites d'un jugement correctionnel ?</Paragraphe></Titre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Exécution des sanctions pénales</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le procureur de la République est chargé de faire exécuter les décisions pénales du tribunal correctionnel. Il procède à <LienInterne LienPublication="F1779" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">l'exécution des peines</LienInterne> quand le jugement ne peut plus être contesté.</Paragraphe><Paragraphe>Quand un prévenu est jugé en son absence, le procureur doit d'abord lui faire signifier le jugement. Dans l'attente de la signification, le prévenu est inscrit au <LienInterne LienPublication="F34830" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">fichier des personnes recherchées</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe><MiseEnEvidence>Quand le jugement est définitif</MiseEnEvidence>, le procureur fait inscrire la condamnation au <MiseEnEvidence><LienInterne LienPublication="F14710" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">casier judiciaire</LienInterne></MiseEnEvidence>.</Paragraphe><Paragraphe>Il transmet au Trésor public les documents nécessaires pour le <MiseEnEvidence>recouvrement des amendes et des <LienInterne LienPublication="F1816" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">droits fixes de procédure</LienInterne></MiseEnEvidence>.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Les frais de justice (enquête...) engagés à compter du 20 février 2026 sont en principe à la charge de la personne condamnée.</Paragraphe></ASavoir><Paragraphe>En cas de peine de prison ferme, le procureur transmet à l'établissement pénitentiaire un document qui permet l'incarcération du condamné. Ce document s'appelle <Expression>extrait pour écrou</Expression>. L'établissement pénitentiaire n'a pas le droit d'accueillir le condamné sans ce document.</Paragraphe><Paragraphe>En cas de <LienInterne LienPublication="F1407" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">travail d'intérêt général</LienInterne> ou de peine d'emprisonnement aménageable (ou aménagée), le procureur saisit le<LienIntra LienID="R68535" type="Définition de glossaire"> juge de l'application des peines</LienIntra> pour la mise en place et le suivi des mesures d'aménagement.</Paragraphe><Paragraphe>Le suivi de l’exécution de la peine est fait par le <LienIntra LienID="R67846" type="Définition de glossaire">service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP)</LienIntra>.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>En cas de peine d'emprisonnement ferme, la victime peut demander à être informée sur l'exécution de la peine du condamnée et la date de sa libération.</Paragraphe></ASavoir></SousChapitre><SousChapitre><Titre><Paragraphe>Indemnisation de la partie civile</Paragraphe></Titre><Paragraphe>Le jugement qui accorde des <LienIntra LienID="R12532" type="Définition de glossaire">dommages et intérêts</LienIntra> est un <LienIntra LienID="R1056" type="Définition de glossaire">titre exécutoire</LienIntra>.</Paragraphe><Paragraphe>Il permet à la partie civile d'obtenir le <MiseEnEvidence>paiement forcé</MiseEnEvidence> si le condamné ne paie pas volontairement.</Paragraphe><Paragraphe>Les procédures d'exécution forcée sont les mêmes que celles prévues pour <LienInterne LienPublication="F1780" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">l’exécution d'une décision du juge civil</LienInterne>.</Paragraphe><Paragraphe>En cas de difficultés pour percevoir les dommages et intérêts, <MiseEnEvidence>la partie civile peut saisir la <LienInterne LienPublication="F2313" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">Commission d'indemnisation des victimes d'infractions (Civi)</LienInterne> ou le <LienInterne LienPublication="F1744" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">Service d'aide au recouvrement des victimes d'infraction (Sarvi)</LienInterne></MiseEnEvidence>.</Paragraphe><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><Paragraphe>Si la victime n'a pas pu se constituer partie civile à l'occasion du procès pénal, elle peut demander des dommages et intérêts en réparation de son préjudice en saisissant le <LienInterne LienPublication="F20851" type="Fiche d'information conditionnée" audience="Particuliers">tribunal judiciaire</LienInterne>.</Paragraphe></ASavoir></SousChapitre></Chapitre></Texte><VoirAussi important="non"><Dossier ID="N275" audience="Particuliers"><Titre>Condamnations et peines</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Dossier><Fiche ID="F32129" audience="Particuliers"><Titre>Comparution immédiate</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F10409" audience="Particuliers"><Titre>Comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC)</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F34165" audience="Particuliers"><Titre>Audition de témoin lors d'un procès pénal</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F2313" audience="Particuliers"><Titre>Victime d'infraction : indemnisation par le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d’autres infractions (FGTI)</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F1744" audience="Particuliers"><Titre>Aide aux victimes d'infraction pénale pour recouvrer les dommages et intérêts</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F1816" audience="Particuliers"><Titre>Coût d'un procès en justice</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche><Fiche ID="F1381" audience="Particuliers"><Titre>Demander la révision d'une décision de justice (pénale ou civile)</Titre><Theme ID="N19807"><Titre>Justice</Titre></Theme></Fiche></VoirAussi><QuiPeutMAider ID="R11621" sve="non" type="Local personnalisé sur SP"><Titre>Maison de justice et du droit</Titre><PivotLocal>mjd</PivotLocal><RessourceWeb URL="http://www.annuaires.justice.gouv.fr/lieux-dacces-aux-droits-10111/"/><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></QuiPeutMAider><OuSAdresser ID="R11621" sve="non" type="Local personnalisé sur SP"><Titre>Maison de justice et du droit</Titre><PivotLocal>mjd</PivotLocal><RessourceWeb URL="http://www.annuaires.justice.gouv.fr/lieux-dacces-aux-droits-10111/"/><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></OuSAdresser><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006182901/" ID="R16646"><Titre>Code de procédure pénale : articles 381 à 388-5</Titre><Complement>Compétence du tribunal correctionnel</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000024459009/" ID="R16648"><Titre>Code de procédure pénale : articles 398 à 399</Titre><Complement>Composition du tribunal correctionnel</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006167481/" ID="R51242"><Titre>Code de procédure pénale : articles 400 à 405</Titre><Complement>Publicité et police de l'audience du tribunal correctionnel</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006182905/#:~:text=L'avocat%20du%20pr%C3%A9venu%2C%20qui,ult%C3%A9rieure%20en%20ordonnant%20cette%20comparution." ID="R51243"><Titre>Code de procédure pénale : articles 406 à 417</Titre><Complement>Comparution du prévenu devant le tribunal correctionnel</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006182906/" ID="R51244"><Titre>Code de procédure pénale : articles 418 à 426</Titre><Complement>Constitution de partie civile devant le tribunal correctionnel</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006182909/" ID="R51246"><Titre>Code de procédure pénale : articles 458 à 461</Titre><Complement>Débats devant le tribunal correctionnel</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000024459224/" ID="R50367"><Titre>Code de procédure pénale : articles 462 à 486</Titre><Complement>Décisions du tribunal correctionnel</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000021332382/" ID="R56343"><Titre>Code de procédure pénale : articles 723-15 à 723-18</Titre><Complement>Aménagement de peine par le JAP</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006182910/" ID="R51248"><Titre>Code de procédure pénale : articles 487 à 488</Titre><Complement>Défaut</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006182912/" ID="R56342"><Titre>Code de procédure pénale : articles 494 à 494-1</Titre><Complement>Itératif défaut</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006182911/" ID="R51249"><Titre>Code de procédure pénale : articles 489 à 493-1</Titre><Complement>Opposition</Complement></Reference><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006071154/LEGISCTA000006167487/#LEGISCTA000006167487" ID="R16866"><Titre>Code de procédure pénale : articles 496 à 509-1</Titre><Complement>Droit d'appel</Complement></Reference><ServiceEnLigne ID="R33420" URL="https://www.formulaires.service-public.gouv.fr/gf/cerfa_13488.do" commentaireLien="Demande de restitution de scellés" audience="Particuliers" type="Formulaire"><Titre>Demande de restitution d'un objet placé sous main de justice</Titre><Source ID="R30663">Ministère chargé de la justice</Source></ServiceEnLigne><Definition ID="R49229"><Titre>Délit</Titre><Texte><Paragraphe>Acte interdit par la loi et puni d'une amende et/ou d'une peine d'emprisonnement inférieure à 10 ans</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R51707"><Titre>Officier de police judiciaire (OPJ)</Titre><Texte><Paragraphe>Fonctionnaire de police ou militaire de la gendarmerie habilité à mettre en œuvre des moyens d’enquête (placement en garde à vue) sous la direction du procureur de la République, la surveillance du procureur général et le contrôle de la chambre de l’instruction</Paragraphe></Texte><Reference type="Texte de référence" URL="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006167412" ID="R51710"><Titre>Code de procédure pénale : articles 16 à 19-1</Titre></Reference></Definition><Definition ID="R1123"><Titre>Procureur de la République</Titre><Texte><Paragraphe>Magistrat à la tête du parquet (ou ministère public). Il est destinataire des plaintes et signalements. Il dirige les enquêtes, décide des poursuites et veille à l'application de la loi.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R65185"><Titre>Juge d'instruction</Titre><Texte><Paragraphe>Un juge d'instruction est un magistrat désigné dans le cas d'affaires pénales complexes. Il est chargé de l'instruction des affaires et peut déléguer la réalisation de certains actes (perquisitions, auditions, etc.) à un officier de police judiciaire ou à un autre juge (on parle de «  commission rogatoire »). </Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R68980"><Titre>Comparution volontaire</Titre><Texte><Paragraphe>Saisine du tribunal correctionnel ou du tribunal de police par la présence à l'audience de l'auteur de fait, venu librement mais sans convocation régulière pour être jugé</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R52097"><Titre>Prévenu</Titre><Texte><Paragraphe>Personne soupçonnée d'avoir commis un délit ou une contravention et poursuivie devant le tribunal de police ou devant le tribunal correctionnel</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R52112"><Titre>Citation</Titre><Texte><Paragraphe>Acte de procédure par lequel une personne est convoquée devant une juridiction à une date précise</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R14732"><Titre>Notification</Titre><Texte><Paragraphe>Formalité par laquelle un acte de procédure ou une décision est porté à la connaissance d’une personne</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R57801"><Titre>Agent de police judiciaire (APJ)</Titre><Texte><Paragraphe>Fonctionnaire de police ou militaire de la gendarmerie placé sous la responsabilité d'un officier de police judiciaire. Il est notamment chargé de constater les infractions et de recevoir des déclarations par procès-verbal.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R52093"><Titre>Détention provisoire</Titre><Texte><Paragraphe>Emprisonnement d'une personne mise en cause dans une affaire pénale, avant la tenue de son procès</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R12532"><Titre>Dommages et intérêts</Titre><Texte><Paragraphe>Somme d'argent destinée à réparer le préjudice subi</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R53627"><Titre>Réquisitions</Titre><Texte><Paragraphe>Désigne la manière dont, oralement ou par écrit, le Procureur de la République manifeste sa position dans une procédure pénale ou un procès pénal</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R60891"><Titre>Préjudice corporel</Titre><Texte><Paragraphe>Atteinte au corps d'une personne (blessures, handicap, décès)</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R17508"><Titre>Jour ouvrable</Titre><Texte><Paragraphe>Correspond à tous les jours de la semaine, à l'exception du jour de repos hebdomadaire (généralement le dimanche) et des jours fériés habituellement non travaillés dans l'entreprise</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R53896"><Titre>Appel</Titre><Texte><Paragraphe>Voie de recours par laquelle une partie à un procès demande un nouveau jugement de l'affaire par une juridiction supérieure</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R54662"><Titre>Assesseur</Titre><Texte><Paragraphe>Juge qui assiste le président d'une juridiction</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R1127"><Titre>Parquet (ou ministère public)</Titre><Texte><Paragraphe>Corps de magistrats représentant les intérêts de la société devant les juridictions</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R54663"><Titre>À huis clos</Titre><Texte><Paragraphe>Sans le public</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R53632"><Titre>Contrôle judiciaire</Titre><Texte><Paragraphe>Ensemble d'obligations imposées à une personne mise en cause dans une procédure pénale, dans l'attente de sa comparution devant une juridiction</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R54911"><Titre>Mandat d'arrêt</Titre><Texte><Paragraphe>Décision du juge d'instruction qui ordonne aux forces de l'ordre de rechercher une personne mise en examen, de l'arrêter et de la conduire dans une maison d'arrêt</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R54910"><Titre>Mandat d'amener</Titre><Texte><Paragraphe>Décision du juge d'instruction qui ordonne aux forces de l'ordre d'emmener devant lui une personne mise en examen</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R53960"><Titre>Partie civile</Titre><Texte><Paragraphe>Personne qui demande au juge chargé de la répression d'une infraction la réparation du préjudice que cette infraction lui a causée</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R71263"><Titre>Droit de plaidoirie</Titre><Texte><Paragraphe>Droit accordé à un avocat de représenter et de défendre son client devant une juridiction (tribunal judiciaire, tribunal correctionnel, etc.)</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R2544"><Titre>Relaxe</Titre><Texte><Paragraphe>Décision d'un tribunal correctionnel ou d'un tribunal de police déclarant un prévenu non coupable</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R57606"><Titre>Délibéré</Titre><Texte><Paragraphe>Temps après l'audience pendant lequel les juges (et les jurés à la cour d'assises) discutent entre eux pour prendre une décision ensemble sur l'affaire</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R52297"><Titre>Peine principale</Titre><Texte><Paragraphe>Peine prévue par la loi pour sanctionner pénalement l'auteur d'une infraction</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R65195"><Titre>Travail d'intérêt général</Titre><Texte><Paragraphe>Sanction pénale qui consiste à effectuer un travail non rémunéré au bénéfice de la société.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R52836"><Titre>Ajournement de peine</Titre><Texte><Paragraphe>Décision par laquelle un tribunal déclare une personne coupable et reporte le prononcé de la peine à une autre audience</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R52835"><Titre>Dispense de peine</Titre><Texte><Paragraphe>Décision par laquelle un tribunal déclare une personne coupable sans la condamner à une peine</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R71267"><Titre>Droit fixe de procédure</Titre><Texte><Paragraphe>Taxe due par toute personne majeure condamné par une juridiction pénale (tribunal de police, tribunal correctionnel, cour criminelle, cour d'assises, etc.)</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R55945"><Titre>Intérêts civils</Titre><Texte><Paragraphe>Dédommagements accordés à la victime qui s'est constituée partie civile.</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R48790"><Titre>Scellés judiciaires</Titre><Texte><Paragraphe>Dispositifs permettant à un juge de s'assurer qu'un objet ou un document est bien celui qui a été saisi par un officier de police judiciaire ou un juge d'instruction</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R63977"><Titre>Mise en demeure</Titre><Texte><Paragraphe>Document visant à contraindre une personne à se plier à ses obligations légales</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R64476"><Titre>Exécution forcée</Titre><Texte><Paragraphe>Procédure légale utilisée pour obliger quelqu'un à appliquer un jugement ou à respecter ses engagements</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R56196"><Titre>Procureur général</Titre><Texte><Paragraphe>Magistrat à la tête du parquet (ou ministère public) d'une cour d'appel ou de la Cour de la Cassation</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R12700"><Titre>Greffe</Titre><Texte><Paragraphe>Service d'un tribunal composé de fonctionnaires qui assistent les magistrats dans leur mission</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R10915"><Titre>Signification</Titre><Texte><Paragraphe>Acte par lequel une partie informe son adversaire d'un acte ou d'une décision de justice par l'intermédiaire d'un commissaire de justice (anciennement huissier de justice et commissaire-priseur judiciaire)</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R10914"><Titre>Opposition</Titre><Texte><Paragraphe>Voie de recours en justice, civile ou pénale, ouverte aux personnes n'ayant pas eu connaissance d'un procès à leur encontre, et qui leur permet d'être à nouveau jugées par le même tribunal</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R64439"><Titre>Parties (au procès)</Titre><Texte><Paragraphe>Personne qui est engagée dans un procès civil soit en tant que demandeur, soit en tant que défendeur</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R68535"><Titre>Juge de l'application des peines</Titre><Texte><Paragraphe>Juge compétent pour superviser la manière dont la peine va être appliquée à une personne condamnée</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R67846"><Titre>Service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP)</Titre><Texte><Paragraphe>Service départemental de l'administration pénitentiaire qui assure le contrôle et le suivi des peines exécutées au sein d'un établissement pénitentiaire ou en milieu ouvert</Paragraphe></Texte></Definition><Definition ID="R1056"><Titre>Titre exécutoire</Titre><Texte><Paragraphe>Écrit permettant au créancier d'obtenir le recouvrement forcé de sa créance</Paragraphe></Texte></Definition><Abreviation ID="R72093" type="Acronyme"><Titre>Agrasc</Titre><Texte><Paragraphe>Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués</Paragraphe></Texte></Abreviation><QuestionReponse ID="F1454" audience="Particuliers"><Titre>Procès pénal : qu'est-ce qu'une partie civile ?</Titre></QuestionReponse><QuestionReponse ID="F31802" audience="Particuliers"><Titre>Une condamnation peut-elle être effacée du casier judiciaire ?</Titre></QuestionReponse><QuestionReponse ID="F34924" audience="Particuliers"><Titre>Qu'est-ce qu'une comparution à délai différé ?</Titre></QuestionReponse><QuestionReponse ID="F21088" audience="Particuliers"><Titre>Qu'est-ce qu'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) ?</Titre></QuestionReponse></Publication>