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Discours de Joël Hocquelet - Commémoration 11 novembre 2021

Il y a 103 ans à 11h le clairon retentissait sur tous les champs de bataille et les tranchées de l’Est de la France. Il annonçait l’armistice signé un peu plus tôt à 5h45 à Rethondes et imposait la cessation des combats. Durant cette matinée du 11 novembre 1918 les historiens rescensent 614 morts. Si beaucoup succombaient à des blessures antérieures, d’autres tombaient, tués à l’ennemi, lors d’opérations militaires aussi stupides qu’inutiles dans ce moment là !
Ainsi s’achevait la première guerre du siècle qui s’ouvrait, le XXième, celui que l’on pensait moderne.
Cet armistice fut la conclusion d’une grande guerre, une véritable saignée dont la litanie des noms sur les monuments aux morts dans chaque village français, nous rappellent combien ce conflit a été violent et destructeur.
La France déplorait 1 million 700000 morts, dont 1 million 400000 militaires et 300000 civils, et plus de 4 millions 200000 blessés dont les « gueules cassées ».
Aucun village en France n’a échappé à cette guerre, c’est une génération complète de jeunes hommes qui a été amputée, d’enfants, de pères, de frères qui ont été pleurés dans de trop nombreuses familles, en France mais aussi en Allemagne.
Ce fut un conflit sans précédent, tant par le nombre de combattants engagés que par le nombre de pays concernés, mais également par de nouvelles générations d’armes comme les chars et les barbares armes chimiques.
Le drame était tellement effroyable que nos aînés ne voulant plus revivre de tels carnages appelaient cette guerre, la première mondiale, la Grande Guerre, la Der des Der.
Nous savons ce qu’il en fût hélas. Suivront la 2ième guerre mondiale et sa barbarie, les guerres d’émancipation en Asie du Sud Est, en Afrique, au Maghreb.
Les Hommes ont ainsi montré leurs difficultés à tirer les leçons de toutes ces guerres pour aller vers une humanité faite de tolérance, de fraternité, d’acceptation des différences et de respect de l’autre.
Pour autant ici en Europe occidentale, nos aînés ont œuvré dès 1945 pour aboutir à une Europe où le dialogue et le partenariat permettrait d’éviter de nouveaux conflits. Grâce à eux nous vivons en paix sur nos territoires.
Mais n’oublions pas que pour cela des enfants de la France combattent et meurent encore parfois loin de notre Pays. N’oublions pas non plus qu’en 1991 éclatait aux portes de notre Union Européenne, en Ex-Yougoslavie, un conflit qui durera 10 ans, avec son lot d’exactions, de crimes de guerre et de charniers.
Nous le voyons la Paix demande une vigilance extrême de notre part pour la conserver et ne pas rendre vain le sacrifice de toutes celles et ceux qui sont morts pour Elle.
Ces morts, aujourd’hui, nous leur rendons hommage. Nous rendons hommage au sacrifice, pour eux et leur famille, nous rendons hommage à la force de leur engagement.
C’est une grande responsabilité que de garder leur souvenir, leur courage et de les honorer.
Il n’est pas inutile de le rappeler dans cette période qui s’ouvre en France, période où les paroles sont extrêmes, sans discernement et sans tempérance. Nous entendons, nous lisons ainsi des propos partisans, masqués derrière de pseudo-analyses historiques qui ne sont rien d’autres que des insultes aux combats du passé, rien d’autres qu’une trahison de l’engagement de nos soldats, parfois de leur mort. Je n’oublie pas, par exemple, que dans les tranchées ou au Chemin des Dames, les soldats en 1ère ligne se prénommaient certes Jean, Marcel, Gabriel, Étienne, Alain mais aussi Issa, Idrissa, Abdoulaye, Lamine. Je n’oublie pas que ces soldats - que certains voudraient effacer – n’ont pas toujours eu la considération que la République doit à ses militaires.
La responsabilité de l’homme politique, c’est de tracer un chemin responsable vers un avenir où chacun ait sa place. Cela entend de respecter tous nos concitoyens, de respecter la vérité, de respecter l’Histoire dans son entièreté, avec sa part de gloire et sa part d’ombre. Mon combat moral sera toujours de combattre les charlatans comme les populistes, les négationnistes comme les polémistes. Notre devoir moral, c’est de respecter ceux qui nous ont précédé, de respecter leurs valeurs, de respecter leur sacrifice.
Aujourd’hui, c’est le merci des vivants aux morts, tous les morts.
A nous le souvenir, à Eux l’éternité !

Joël Hocquelet

Maire de Marmande

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