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Pourquoi avoir créé une galerie d'art sacré?
Hier encore, des dizaines d'objets liturgiques se trouvant dans les différentes sacristies des églises et chapelles de la Commune. Nous avons voulu les exposer, les faire découvrir dans un lieu sécurisé, dans un lieu ouvert et accessible au plus grand nombre.
La galerie ouest du cloître s'est présentée comme une évidence. Un écrin a donc été réalisé, et nous avons mis en valeur une vingtaine d'oeuvres exposées... des ostensoirs, des calices, des reliquaires....
Une très belle exposition....
Anne Mahieu ,
Adjointe au maire chargée de la culture, du patrimoine et des animations |
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Comme vous pourrez le constater dans cette collection, peu d’objets liturgiques sont antérieurs au 19ème siècle.
En effet, lors de la Révolution Française, un décret du 2 novembre 1789 instaura la nationalisation des biens de l’église. Ensuite, pour soutenir l’effort de guerre, tous les matériaux précieux furent réquisitionnés, notamment les objets liturgiques. Un autre décret du 19 octobre 1790, imposa un inventaire de l’argenterie de chaque paroisse. Enfin, la loi du 10 septembre 1792 ordonna la confiscation des objets d’or et d’argent encore affectés au culte.
La Révolution passée, les paroisses commencèrent à reconstituer leurs ensembles liturgiques. Mais la disparition des ateliers locaux obligea les paroisses à se pourvoir d’orfèvreries fabriquées à Lyon ou à Paris. Les fabriques paroissiales marmandaises se fournirent essentiellement en région parisienne comme le prouvent les poinçons des maîtres orfèvres retrouvés sur certaines pièces.
Tout au long du 19e siècle, l’intérêt pour les objets liturgiques ne fut guère important, souvent à l’abandon dans les églises, risquant d’être volés ou vendus.
En revanche, dès la première moitié du 20e siècle, quelques rares chercheurs commencèrent à les étudier. Les études, les inventaires se développèrent, ainsi que les protections au titre des Monuments Historiques. Le plat à quête du 17e siècle exposé dans cette salle bénéficia d’une telle protection en juin 1910.
Mais l’orfèvrerie religieuse reste quand même encore anonyme dans son ensemble.
Il s’agit donc ici de présenter certaines œuvres au public pour une meilleure connaissance et reconnaissance. |